Rencontre État-Syndicats: LE SPECTRE DE LA GRÈVE DU 10 JUILLET
A moins de 5 jours d’une paralysie annoncée du monde du travail, le ministre de la Fonction publique, Mamadou Lamine Dianté, tente le tout pour le tout. En conviant le Front syndical pour la défense du travail (Fsdt) à la table des négociations ce lundi 6 juillet, l’autorité cherche à désamorcer le préavis de grève brandi pour le 10 juillet, ouvrant la voie à une session de rattrapage cruciale dès ce jeudi.
A l’initiative du ministre de la Fonction publique, du travail et de la réforme du Service public, Mamadou Lamine Dianté, une réunion cruciale s’est tenue ce lundi 6 juillet 2026 avec le Front syndical pour la défense du travail (Fsdt). Face à la menace imminente d’une grève générale planifiée pour le vendredi 10 juillet, les deux parties ont amorcé un dialogue direct, jetant les bases d’un dispositif de suivi des accords et fixant un nouveau rendez-vous pour désamorcer la crise.
Cette rencontre, qui s’inscrit dans la tradition du dialogue permanent entre l’Exécutif et les partenaires sociaux, a permis au gouvernement d’entendre les griefs profonds des représentants des travailleurs. Portant la parole du Front syndical, le coordonnateur Mody Guiro a rappelé la grande patience dont ont fait preuve les centrales syndicales depuis l’avènement du nouveau régime.
Au cœur du contentieux figure un préavis de grève déposé depuis le 12 mars 2026. Les syndicats dénoncent fermement le non-respect des engagements souscrits par l’Etat dans le cadre du Pacte national de stabilité sociale. De plus, le Fsdt a formellement émis des réserves quant aux nouvelles moutures des codes de la sécurité sociale et du Travail, exigeant des garanties pour les droits des travailleurs.
Face à ces revendications, le ministre Mamadou Lamine Dianté a passé en revue, point par point, l’état d’avancement de la mise en œuvre des engagements du pacte, ainsi que les divers accords conclus avec les organisations syndicales sectorielles. Soucieux d’apporter des réponses concrètes et d’éviter l’enlisement, le gouvernement a annoncé l’instauration immédiate d’un dispositif de suivi dédié à la prise en charge de ces dossiers.
La réunion, élargie aux ministères sectoriels concernés et à l’ensemble des centrales syndicales coalisées autour du Fsdt, a permis de rétablir un canal de communication direct.
Si les discussions ont été denses, le plus dur reste à faire. Les deux parties ont convenu de se retrouver dès ce jeudi 9 juillet 2026 pour aborder un sujet hautement conflictuel : les licenciements de travailleurs enregistrés dans certains ministères, ainsi que dans le secteur parapublic.
Anticipant ce calendrier serré, le ministre Dianté a lancé un appel pressant au Front syndical afin qu’il diffère son mot d’ordre de grève prévu pour le vendredi 10 juillet. Selon le chef du département du Travail, lever temporairement cette menace permettra d’éviter la confrontation et de maximiser les chances de réussite des négociations, conformément aux instructions des plus hautes autorités de l’Etat pour promouvoir un dialogue social apaisé. Les prochaines 48 heures seront déterminantes pour la stabilité sociale du pays.
SOURCE LEQUOTIDIEN

