La CNTLS dénonce « l’inertie » des centrales dites représentatives et réclame une grève générale

Le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs libres du Sénégal (CNTLS), Pape Mamadou KANE, dénonce des dirigeants qui privilégient leurs « intérêts personnels au détriment de la classe ouvrière ». Dans les colonnes de Walf Quotidien, le responsable du Syndicat démocratique des enseignants libres du Sénégal (SYDELS) tire sur ses camarades. « Les centrales syndicales doivent aller en grève générale au lieu de verser dans des calculs avec les subventions et les voyages à Genève. Elles doivent aller en grève générale, car les travailleurs se sentent marginalisés et oubliés dans tous les secteurs », dénonce-t-il

Pour Pape Mamadou KANE, il y a une déconnexion entre les instances dirigeantes du mouvement syndical et la base. Il accuse ces centrales de rester « inertes face aux problèmes des travailleurs qui sont licenciés abusivement », alors qu’il y a un passif accumulé que l’État doit à plusieurs catégories professionnelles. « Les enseignants sont toujours en mouvement, la Santé est aussi en ébullition », énumère-t-il, avant d’ajouter que le secteur des transports, se sentant « oublié par les centrales syndicales », entamera une grève de 72 heures à compter du 30 mars. Pour lui, cette situation témoigne d’un échec patent. « Ces centrales syndicales dites représentatives ont échoué et doivent revoir leurs conduites. Car, aujourd’hui, il y a une question de crédibilité du mouvement syndical qui est en jeu », ajoute-t-il.

Interrogé sur les promesses formulées par le gouvernement lors de sa dernière rencontre avec les centrales, le secrétaire général de la CNTLS affiche un scepticisme affiché. « L’heure est à l’action. On veut du concret avec les travailleurs et non des promesses, certes réalisables, mais jamais réalisées », martèle-t-il, appelant à une rupture avec ce qu’il considère comme une gestion attentiste. Il exhorte ainsi les centrales à sortir de leur « léthargie » pour organiser une assemblée générale avec les travailleurs afin de leur rendre compte du contenu des discussions avec le Premier ministre. « L’heure est grave pour la classe ouvrière qui ne peut plus attendre », insiste-t-il.

Khadydja NDIAYE

WALFADJRI

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