Réformes, projets et politiques de l’UEMOA au Sénégal : Un taux de mise en œuvre de 76,45 % en 2025

La 11e revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Uemoa au Sénégal s’est tenue hier, mardi 19 mai, à Dakar. Sur les 145 réformes et programmes concernés, un taux moyen de mise en œuvre de 76,45 % a été enregistré en 2025. 

La Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) a organisé, hier, mardi 19 mai, à Dakar, la 11e revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au Sénégal. Elle a été instituée par un Acte additionnel de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement du 24 octobre 2013.

Pour l’année 2025, il ressort que le Sénégal a consolidé sa performance avec un taux satisfaisant de mise en œuvre des réformes de 76,45 %. Cette évaluation a porté sur 145 réformes contre 132 en 2024. Se réjouissant de ces résultats, Abdoulaye Diop, président de la Commission de l’Uemoa, a souligné que les équipes du Sénégal et de la Commission de l’Union ont travaillé dans une ambiance empreinte de fraternité, de professionnalisme et d’objectivité. Selon le président de la Commission de l’Uemoa, cette revue, qui en est à sa 11e édition, constitue un puissant levier pour le renforcement de l’intégration économique au sein de l’espace communautaire. « Elle permet aux instances exécutives de l’Union d’évaluer les actions communes mises en œuvre pour l’atteinte des objectifs du Traité de l’Uemoa », a-t-il indiqué.

Pour le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, il ressort de cet exercice que le Sénégal a réalisé un taux moyen de mise en œuvre des réformes de 76,45 % en 2025 contre 78,59 % en 2024, soit une baisse de 2,14 points de pourcentage. Cette diminution s’explique, selon lui, par les replis notés dans la conduite des réformes au titre de la gouvernance économique et de la convergence (-1,3 point de pourcentage), ainsi que des réformes sectorielles (-6,03 points de pourcentage), malgré la performance enregistrée sur le marché commun (+0,91 point). Les contreperformances observées dans le domaine de la gouvernance économique et de la convergence s’expliquent principalement par le retard dans la transmission du rapport 2024 du Guichet unique de dépôt des finances publiques (Gudef) à la Commission de l’Uemoa. S’agissant des réformes sectorielles, les difficultés relevées sont essentiellement liées au recul dans l’application des réformes de la culture et du tourisme (-15,10 points de pourcentage), ainsi que de l’artisanat, de la qualité et du climat des affaires (-34,75 points de pourcentage). Toutefois, s’est félicité M. Diba, des évolutions positives ont été enregistrées dans plusieurs domaines, notamment l’harmonisation du cadre juridique, comptable et statistique des finances publiques (+1,88 point de pourcentage), l’Union douanière (+4,55 points de pourcentage), l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’environnement (+2,12 points de pourcentage), le développement humain et social (+6,58 points de pourcentage), l’énergie et les mines (+3,33 points de pourcentage). « Globalement, des résultats appréciables sont obtenus depuis le démarrage de la revue grâce à la contribution des différents acteurs de l’administration sénégalaise, avec l’appui constant des plus hautes autorités. Ils sont également favorisés par la tenue régulière, sous la conduite de la Commission de l’Uemoa, des revues annuelles », a estimé le ministre.

Demba DIENG

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