Super Bowl: Trump qualifie le concert de Bad Bunny «d’affront à la grandeur de l’Amérique»

Donald Trump a qualifié dimanche « d’affront à la grandeur de l’Amérique » le concert, donné à la mi-temps du Super Bowl, par le chanteur portoricain Bad Bunny, qui avait pourtant évité de mentionner le président américain ou sa politique migratoire durant sa prestation.

Par :RFI avec AFP

« Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type », a écrit le chef de l’État américain sur son réseau Truth Social, quelques minutes après la fin du spectacle, Bad Bunny chantant et s’exprimant quasi-exclusivement en espagnol, parlé par plus de 41 millions de personnes aux États-Unis, selon des chiffres officiels.

« Le spectacle de la mi-temps du Super Bowl est absolument lamentable, l’un des pires de tous les temps ! C’est absurde, un affront à la grandeur de l’Amérique, et cela ne reflète en rien nos valeurs de réussite, de créativité et d’excellence », a écrit Donald Trump qui a également estimé que la chorégraphie de l’artiste était « répugnante, surtout pour les jeunes enfants qui regardent le spectacle depuis les quatre coins des États-Unis et du monde entier ».

« Ensemble, nous sommes l’Amérique »

Le traditionnel spectacle de la mi-temps était, comme souvent, au moins aussi attendu que la rencontre, prenant cette année une dimension politique avec le choix de Bad Bunny, qui a animé un show endiablé mettant à l’honneur la culture portoricaine et certains de ses plus grands hits.

Dans un contexte tendu, l’artiste portoricain, dénonciateur de la violente politique anti-immigration de Donald Trump, n’a pas utilisé la plateforme unique de la grande finale du championnat de football-américain NFL pour adresser de message politique direct. Trump s’en est chargé en dénonçant sans tarder sa performance comme « un affront à la grandeur de l’Amérique ».

Star mondiale avec son reggaeton mâtiné de trap latino (sous-genre musical du hip-hop latino), le choix du Portoricain a crispé Donald Trump qui n’a pas fait le déplacement au match, contrairement à l’an passé à la Nouvelle-Orléans. Une semaine après avoir appelé à mettre la police fédérale américaine de l’immigration « ICE dehors » (« ICE out ») lors de son triomphe à la cérémonie des Grammy Awards, Bad Bunny n’a pas délivré de message politique direct.

L’artiste a toutefois conclu son show en détournant le God Bless America (Dieu bénisse l’Amérique) usuel aux États-Unis, pour en faire un slogan à la gloire de tout le continent, terminant en portant à l’écran un ballon de foot US portant le message « Ensemble, nous sommes l’Amérique ». « La seule chose plus puissante que la haine, c’est l’amour », était-il écrit sur les écrans géants du stade pendant ce show principalement en espagnol, à part pour une chanson de Lady Gaga.

Deuxième titre pour Seattle

Le match, longtemps resté fermé sans aucun touchdown à la pause (9-0 pour Seattle), s’est emballé dans sa deuxième partie pour finir sur une démonstration des Seahawks, titrés pour la deuxième fois après 2014. La franchise de l’État de Washington n’avait plus disputé de Super Bowl depuis une défaite en finale contre les Patriots du « GOAT » (plus grand de tous les temps) Tom Brady en 2015.

Les Patriots, après plusieurs saisons moribondes, visaient un septième titre record après les six glanés entre 2002 et 2019 avec le légendaire quarterback. Son héritier Drake Maye, deuxième meilleur joueur de la saison NFL, a finalement fait son âge (23 ans) lors de ce match en haute tension, où la défense adverse l’a harcelé avec succès (six sacks  – un plaquage anticipé du quarterback).

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