Affaire des faux billets : Reug Reug conteste les faits et invoque son ignorance

Entendu par les enquêteurs de la brigade de recherches de Faidherbe dans l’affaire des billets noirs, le lutteur Reug Reug nie avoir eu connaissance du contenu du carton qu’il aurait transporté jusqu’aux Maristes. Selon L’Observateur, il affirme être resté sur place à la demande de son oncle, tout en soutenant qu’il ignorait le caractère illégal des opérations évoquées.

Trois suspects annoncés devant le parquet financier

Reug Reug, son oncle A. B. Ndiaye et D. Faye doivent être déférés au parquet financier, selon les informations rapportées.

Le trio est soupçonné, dans cette affaire, d’association de malfaiteurs, de contrefaçon de signes monétaires ayant cours légal et de blanchiment de capitaux.

Les investigations sont menées par la brigade de recherches de Faidherbe.

Reug Reug affirme ne pas avoir ouvert le carton

D’après le récit de L’Observateur, Reug Reug a reconnu avoir transporté un carton à bord d’une Mazda jusqu’à un appartement situé aux Maristes, puis l’avoir remis à son oncle.

Le lutteur aurait toutefois soutenu devant les enquêteurs qu’il n’avait jamais ouvert le colis et ignorait qu’il contenait des billets noirs de 100 dollars.

Selon cette version, le carton lui aurait été remis fermé et scellé.

Une présence aux Maristes questionnée

Les enquêteurs auraient ensuite interrogé Reug Reug sur les raisons de sa présence dans l’appartement après le dépôt du carton.

Selon L’Observateur, ils lui auraient notamment demandé pourquoi il était resté alors que les discussions portaient sur le lavage des billets, et pourquoi il aurait assisté aux négociations relatives au partage des bénéfices entre les personnes présentées comme des techniciens et les propriétaires des billets.

Face à ces questions, le lutteur aurait maintenu sa ligne de défense.

« Je ne savais pas que c’était illégal »

Toujours selon le quotidien, Reug Reug aurait expliqué qu’il était resté dans l’appartement à la demande de son oncle.

« Il m’a dit de rester, je suis resté. Je ne savais pas que c’était illégal », aurait-il déclaré aux enquêteurs.

L’Observateur rapporte par ailleurs que les enquêteurs lui auraient opposé les éléments issus de la filature, des écoutes et des recoupements effectués dans le cadre de l’enquête.

À ce stade, les faits restent au stade de l’enquête et les trois mis en cause bénéficient de la présomption d’innocence.
SOURCE LERAL

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