Sénégal: l’exécution budgétaire du ministère de l’Environnement sous la loupe des députés
L’Assemblée nationale du Sénégal du Sénégal innove, avec l’audition des ministres, une première historique. Cette démarche, qui vise à permettre aux députés de disposer d’une information complète sur l’exécution des politiques publiques, a accueilli ce mardi 21 avril, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique.
C’est dans l’exercice de sa mission de contrôle de l’action gouvernementale que l’Assemblée nationale du Sénégal a convoqué le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, Abdourahmane Diouf. L’objectif : faire le point sur l’état d’avancement du budget 2026, à mi-chemin de l’année fiscale.
L’analyse révèle « une performance globalement nuancée, marquée par des résultats encore partiels », souligne l’Assemblée nationale via une communication sur ses réseaux sociaux. Selon celle-ci, elle est imputable « au calendrier des activités, au caractère saisonnier de certaines actions et à des difficultés dans l’exécution des investissements ».
Des avancées, mais des signaux d’alerte
Si la transition écologique enregistre des points positifs, d’autres programmes accusent un retard selon l’Hémicycle. Les élus ont pointé du doigt « les retards d’exécution, les blocages financiers et la nécessité d’améliorer le suivi des indicateurs », autant de dysfonctionnements qui constituent, selon les termes du communiqué, « un point de vigilance ».
Le ministre promet une accélération au second semestre
Face aux interpellations des députés, le ministre a reconnu l’existence de « contraintes techniques et administratives », tout en s’engageant à redresser la barre. Abdourahmane Diouf a annoncé une volonté d’« accélérer l’exécution des projets au second semestre », de « renforcer le suivi-évaluation » et d’« améliorer la coordination » entre les différentes structures.
Parmi les chantiers prioritaires annoncés figurent le reboisement, la gestion du cadre de vie et la lutte contre les pollutions, trois domaines où une « intensification des actions » est attendue d’ici la fin de l’année.
Malgré les critiques, l’audition s’est conclue sur une note de consensus. Les deux parties ont « réaffirmé leur volonté commune de renforcer la performance de l’action publique » pour répondre, est-il précisé, « aux enjeux environnementaux et aux attentes des populations ».
Cette séance d’audition s’inscrit dans un contexte plus large de renforcement du contrôle parlementaire au Sénégal, alors que la gestion de l’environnement demeure un enjeu stratégique pour le pays, confronté à la déforestation, à la dégradation des terres et aux effets croissants du changement climatique.
O.B.N

