Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique ‎

Dakar, (APS) – Le ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Cheikh Niang, a procédé, jeudi, au lancement officiel de la dixième édition du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, prévue les 20 et 21 avril 2026 au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD).

‎S’exprimant lors de la cérémonie, le chef de la diplomatie sénégalaise a dit agir ‘’avec une grande fierté et un profond sentiment d’optimisme’’, soulignant que cette édition constitue ‘’un tournant décisif de notre volonté de pérenniser cette rencontre’’ et de consolider ‘’la position du Sénégal comme un véritable hub diplomatique en Afrique’’.

‎Placée sous le thème ‘’L’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ?’’, la 10ème édition se tient dans un contexte mondial marqué par des défis sécuritaires persistants et des bouleversements majeurs.

‎”Aujourd’hui, aucune partie du monde n’est épargnée par la tourmente’’, a déclaré M. Niang, évoquant des crises géopolitiques, climatiques, sanitaires, financières et technologiques qui ‘”perturbent les équilibres mondiaux traditionnels’’.

‎Revenant sur l’historique de la rencontre, il a rappelé que le Forum de Dakar a été initié en décembre 2013, à la suite d’une volonté conjointe des autorités sénégalaises et françaises, pour rassembler des acteurs étatiques, des experts, des partenaires internationaux, ainsi que des représentants du secteur privé et de la société civile autour des enjeux sécuritaires africains.

‎”C’est fort du succès des éditions précédentes que le président de la République (…), a décidé d’organiser les 20 et 21 avril 2026 la dixième édition, une édition qui se veut celle de la maturité’’, a-t-il souligné.

‎Le ministre a relevé que l’Afrique fait face à ‘’des défis structurels persistants, des menaces systémiques croissantes et des aspirations renouvelées’’, dans un contexte où ‘’les mutations exogènes amplifient les vulnérabilités du continent’’.

‎Il a notamment cité ‘’la prolifération des conflits internes ou interétatiques, la montée du terrorisme et de l’extrémisme violent, la criminalité transnationale organisée, l’instabilité économique et les défaillances dans les systèmes de gouvernance politique’’, appelant à repenser la sécurité ‘’dans une logique de prévention, de résilience et de développement intégré’’.

‎Pour Cheikh Niang, la souveraineté doit être placée au cœur des politiques africaines, ‘’non seulement en termes d’autonomie politique et territoriale, mais aussi en termes de capacité propre à faire des choix libres, éclairés et adaptés à nos réalités’’.

‎Il a souligné que cette orientation s’inscrit dans la vision de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui ambitionne de construire ‘’une Afrique prospère, intégrée et influente sur la scène mondiale’’, ainsi que dans l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, qui fait de la souveraineté et de l’intégration africaine des leviers majeurs de développement.

‎”Il est impératif de faire en sorte que la voie de l’Afrique soit plus audible afin de contribuer à l’édification d’un ordre mondial plus juste, plus durable et réellement partagé”, a-t-il insisté.

‎Selon le ministre, le Forum sera structuré autour d’’’une cérémonie d’ouverture officielle, suivie d’un panel de haut niveau présidé par le président de la République, deux séances plénières et six ateliers animés par des invités de haut rang et des experts’’.

‎La session de clôture sera consacrée à la présentation des principales conclusions issues des travaux, destinées à ‘’approfondir la réflexion sur les efforts et stratégies en faveur de la paix et de la sécurité sur le continent africain’’.

MK/OID/ASB

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