Codes du travail et de sécurité sociale : le Front syndical maintient la pression
Le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) hausse le ton face à l’évolution des projets de nouveaux Codes du travail et de sécurité sociale. Après avoir échangé avec les groupes parlementaires PASTEF et TAKKU WALLU, les organisations syndicales estiment que leurs préoccupations n’ont pas été suffisamment prises en compte avant l’examen des textes par l’Assemblée nationale.
Lors d’une conférence de presse, le Front syndical a réaffirmé son opposition à ce qu’il considère comme un passage en force du gouvernement. Les syndicats dénoncent notamment des modifications substantielles apportées aux projets de code après leur examen par le Conseil consultatif national du travail et de la sécurité sociale. Ils estiment que cette démarche remet en cause les principes du tripartisme et du dialogue social.
Sur le projet de Code du travail, le FSDT conteste plusieurs dispositions, notamment celles relatives au recours aux contrats à durée déterminée et au travail occasionnel. Le Front syndical réclame notamment le maintien d’un encadrement du CDD avec une durée maximale de deux ans et un seul renouvellement. Il demande également la correction de certaines dispositions du Code du travail de 1997 concernant l’assistance des représentants syndicaux.
Concernant le projet de Code de sécurité sociale, les syndicats s’opposent notamment à la suppression du collège des représentants et à la réduction du nombre d’administrateurs au sein du conseil d’administration. Pour le Front syndical, ces changements risquent de remettre en cause l’autonomie de gestion et la représentation des travailleurs dans les institutions de prévoyance sociale.
Le FSDT demande ainsi au gouvernement de préserver les acquis sociaux et de rétablir les organes délibérants dans le projet de Code unique de sécurité sociale. Il appelle également le Parlement à surseoir à l’examen et à l’adoption des deux projets afin de permettre une reprise du dialogue avec les partenaires sociaux.
Face à la persistance du désaccord, le Front syndical annonce qu’il pourrait poursuivre son plan d’action. Un mandat de grève de 112 heures, des assemblées générales au niveau régional ainsi qu’une marche nationale sont notamment évoqués pour les prochaines semaines.
Le syndicat affirme toutefois rester ouvert au dialogue et invite le gouvernement à reprendre les discussions avec les partenaires sociaux dans le cadre du pacte social et du Conseil consultatif national du travail et de la sécurité sociale.

