Politique – Gouvernance : Serigne Momar Sokhna prône l’élargissement de la majorité face aux urgences économiques

Dans un contexte économique marqué par de fortes attentes sociales, Serigne Momar Sokhna, président du Grand Mouvement pour le Développement du Sénégal (GMDS), estime que le moment est venu pour le pouvoir en place d’élargir son assise politique. Sortant de sa réserve, ce membre de la coalition Diomaye Président met en avant la nécessité d’une gouvernance ouverte, capable de mobiliser les énergies au-delà des clivages partisans.

Selon lui, les premières orientations du président Bassirou Diomaye Faye traduisent une volonté de rupture méthodique avec les pratiques du passé, tout en cherchant à stabiliser les institutions dans une phase de transition jugée délicate. Toutefois, souligne-t-il, les réformes engagées ne pourront produire des résultats durables sans une mobilisation élargie des compétences nationales.

Abordant la dynamique interne de l’exécutif, Serigne Momar Sokhna balaie les spéculations relatives à d’éventuelles tensions au sommet de l’État. Il présente le tandem Bassirou Diomaye Faye–Ousmane Sonko comme un leadership complémentaire, structuré autour d’une vision commune, où les divergences relèvent davantage de débats stratégiques que de fractures politiques.

L’ancien cadre politique plaide ainsi pour une approche pragmatique du redressement économique, appelant à associer des profils expérimentés, y compris issus de l’opposition ou d’anciens régimes. À ce titre, il cite l’expertise économique de l’ex-Premier ministre Amadou Ba comme un atout potentiel dans une logique de dépassement des lignes partisanes.

Sur le plan institutionnel et judiciaire, le président du GMDS invite à la retenue et au respect strict des principes républicains. Il estime que la crédibilité de l’action publique repose sur une justice indépendante et sur l’instauration d’un climat politique apaisé.

À travers cette prise de position, Serigne Momar Sokhna adresse un message clair : face aux urgences économiques et sociales, la réussite du nouveau pouvoir dépendra autant de la cohésion politique que de sa capacité à s’ouvrir à toutes les forces vives et utiles de la nation.

SOURCE LEDAKAROIS

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