Cyberattaque contre la Daf : la production des cartes d’identité suspendue

La Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF) a été victime d’une cyber-attaque ayant entrainé la suspension temporaire de la production des cartes nationales d’identité. L’incident, confirmé par un communiqué officiel publié hier jeudi 5 février, intervient dans un contexte de recrudescence des attaques visant des services de l’Etat.

Selon la Direction, un dysfonctionnement a été détecté au sein de son système informatique, contraignant les services compétents à interrompre provisoirement la production des cartes afin d’identifier l’origine de l’incident et d’y apporter les correctifs nécessaires. « Toutes les dispositions sont prises par les services techniques compétents afin de rétablir la situation dans les meilleurs délais», assure la DAF, qui indique que ses équipes techniques sont pleinement mobilisées.

Face aux inquiétudes suscitées par cette situation, le Directeur de la DAF a tenu à rassurer les populations et les usagers. Il affirme que l’intégrité des données personnelles des citoyens n’a pas été compromise et qu’aucune fuite d’informations n’a été constatée à ce stade. Une enquête interne, appuyée par les services spécialisés de l’Etat a été ouverte afin de déterminer les causes de l’attaque et d’en mesurer l’ampleur réelle.

En effet, cette cyber-attaque contre la Direction de l’Automatisation des fichiers fait écho à celle ayant récemment touché la Direction générale des Impôts et Domaines (DGID), laquelle avait paralysé, durant plusieurs jours, les opérations de collecte et de recouvrement des recettes fiscales.

La répétition de telles intrusions met en lumière la vulnérabilité de certaines infrastructures numériques publiques.

Au-delà de la perturbation des services administratifs, ces attaques soulèvent d’importants enjeux de souveraineté numérique, de protection des données personnelles et de continuité de l’action publique. Dans un contexte de numérisation accélérée des services de l’État, la question du renforcement des dispositifs de cybersécurité apparaît désormais centrale.

Experts et observateurs s’accordent à estimer que le Sénégal, à l’instar de nombreux pays de la région, fait face à des menaces cybernétiques de plus en plus sophistiquées, portées par des acteurs organisés et transnationaux. Cette situation impose une montée en puissance des investissements en sécurité informatique, une meilleure coordination entre les institutions et une stratégie nationale de cybersécurité plus robuste, afin de protéger les systèmes critiques et de préserver la confiance des citoyens dans l’administration numérique.

SUDQUOTIDIEN

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