Iran : « On va tout faire pour qu’il n’y ait pas de péage » dans le détroit d’Ormuz, assure Macron
Emmanuel Macron a longuement réagi lundi 15 juin à l’accord annoncé entre les États-Unis et l’Iran, lors d’une interview sur TF1 en marge du sommet du G7 organisé à Evian-les-Bains.
Alors que le président américain Donald Trump a annoncé une réouverture du détroit d’Ormuz dès vendredi, le chef de l’État français s’est dit prêt à apporter son aide. « Nous avons construit avec les Britanniques une mission » pour aider à rouvrir le détroit d’Ormuz.
« Le Charles de Gaulle, avec tout ce qui l’entoure et qui reste dans la zone peut être déployé dans les deux ou trois jours qui suivront la confirmation » de l’accord, a-t-il affirmé.
« Nous défendons le droit international et on va tout faire en effet pour qu’il n’y ait pas de péage » dans ce détroit par où transite un cinquième de la production mondiale d’hydrocarbures, a-t-il par ailleurs souligné. En fin de matinée, lundi, l’agence Fars a annoncé que l’Iran avait ajouté au dernier moment des négociations une clause prévoyant l’imposition de redevances pour les services maritimes dans le détroit d’Ormuz.
« Dans les derniers instants des négociations, le texte du mémorandum d’entente a été modifié, soulignant clairement et explicitement la question de la souveraineté irano-omanaise sur le détroit d’Ormuz », a indiqué Fars, citant une source anonyme.
Bientôt un impact sur les carburants ?
Après plusieurs semaines d’explosion des prix de l’essence, Emmanuel Macron a aussi tenté de rassurer. Le gouvernement va « s’assurer » que la chute de cours du pétrole attendue après la conclusion de l’accord soit « bien répercutée à la pompe », a-t-il affirmé.
« C’est dans les semaines qui viennent qu’on aura un impact sur les cours », avec une baisse rapide des marchés mais ensuite, « pour que les chaînes logistiques repartent, ça va prendre quelques semaines », a-t-il détaillé.
Les capacités d’uranium iraniennes doivent être « neutralisées »
Les capacités d’uranium hautement enrichies de l’Iran doivent être « neutralisées » sous supervision de l’agence internationale de l’énergie atomique, a aussi insisté Emmanuel Macron, alors que la question du nucléaire iranien reste aujourd’hui en suspens dans l’accord entre les États-Unis et l’Iran.
« Notre priorité », c’est qu’il y ait « un accord solide et sérieux qui soit finalisé » entre Washington et Téhéran, a déclaré le président français sur TF1, ajoutant que la France et ses alliés européens allaient « s’assurer que les capacités d’uranium enrichies qui sont présentes en Iran soient bien neutralisées ».
« Soit il faut le sortir, soit le diluer. Ensuite, il faut s’assurer qu’il y aura un contrôle de cette agence (AIEA) pour que les Iraniens ne puissent pas, dans les mois et les années qui viennent, se réorganiser pour refaire de l’uranium enrichi et construire des armes avec ».
Avec AFP

