Gestion publique, contrats miniers et pétrole : Sonko détaille les chantiers de la rupture et revendique les premières réformes du pouvoir

Dans une partie importante de son intervention, Ousmane Sonko a dressé hier un premier bilan de l’action engagée depuis l’arrivée au pouvoir du tandem Bassirou Diomaye Faye-Ousmane Sonko. Il a revendiqué plusieurs réformes économiques et institutionnelles destinées, selon lui, à restaurer la souveraineté nationale.

Le Premier ministre a présenté les premiers mois de gouvernance comme le début d’un processus visant à remettre l’État au service du peuple.

Devant les congressistes, il a affirmé que le gouvernement avait choisi « la vérité plutôt que la dissimulation » en exposant la situation réelle des finances publiques héritée des précédentes administrations.

Parmi les mesures mises en avant figurent la rationalisation des dépenses publiques, la lutte contre la corruption et la reddition des comptes. Ousmane Sonko a également évoqué les renégociations engagées dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les mines, le pétrole et le gaz.

Selon lui, ces démarches répondent à une exigence fondamentale : permettre aux ressources naturelles du Sénégal de profiter davantage aux populations.

Le chef du gouvernement a aussi revendiqué une réorientation des investissements publics vers les secteurs jugés prioritaires pour la souveraineté nationale, notamment l’agriculture, l’alimentation, l’énergie et la sécurité.

Il a défendu le recours à des mécanismes de financement endogènes afin de réduire la dépendance du pays vis-à-vis des partenaires extérieurs, tout en affirmant avoir refusé toute politique d’ajustement susceptible de détériorer davantage le pouvoir d’achat des ménages.

Au-delà des questions économiques, Sonko a insisté sur la nécessité d’un « État stratège », capable de planifier le développement national, de lutter contre les rentes et de promouvoir une administration efficace.

Pour le leader de PASTEF, la souveraineté ne saurait être uniquement politique. Elle doit également être économique, culturelle et sociale afin de garantir une transformation durable du pays.

Michel Dieye

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