TAS dénonce la duplicité de la majorité parlementaire

A l’approche de la session extraordinaire du 10 août 2026, le député Thierno Alassane Sall tire à boulets rouges sur la majorité parlementaire. Le leader de la République des valeurs accuse Pastef d’étouffer le dossier Aser/Aee Power Epc et de pratiquer une sélection politique dans le traitement des scandales financiers.

Le climat politique s’intensifie à quelques jours de la convocation de l’Assemblée nationale en session extraordinaire, prévue ce lundi 10 août 2026 à 10 heures. Dans une sortie virulente, le député Thierno Alassane Sall s’en est pris frontalement à la majorité Pastef, affirmant que «la duplicité» du groupe parlementaire majoritaire «ne fait plus de doute». Au cœur de sa charge, figure le dossier du contrat Aser/Aee Power Epc. Selon l’ancien ministre, les députés du pouvoir refusent obstinément de se saisir de cette affaire depuis plus d’un an, écartant ainsi toute possibilité de débat parlementaire sur la gestion de ces fonds publics.

Pour Thierno Alassane Sall, ce dossier d’électrification rurale constitue pourtant une priorité nationale qui exige un examen approfondi par la Re­présentation nationale. Il rappelle les lourdes conséquences de cette affaire : près de 1600 villages se verraient aujourd’hui privés d’accès à l’électricité, tandis qu’une somme estimée à 37 milliards de francs Cfa aurait été détournée de sa destination initiale.

L’élu dénonce une volonté politique délibérée de protéger certains dossiers jugés sensibles, reprochant à la majorité de soustraire ses propres zones d’ombre au contrôle parlementaire. Poussant son analyse plus loin, le leader politique accuse Pastef d’instaurer une «justice politique à géométrie variable». Selon lui, la gestion des affaires publiques obéirait désormais à une double grille de lecture : des dossiers lourds financièrement, à l’image de l’affaire Aser/Aee Power Epc, qui seraient sciemment mis sous éteignoir pour préserver des intérêts politiques et des affaires instrumentalisées à des fins purement politiciennes pour affaiblir ou attaquer les adversaires du régime.

Alors que l’Assemblée nationale s’apprête à ouvrir ses portes pour une nouvelle session de travaux, cette prise de position relance avec force le débat sur la sélectivité des enquêtes parlementaires et la fixation des priorités de l’agenda législatif.

SOURCE LEQUOTIDIEN

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