Affaire « Ndanane » : Ndiaga SECK craque après le décryptage des messages inbox

L’enquête sur l’affaire dite « Ndanane » vient de prendre une tournure décisive. Confronté aux preuves numériques irréfutables extraites de son compte Facebook, le principal suspect, Ndiaga SECK, a fini par craquer face aux enquêteurs, ouvrant la voie à une vague imminente d’arrestations entre Dakar et la Petite-Côte.

Au départ, selon Libération, il y avait les dénégations. Devant les enquêteurs, Ndiaga SECK niait en bloc. Mais c’était sans compter sur la ténacité des forces de l’ordre, qui ont réussi à mettre la main sur son compte Facebook, opéré sous le pseudonyme de « Ndanane ». L’extraction des données de sa messagerie privée (inbox) a agi comme un véritable détonateur pour l’enquête. Les policiers y ont découvert des discussions particulièrement sulfureuses, mêlant dragues agressives et rendez-vous sexuels tarifés ou secrets, le liant à de nombreux individus.

À l’origine de la chute, une déception amoureuse à la Somone

Face à l’évidence de ces preuves désormais sécurisées et conservées par la justice, le mis en cause, écroué lundi, n’a eu d’autre choix que de passer aux aveux. Lors de ses auditions, Ndiaga SECK a livré un témoignage troublant sur son propre basculement, se décrivant lui-même comme un « prisonnier de ses vices » depuis les premiers attouchements subis durant sa jeunesse. Dans un élan de culpabilité ou de détresse, il a notamment confié aux enquêteurs. « Chaque fois que je suis allé à la Mecque, c’était pour prier que Dieu me sorte de ça… »

Mais au-delà du profil psychologique du suspect, ce sont ses révélations pragmatiques qui font trembler de nombreuses personnes. En craquant, « Ndanane » a commencé à livrer des noms et des numéros de téléphone à l’appui. Il a déjà formellement identifié 10 de ses présumées « conquêtes », dont les activités et les rendez-vous étaient basés entre la capitale, Dakar, et la Petite-Côte.

Les confessions d’un homme « prisonnier de ses vices »

Si le château de cartes s’est effondré, c’est en grande partie à cause d’une plainte initiée par un certain Ahmadou Lamine Dia. Ce dernier, qui avait fait la connaissance de Ndiaga SECK sur Facebook, évoque une « déception amoureuse » qui a viré au vinaigre. Selon les éléments de l’enquête, c’est après des ébats intimes partagés dans un appartement à La Somone que la relation a basculé. Sentant le piège ou le chantage se refermer sur lui, Ndiaga SECK avait purement et simplement bloqué son partenaire sur les réseaux sociaux avant de couper tout contact avec lui. Un acte de rupture brutale qui a poussé la victime à porter l’affaire devant la justice, déclenchant ainsi l’effet domino que l’on connaît aujourd’hui.

Liboire SAGNA

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