Israël compte rester dans les zones occupées au Liban, en Syrie et à Gaza « pour une durée indéterminée »

Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a affirmé, ce lundi 15 juin, qu’Israël ne se retirerait pas des territoires occupés au Liban, en Syrie et à Gaza. Sa déclaration intervient après l’annonce faite par Donald Trump ce lundi d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran.

Israël compte rester « pour une durée indéterminée », dans les territoires qu’il occupe au Liban, en Syrie et à Gaza. Il s’agit de la première déclaration israélienne depuis l’annonce faite par Donald Trump, ce lundi 15 juin, d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran. L’annonce pourrait venir mettre à mal l’accord qui doit normalement être signé ce vendredi, en Suisse, selon le Pakistan, pays médiateur du conflit. 

« Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et moi-même menons une politique claire selon laquelle l’armée israélienne restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza pour une durée indéterminée afin de protéger la frontière et les communautés israéliennes contre des éléments djihadistes », a déclaré dans un communiqué ce lundi Israël Katz, le ministre de la Défense israélien. 

Les bombardements israéliens continuent au Liban, malgré le fragile cessez-le-feu. Ce dimanche, l’armée israélienne a frappé la banlieue sud de Beyrouth. Trois personnes sont mortes dans ces frappes. Ces bombardements ont failli faire « dérailler les négociations » entre l’Iran et les États-Unis, a rapporté l’agence de presse américaine Associated Press. 

Téhéran conditionne la signature du protocole d’accord à l’arrêt des attaques israéliennes sur le Liban et le Hezbollah, mouvement islamiste chiite créé dans le contexte de l’invasion israélienne du Liban en 1982, avec le soutien de l’Iran. 

Le ministre israélien de la Défense a également averti que si Téhéran ripostait aux bombardements menés par Israël au Liban, Israël répondrait en frappant la République islamique « avec toute sa force ». En deux ans et demi, Israël a étendu à 1.000 km² son contrôle sur des territoires au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza, a estimé Associated Press. 

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