L’IAM fête ses 30 ans : une génération de leaders prête à affronter les mutations mondiales
À l’occasion de son trentième anniversaire, l’Institut Africain de Management (IAM) a organisé une cérémonie de remise de diplômes d’envergure. Entre célébration d’un parcours d’excellence et réflexion sur l’avenir de l’enseignement supérieur au Sénégal, le Directeur général du groupe, Amadou Bamba Fall, a dressé un bilan ambitieux.
C’est un événement placé sous le signe de la résilience et de la transmission. Pour célébrer les trois décennies d’existence de l’institution, l’IAM a réuni les promotions allant de 2017 à 2025, pour une cérémonie de diplomation groupée. Au total, ce sont plus de 1000 lauréats issus des cycles Licence, Master et MBA qui ont été honorés.
Dans un monde marqué par des transformations rapides, le message du Directeur général aux récipiendaires a été clair, le diplôme ne suffit plus, il faut des valeurs. « Nous sommes dans un monde qui est extrêmement changeant (…) avec beaucoup de mutations : les mutations technologiques avec l’arrivée de l’IA, les mutations environnementales, les mutations géopolitiques et stratégiques », a souligné Amadou Bamba Fall. Face à ces incertitudes, il prône un « réarmement moral » et invite les jeunes diplômés à s’armer de patience, de générosité et de résilience.
L’EXCELLENCE PÉDAGOGIQUE TOURNÉE VERS L’INTERNATIONAL
L’insertion professionnelle demeure le fer de lance de l’IAM. Selon son Directeur général, l’institution fait figure de « pionnière et précurseure » grâce à une pédagogie axée sur la pratique, l’utilisation de « business cases » et un corps professoral mixte composé d’universitaires et de praticiens.
Cette ouverture se manifeste également par une forte dimension internationale. Les étudiants ont la possibilité d’effectuer des échanges en Europe ou au Canada, ainsi que des voyages d’études. « Cette année, par exemple, six ou sept filières ont fait des voyages en Côte d’Ivoire, au Maroc et en France. Cela est une source d’ouverture et d’inspiration qui les prépare au monde professionnel », explique M. Fall pour justifier les résultats d’insertion du groupe.
UN PLAIDOYER POUR LE “SOFT POWER” SÉNÉGALAIS
Au-delà de la gestion de son établissement, Amadou Bamba Fall porte une vision stratégique pour le secteur. Il rappelle que l’enseignement privé remplit une mission de service public, palliant le manque de moyens de l’État pour former l’ensemble des bacheliers. Pour lui, l’enseignement supérieur est un levier de rayonnement international.
Prenant l’exemple des pays du Nord ou du Maroc, il affirme que ces nations font de l’éducation une source de « soft power ». « Je pense que l’État du Sénégal gagnerait à faire de l’enseignement supérieur en général, et de l’enseignement supérieur privé en particulier, un levier de transformation de notre société et un levier d’attractivité pour notre pays », a-t-il conclu.
Daouda GUEYE
SUDQUOTIDIEN

