Des migrants partis de Gambie secourus au large de la Mauritanie

La Mauritanie annonce le sauvetage de 110 migrants au large de Nouakchott. L’embarcation est partie de Banjul en Gambie, et tentait de rejoindre les Îles Canaries. La pirogue a « subi une panne en pleine mer » au large de la capitale mauritanienne mais les passagers ont pu être secourus par les gardes côtes.

L’opération de sauvetage a duré près de huit heures à environ une quinzaine de kilomètres des côtes mauritaniennes. Dans un communiqué, les garde-côtes expliquent être intervenus après un appel de détresse lancé par l’embarcation, qui a été confrontée à une avarie de moteur en pleine mer. L’opération, qui a démarré dans la nuit du mardi à 01h (locales et TU) avant de se poursuivre jusqu’au lendemain à 09h, a permis « d’évacuer et de mettre en sécurité tous les passagers ».

Parmi la centaine de personnes secourues, figurent au moins 12 femmes et trois mineurs originaires du Mali, du Sénégal,  de la Côte d’Ivoire ou encore du Nigeria. Ils cherchaient à rejoindre les Îles Canaries en partant de Banjul, la capitale de la Gambie.

Multiplication des risques en mer

En plus de cette centaine de personnes secourues ce mardi 3 juin, le week-end dernier, ce sont près de 600 migrants qui ont été interceptés au large de la Mauritanie. Depuis les accords signés entre l’Union européenne ou Espagne, et les pays côtiers comme le Maroc ou la Mauritanie, les contrôles s’intensifient pour empêcher les traversées vers l’Europe. par conséquent, les départs se font de plus en plus au sud.

Mais partir depuis la Gambie ou la Guinée multiplie les risques en mer. Delphine Perrin, spécialiste des politiques migratoires africaines explique qu’il faut compter « quatre à sept jours de navigation » pour la traversée depuis Banjul, ce qui augemente les risques « de se perdre en mer, de chavirer ou de mourir de faim ».

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