Six mois ferme requis contre le DG de la Santé publique dans une affaire de cyberharcèlement

Le tribunal d’instance de Dakar a examiné ce mardi une affaire de cyberharcèlement et menaces impliquant deux anciens camarades du parti Pastef-Les Patriotes : Ousmane CISSÉ, Directeur général de la Santé publique, et El Hadji Mansour DIOP, Directeur de l’hôpital Aristide Le Dantec. D’après Seneweb, le prévenu principal, Pape Ibrahima THIAM, bijoutier, est poursuivi pour menaces, voies de fait et injures non publiques, tandis que Ousmane CISSÉ est accusé de complicité.

Tout a commencé le 11 juin 2024, lorsqu’El Hadji Mansour DIOP reçoit des messages WhatsApp injurieux et diffamatoires visant également son épouse et sa famille. Les captures d’écran fournies à la police ont permis d’identifier le numéro utilisé, qui se révélera appartenir à Pape Ibrahima THIAM. Ce dernier a reconnu avoir envoyé les messages pour « soutenir » Ousmane CISSÉ, admettant même avoir fait appel à un écrivain public pour formuler le contenu. Ousmane CISSÉ a admis avoir offert le téléphone et la puce à son ami, tout en niant toute connaissance des messages injurieux.

Lors de la confrontation, El Hadji Mansour DIOP a maintenu sa plainte, tandis qu’Ousmane CISSÉ a expliqué que la brouille avec le plaignant remontait à un différend financier de 2023. Des témoins ont confirmé que le téléphone avait été offert par Ousmane CISSÉ mais n’ont pas corroboré certaines allégations de la partie civile. Les avocats d’El Hadji Mansour DIOP ont réclamé 50 millions de FCFA de dommages et intérêts, estimant qu’Ousmane CISSÉ était complice des faits. Le parquet a souligné que les preuves confirment la culpabilité de Pape Ibrahima THIAM et que Ousmane CISSÉ aurait fourni les moyens matériels pour commettre les actes. Une peine de six mois ferme et une amende de 500 000 FCFA ont été requises pour chacun des prévenus.

La défense d’Ousmane CISSÉ a plaidé non coupable, affirmant qu’aucune infraction ne pouvait lui être imputée et demandant le renvoi des fins de poursuite. Pour Pape Ibrahima THIAM, la défense a sollicité une application bienveillante de la loi pénale. L’affaire est mise en délibéré au 12 mai 2026.

Babacar NGOM

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