Budget – Projet de loi de finances rectificative : 6774, 2 milliards à mobiliser
Dans le projet de loi de finances rectificative (Plfr) 2026 devant être examiné ce mardi en commission par les députés, le besoin de financement s’établit à 6774, 2 milliards de francs Cfa.
Par Dialigué FAYE – L’Etat veut mobiliser un montant de 6774, 2 milliards de francs. Ce besoin financier, selon le Projet de loi de finances rectificative (Plfr) devant être examiné en commission par les députés, «est composé de l’amortissement de la dette qui atteint 4516, 2 milliards de francs Cfa, du financement du déficit budgétaire global pour 1735, 2 milliards de francs Cfa, de l’apurement d’arriérés intérieurs à hauteur de 300 milliards de francs Cfa, des emprunts rétrocédés prévus à 172, 8 milliards de francs Cfa et de la couverture des Opérations extérieures des Armées (Opex) pour 50 milliards de francs Cfa».
Afin de couvrir ce besoin de financement, note le document, «l’Etat fera recours aux marchés financiers et aux emprunts programmes, c’est-à-dire des financements accordés par les institutions financières internationales, pour un montant de 5626, 4 milliards de francs Cfa, aux emprunts projets pour 975 milliards de francs Cfa et aux emprunts rétrocédés pour 172, 8 milliards de francs Cfa». Il est indiqué que «la variation nette de l’encours de la dette ressort à 2258 milliards de francs Cfa, résultant principalement du financement du déficit budgétaire d’un montant de 1735, 2 milliards de francs Cfa, de l’apurement des arriérés sur ressources intérieures de 300 milliards de francs Cfa, des emprunts rétrocédés de 172, 8 milliards de francs Cfa et du financement des Opérations extérieures des Armées (Opex) pour 50 milliards de francs Cfa».
Le Plfr pour l’année 2026 est arrêté en recettes à «5848, 7 milliards de francs Cfa contre 6188, 8 milliards dans la Lfi 2026, soit une baisse de 340, 1 milliards en valeur absolue et 5, 5% en valeur relative». En dépenses, il est arrêté à «7583, 9 milliards de francs Cfa contre 7433, 9 milliards dans la Lfi 2026, soit une augmentation de 150 milliards en valeur absolue et 2% en valeur relative».
Pour les recettes du budget général, elles sont estimées à «5516, 7 milliards de francs Cfa et comprennent : les recettes fiscales arrêtées à 4931, 5 milliards, en repli de 453, 3 milliards en valeur absolue et 8,4% en valeur relative, du fait principalement de la baisse significative de celles attendues du Pres. Les moins-values projetées sur le Pres concernent notamment la taxation des jeux de hasard avec une prévision révisée à 120 milliards contre 300 milliards dans la Lfi 2026, ainsi que la suppression des valeurs de correction au profit des valeurs transactionnelles sur certains produits générateurs de recettes, la réactivation des droits de sortie sur les exportations d’arachide, la régularisation foncière massive, la taxe sur l’exportation d’or et le renouvellement de conventions de concessions des opérateurs téléphoniques sur lesquels aucun recouvrement n’est attendu».
«Les recettes non fiscales et autres recettes sont prévues pour 398, 2 milliards, soit une hausse de 11, 9% ; les tirages sur dons-projets projetés à 140, 7 milliards, soit une baisse de 4, 5 milliards ; les dons budgétaires pour 46, 3 milliards attendus, soit au même niveau que dans la Lfi 2026.»
Les dépenses du Budget général sont arrêtées à 7251, 9 milliards de francs. Elles comprennent, entre autres, «les intérêts et commissions sur la dette publique qui passent de 1190, 6 milliards dans la Lfi 2026 à 1285, 2 milliards dans le présent Projet de loi de finances rectificative, soit une hausse de 94, 6 milliards du fait du renchérissement des taux d’intérêt et du changement d’instruments opérés en lien avec la dégradation de la signature du pays. En effet, comparativement à son programme d’émission initial, le Sénégal a eu davantage recours aux bons du Trésor de maturité courte, occasionnant le paiement d’intérêts précomptés plus élevés, augmentant ainsi les charges financières sur la dette de l’année…».
Les dépenses d’acquisitions de biens et services, et de transferts courants sont prévues respectivement pour 425, 2 milliards et 1759, 8 milliards de francs Cfa, correspondant à un montant total de 2185 milliards contre 1650 milliards dans la Lfi 2026, soit une hausse de 535 milliards de francs Cfa. Cette progression résulte principalement, d’après le document, «de la hausse des subventions énergétiques et de la prise en charge de dépenses prioritaires, notamment le renforcement des filets de protection sociale, les moyens de fonctionnement des Forces de défense et de sécurité, et la prise en charge des compléments de salaires dans le secteur de la santé…».
Le déficit budgétaire global s’établit ainsi à «1735, 2 milliards de francs Cfa contre 1245, 1 milliards dans la Lfi 2026, représentant 7, 6% du Pib».
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SOURCE LEQUOTIDIEN

