Dissolution de l’AN : Ousmane SONKO annonce une proposition de loi pour « verrouiller » l’institution

Dans une rencontre à huis clos avec ses alliés de l’Alliance Patriotique pour le Travail et l’Éthique (APTE), le leader de Pastef, Ousmane SONKO a levé le voile sur un projet de loi constitutionnel dessinant les contours d’un nouvel équilibre des pouvoirs.

Selon Libération, Ousmane SONKO, plus offensif que jamais, a tenu à rassurer ses alliés sur la solidité du bloc présidentiel tout en annonçant des réformes structurelles majeures.

Le cœur du projet repose sur une modification profonde des règles de dissolution de l’Assemblée nationale. Actuellement perçue comme un outil de pression constante de l’exécutif sur le législatif, la dissolution pourrait bientôt être strictement encadrée.

Le projet de loi porté par Pastef prévoit qu’un président de la République ne puisse dissoudre l’Assemblée qu’une seule fois au cours de son mandat. Une mesure forte qui vise à garantir la stabilité parlementaire et à forcer le dialogue en cas de crise politique.

Le « quitte ou double » constitutionnel

Si le chef de l’État décidait, malgré tout, d’engager une seconde dissolution, la loi l’obligerait à remettre son propre mandat en jeu.

Alors que les rumeurs de démission de la Primature circulaient avec insistance, Ousmane SONKO a tranché : il reste à la barre. 

Le Premier ministre a réaffirmé qu’il conservait sa « liberté de ton et de mouvement » et qu’il travaillait en étroite collaboration avec le Président Bassirou Diomaye FAYE sur ces réformes.

Le Conseil national de Pastef a d’ores et déjà fixé au 6 juin prochain la tenue de son congrès, un rendez-vous qui s’annonce décisif pour valider ces orientations constitutionnelles avant leur présentation aux députés.

Liboire SAGNA

WALFADJRI

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