Deschamps confirme que Mbappé est “à 100%” et met la pression sur l’Espagne: “Ils sont favoris”
Titrée en 2018 et battue en finale en 2022 par l’Argentine, la France visera une troisième finale de Coupe du monde de suite mardi. A partir de 21h00 (heure belge), les Bleus seront opposés à l’Espagne, tombeuse des Diables Rouges au tour précédent, en demi-finale du Mondial 2026 à Dallas. Le vainqueur affrontera l’Angleterre ou l’Argentine dimanche à New York.
La FIFA organisera une minute de silence pour les 10 ans de l’attentat de Nice
Emmanuel Macron a annoncé lundi qu’une minute de silence sera observée mardi avant la demi-finale du Mondial France-Espagne, en hommage aux victimes de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016.
Mbappé « est à 100% »
Quant à la superstar française Kylian Mbappé, sorti après un choc sur la droite cheville en fin de match en quart de finale contre la Maroc (2-0), « Kylian va bien », a rassuré le technicien. « Il est à 100%. »
Concernant Aurélien Tchouaméni, absent lors des deux dernières rencontres face au Paraguay et au Maroc en raison d’une blessure aux adducteurs, « son dernier match remonte à il y a 15 jours mais ce n’est pas rédhibitoire non plus », a conclu Didier Deschamps.
Pour Didier Deschamps, « l’Espagne est favorite »
L’équipe d’Espagne, championne d’Europe en titre, est « favorite » de la demi-finale de la Coupe du monde de football contre la France, a affirmé lundi (heure locale) le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, lors d’une conférence de presse en vue de ce « choc des titans » à Dallas, aux États-Unis.
« L’Espagne est favorite, ce n’est pas pour mettre la pression sur Luis (de la Fuente, le sélectionneur de l’Espagne, NDLR) et son équipe. Les gens attendent beaucoup de l’Espagne: elle sait attaquer, bien défendre, ne prend pas de but… », a déroulé le patron des Bleus face à la presse. « Cela peut être un match spectaculaire entre deux équipes qui ont des qualités offensives. »
« Nous sommes aussi une équipe capable de créer des problèmes à l’adversaire. Ce sera un rapport de force. Il n’y a pas de revanche (par rapport aux défaites à l’Euro 2024 et en Ligue des Nations 2025, NDLR). Ce qui s’est passé est passé. Ce qui m’intéresse, c’est demain », a poursuivi l’entraîneur français.
Interrogé sur la manière de défendre face au prodige de la Roja Lamine Yamal, le sélectionneur a estimé que « l’important » était « de limiter son influence ». « En un-contre-un, c’est difficile mais faire des un-contre-un contre certains de mes joueurs ne sera pas non plus une partie de plaisir » pour les Espagnols, a-t-il ajouté avec malice.
Le meilleur match de Yamal reste à venir
Le meilleur match du jeune prodige espagnol Lamine Yamal dans cette Coupe du monde de football reste à venir, a soutenu le sélectionneur de la Roja, Luis de la Fuente, en conférence de presse lundi à Dallas (heure du Texas). Après avoir éliminé la Belgique en quart de finale, l’Espagne tentera de se hisser en finale en écartant la France mardi soir à Arlington.
« Je lui ai dit de rester calme et d’en profiter. Il a 19 ans! Qu’il ne stresse pas. Le grand jour de Lamine Yamal est encore à venir dans cette Coupe du monde. J’espère que ce sera demain ou pour la finale, si nous nous qualifions. » Le technicien a ensuite éludé la question sur l’étiquette de favori qu’a accolé Didier Deschamps à la Roja, estimant que cela ne voulait « rien dire, qui est favori ou non ».
Yamal « accepte le défi »
Il a par contre souligné les progrès de l’équipe de France depuis ses deux défaites face à l’Espagne en demi-finale de l’Euro 2024 et en demi-finale de la Ligue des nations 2025. « C’est une équipe bien meilleure. Les joueurs ont continué de grandir, de progresser. Leurs qualités se sont améliorées. Mbappé a progressé, Dembélé s’est amélioré, Pedri aussi… Nous sommes tous meilleurs et les joueurs le sont aussi sur le plan individuel », a conclu de la Fuente.
Désigné « homme du match » à plusieurs reprises, Lamine Yamal – qui a soufflé lundi ses 19 bougies – n’a marqué qu’un seul but en six rencontres et n’a pas encore offert de passe décisive. Après un début timide dans la compétition, il monte toutefois peu à peu en puissance. « Je ne me préoccupe pas des buts, mais c’est toujours spécial de marquer dans ce genre de match. J’accepte le défi. C’est pour cela que je suis venu ici », a affirmé l’ailier espagnol.
L’Espagne devra « faire un match quasiment parfait »
L’Espagne devra « faire un match quasiment parfait » en réduisant au maximum les pertes de balle, a insisté lundi le milieu de la Roja Alex Baena, à la veille de la demi-finale contre la France. Il faudra notamment « avoir le ballon, parce que les Français peuvent beaucoup souffrir s’ils en sont privés », a-t-il élaboré en conférence de presse. « Surtout, sur les pertes de balle, que nous aurons inévitablement, il faudra surveiller les quatre de devant et ne pas les laisser contrer », a analysé Alex Baena.
« Notre identité de jeu, c’est d’avoir la possession, et c’est ce que nous avons fait à chaque match. Évidemment, il y aura des phases de la rencontre où nous n’aurons pas le ballon et il faudra que nous restions concentrés, tous ensemble », a abondé le latéral Pedro Porro, à Dallas, où il a plu dans la matinée et où la température a baissé par rapport aux derniers jours.
« Pas d’excuses »
Dans cette Coupe du monde organisée dans trois pays, l’Espagne a dû davantage voyager et changer de fuseaux horaires que la France, restée depuis le premier jour dans le nord-est des États-Unis et pour qui l’arrivée à Dallas constitue le premier long déplacement. Après déjà cinq matchs disputés, les joueurs le ressentent « dans les jambes et dans le corps », a reconnu Baena, mais pour lui comme pour Porro, « il n’y a pas d’excuses ».
À la veille de l’un des matches les plus importants de leur carrière, les deux joueurs ont également rendu hommage au sélectionneur Luis de la Fuente perçu « comme un père pour nous », selon Baena. « C’est une personne très importante au sein du groupe, surtout parce qu’il nous fait nous sentir comme une famille. Il nous inspire toujours confiance », a ajouté Porro.
Pour Adrien Rabiot, la France « ne craint personne »
L’équipe de France « ne craint personne », comme l’a annoncé Adrien Rabiot à la veille de la demi-finale de la Coupe du monde contre l’Espagne mardi. Le milieu de terrain des Bleus a ainsi répondu à l’Espagnol Lamine Yamal, qui avait indiqué ne pas avoir peur de la France. « On ne craint personne, évidemment. Je pense qu’on arrive dans les meilleures conditions possibles », a-t-il expliqué.
Yamal avait lancé les hostilités vendredi. « Si la France doit craindre quelqu’un, c’est nous », avait-il lâché au micro de la télévision espagnole TVE. « C’est nous qui les avons éliminés la dernière fois. On verra bien ce qui se passera, mais on n’a pas peur. »
Rabiot, pilier de l’entre-jeu français, a également affirmé qu’il n’y aurait « pas de plan anti-Yamal » pour perturber le jeune ailier du FC Barcelone (19 ans), bourreau de l’équipe de France en demi-finales de l’Euro 2024.
« Des choses qui nous ont rapprochés »
« On ne se focalise pas sur un joueur. On sait qu’ils sont dangereux à tous niveaux, que ce soit lui, que ce soit devant, dans la possession de balle, les petits espaces proches de la surface, le jeu combiné. Donc, il faut se concentrer là-dessus et pas forcément sur une individualité », a-t-il détaillé.
Le joueur de l’AC Milan a aussi insisté sur l' »osmose » et la « cohésion » qui règnent au sein des Bleus. « En dehors du terrain, ça fonctionne très bien et je pense que c’est une grande part de cette réussite. Il y a aussi des choses qui nous ont rapprochés, par exemple les difficultés qu’a connues le coach aussi (Didier Deschamps a perdu sa mère en début de tournoi, ndlr). Sachant que c’est aussi la dernière compétition du coach à la tête de l’équipe de France. Il y a plein de choses qui font que ça semble être le bon moment », a-t-il dit.
Les deux sélections, toutes deux des poids lourds du football au 21e siècle, n’ont croisé le fer qu’une seule fois en Coupe du monde: en huitième de finale en 2006 à Hanovre. Les Bleus s’étaient alors imposés 3-1 avec des buts de Franck Ribéry, Patrick Vieira et Zinedine Zidane.
Les certitudes de la Roja
La Roja se présente à Dallas avec des certitudes. Les Espagnols n’ont pas oublié que pour être sacrés champions d’Europe il y a deux ans, ils se sont montrés bien supérieurs à la France en demi-finale (2-1) et qu’ils ont aussi battu les Tricolores en Ligue des Nations en juin 2025 (5-4). Au Mondial, les joueurs de Luis de la Fuente ont semblé maîtres de leur sujet lors de la phase de groupes (face au Cap-Vert, à l’Arabie saoudite et à l’Uruguay) puis en seizièmes contre l’Autriche (3-0), mais leur domination a été moins franche ensuite. Mikel Merino a qualifié son pays après 90 minutes sans but contre le Portugal (0-1) et a remis le couvert face à la Belgique en quarts (88e, 2-1). Dans le jeu, les Espagnols ont dominé Portugais et Belges mais ont longtemps buté sur la défense adverse, semblant incapables de faire la différence.
Face à la spectaculaire attaque française, ils se présenteront tout de même avec la meilleure défense de la compétition (un but encaissé face aux Diables Rouges) et une capacité, traditionnelle, à endormir l’adversaire en lui confisquant le ballon. Et ils peuvent encore espérer un grand réveil de leur star, Lamine Yamal, qui, bien qu’en jambes face aux Belges, a seulement été décisif contre l’Arabie saoudite (un but).
La France impressionne jusqu’ici
S’ils n’ont encore jamais rencontré un adversaire du niveau de l’Espagne, les Français ont impressionné lors de leurs six premières rencontres. Impériaux en poule en battant le Sénégal, l’Irak et la Norvège en marquant à chaque fois au moins trois buts, ils ont infligé le même traitement à la Suède en seizièmes (3-0) avant de se sortir d’un match piège contre le Paraguay (0-1) puis d’écarter avec autorité le Maroc en quarts (2-0).
En plus du feu d’artifice offensif qu’il leur est imposé par le trio Kylian Mabppé (co-meilleur buteur avec huit réalisations)-Ousmane Dembélé (5 buts)-Michael Olise (meilleur passeur avec cinq offrandes), les adversaires des Bleus doivent composer avec un milieu de terrain omniprésent, emmené par un Adrien Rabiot capable de couvrir le terrain et de ratisser les ballons, en plus d’une charnière centrale Dayot Upamecano-William Saliba puissante et rapide, qui n’a pas encore tremblé depuis le début du tournoi (deux buts encaissés).

