Plan stratégique de développement 2026-2030 : l’Ofnac veut bâtir une stratégie plus efficace

L’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac) a lancé, le mercredi 11 février 2026, à Saly, un atelier diagnostic consacré à l’élaboration de son Plan stratégique de développement 2026-2030. Cette rencontre vise à évaluer l’exécution des missions de l’institution, identifier les contraintes, analyser les capacités internes et définir des axes stratégiques, ainsi que des actions prioritaires pour renforcer l’efficacité de la lutte contre la corruption.

MBOUR – Des représentants de la société civile, des parties prenantes institutionnelles, ainsi que le président de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains de l’Assemblée nationale ont pris part, mercredi 11 février 2026, à Saly, à un atelier diagnostic consacré à l’élaboration du Plan stratégique de développement 2026-2030 de l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac).

Cette rencontre d’échanges et de partage intervient dans un contexte marqué par l’entrée en fonction des membres de l’assemblée de l’Ofnac, désignés pour la première fois à l’issue d’un appel à candidatures. Une étape jugée stratégique pour faire l’état des lieux de l’ancienne entité avant de poser les fondements du futur plan stratégique 2026-2030. Selon Moustapha Ka, président de l’Ofnac, cette phase constitue un pilier fondamental dans l’élaboration du plan de développement de l’institution.

« L’identification des faiblesses nous permettra de mieux définir les axes stratégiques d’intervention, non seulement dans le cadre du plan stratégique de développement, mais également, à terme, dans celui d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption au Sénégal », a-t-il expliqué.

D’après lui, cette nouvelle approche des autorités dans la lutte contre la corruption démontre que ce combat ne saurait être solitaire. Pour Me Abdoulaye Tall, président de la Commission des lois, de la décentralisation, du travail et des droits humains, la désignation des membres de l’assemblée de l’Ofnac, à la suite d’un appel à candidatures, témoigne clairement de la volonté des autorités de rompre avec les pratiques du passé.

« Cette réforme n’est pas un simple réaménagement cosmétique. Elle confère à l’institution une légitimité démocratique renforcée et lui impose, en contrepartie, une exigence d’efficacité et de résultats sans concession », a-t-il souligné.

Ibrahima MBAYE (Correspondant)
LESOLEIL

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