Classement des meilleurs pays: le Canada chute fortement pour se placer sous les États-Unis

Le Canada a chuté d’une quinzaine de positions dans le classement des meilleurs pays au monde pour se placer au 19e rang, juste derrière les États-Unis, après un changement d’approche révélant d’importantes lacunes nationales. 

« Rompant avec l’approche fondée sur les perceptions des années précédentes, nous avons conçu un cadre basé sur les données pour évaluer les pays selon huit catégories de bien-être national », a expliqué U.S News dans la méthodologie de son étude annuelle sur les « Meilleurs pays », rapportée par Global News jeudi. 

Après s’être classé en 4e position en 2024 et même en 2e position en 2023, le Canada a accusé une chute draconienne en 2025 après le changement de méthodologie, se retrouvant au 19e rang – juste derrière les États-Unis à la 18e place, a révélé l’étude.

En parallèle, d’autres pays, comme la Suisse en première position pour la quatrième année consécutive, n’ont pratiquement pas été impactés. 

Cette nouvelle approche a permis d’évaluer les pays à l’aide de huit métriques, classées ici par ordre d’importance : la gouvernance (16,7 %), le développement économique (16,5 %), la santé (15,3 %), la santé publique (14,1 %), les infrastructures (11,3 %), les opportunités (10,8 %), l’environnement naturel (9,2 %) et, enfin, la culture et le tourisme (6,1 %).

Si le pays s’est classé au 8e rang en matière de culture et tourisme, il s’est retrouvé respectivement au 18e et 21e rang dans les deux mesures les plus lourdes dans la balance, c’est-à-dire la gouvernance et le développement économique. 

Le pays s’est démarqué au niveau de son bas taux de pauvreté, de violences politiques et de la force de son passeport, mais aurait perdu des points sur son système de taxes, les intérêts sur sa dette publique et son ratio entre PIB et consommation d’énergie.

Du côté des infrastructures, où le pays se trouve en 20e position, l’accès à l’électricité, les installations sanitaires, l’accès à internet et la cybersécurité sont présentés comme point forts, mais les faibles sources d’énergie renouvelables viennent faire chuter la note.

En santé et santé publique, le Canada s’est retrouvé au 27e rang grâce à sa couverture de santé universelle, son bas taux de mortalité infantile et son espérance de vie élevée, mais a perdu des plumes du côté du taux d’homicide, ainsi que son manque de lits d’hôpitaux et de médecins. 

Finalement, en environnement, la qualité de l’air et le faible taux de pollution lumineuse ont été soulignés, mais le pays s’est retrouvé en 63e position en raison de ses émissions de carbone, de la faible présence d’espèces locales sur le territoire et son taux d’espace vert urbain. 

AGENCE QMI

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