Paris en ligne au Sénégal: la LONASE traque les plateformes clandestines

La bataille contre les jeux de hasard illégaux prend une nouvelle dimension au Sénégal. La Loterie nationale sénégalaise (LONASE), qui détient le monopole des jeux de hasard, des pronostics et des activités assimilées, a décidé de sévir contre les plateformes de paris en ligne opérant sans autorisation.

Dans un récent communiqué, l’institution a rappelé que seules certaines plateformes disposent d’un agrément pour exercer légalement sur le territoire national. Parmi elles figurent notamment Click Digital Marketing, Sunubet, Lonase.bet, Betclic, Bwinners, PMU Online, Lonase 22bet, Lonase Way, Lonase-Loto-Sénégal, PMU Sénégal, Linebet, Mojabet, Melbet, Megalink, Betsama, LPbet et Service en ligne international (1xBet).

La Lonase a averti que toutes les plateformes ne figurant pas sur cette liste sont considérées comme illégales. Leurs responsables, mais également les opérateurs de paiement qui faciliteraient leurs activités, s’exposeraient à des poursuites judiciaires conformément à la réglementation en vigueur.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, l’institution serait passée de la mise en garde à l’action judiciaire au début du mois de juillet 2026. À la suite d’un contrôle des activités de jeux en ligne, plusieurs plateformes auraient été ciblées, notamment Mégapari, Paris Massif, Pesa, Afropari, Betpari, Wowo-bet, iwin, 888starz et 1Wxsj.

L’enquête vise également des acteurs du paiement numérique, parmi lesquels Monetbil et Orange Finances Digitales, soupçonnés d’avoir fourni des moyens facilitant les transactions liées à ces plateformes.

Une procédure aurait ainsi été ouverte par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) pour des faits présumés d’« association de malfaiteurs, exploitation illégale de jeux de hasard, blanchiment de capitaux, fraude fiscale aggravée et complicité par fourniture de moyens de paiement ».

Dans sa plainte, la Lonase estime que ces plateformes clandestines auraient utilisé des agrégateurs de services de paiement et des solutions de monnaie électronique pour collecter les mises des joueurs. L’institution évoque un système ayant permis, selon elle, la circulation de milliards de francs CFA dans des circuits échappant au contrôle de l’État.

Cheikh DIAGNE

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