Ministère des Mines et de la Géologie: Cheikhou Oumar Seck fixe le cap d’une gouvernance axée sur la transformation et la transparence
Le nouveau ministre des Mines et de la Géologie, Cheikhou Oumar Seck, a décliné jeudi les grandes orientations de son action à la tête du département, mettant l’accent sur la transformation locale des ressources minérales, le renforcement du contenu local, la mobilisation des ressources nationales et la transparence dans la gouvernance du secteur.
S’exprimant lors de la cérémonie de passation de service avec son prédécesseur, Birame Souleye Diop, M. Seck a affirmé vouloir inscrire son action dans la vision « Sénégal 2050 », à travers une exploitation des ressources minières davantage orientée vers la création de valeur pour l’économie nationale.
Juriste fiscaliste et expert-comptable de formation, le nouveau ministre a indiqué que sa feuille de route reposera sur trois axes majeurs.
Le premier porte sur la transformation et la valorisation des ressources minérales, avec une amélioration du cadre légal et réglementaire afin d’assurer un meilleur équilibre dans l’exploitation des richesses du sous-sol et une plus grande transparence dans la préservation des intérêts de l’État.
« Cette transformation et cette valorisation passeront également par une plus grande implication du secteur privé national sur l’ensemble de la chaîne de valeur minière », a-t-il déclaré.
Cheikhou Oumar Seck a également annoncé un renforcement du dispositif de contenu local en vue de favoriser la participation des entreprises sénégalaises aux activités minières et de promouvoir davantage l’emploi national.
Le deuxième axe concerne la mobilisation des ressources endogènes, notamment à travers une amélioration de la participation de l’État dans le capital des sociétés minières et le développement d’opportunités d’investissement pour le secteur privé national.
Appel au secteur privé national
Le nouveau ministre a, en outre, fait du développement durable le troisième pilier de son action. Selon lui, l’exploitation des ressources minières ne doit pas compromettre les intérêts des générations futures ni affecter durablement le cadre de vie des populations.
Dans cette perspective, il a annoncé le renforcement des mécanismes de protection de l’environnement ainsi que des dispositifs de réhabilitation des sites après exploitation.
M. Seck a par ailleurs souligné le rôle stratégique que jouera la digitalisation de l’administration minière dans la modernisation du secteur. Cette démarche vise notamment à améliorer le suivi des demandes, la gestion des titres miniers, la traçabilité des ressources, le contrôle des productions et le suivi des flux financiers.
Le ministre a également insisté sur la nécessité d’une meilleure prise en compte des communautés locales vivant dans les zones d’exploitation.
« Les projets miniers ne sauraient s’inscrire durablement s’ils ne bénéficient pas de leur adhésion et de leur confiance », a-t-il affirmé, assurant que les préoccupations des populations concernées seront intégrées dans les politiques du département.
Rendant hommage à son prédécesseur, Birame Souleye Diop, il a salué « deux années d’un engagement sans faille » au service du secteur minier sénégalais.
Le nouveau ministre a enfin appelé les acteurs publics et privés, les investisseurs ainsi que l’ensemble des agents du département à conjuguer leurs efforts pour faire du secteur minier un levier majeur de souveraineté économique, d’industrialisation et de prospérité partagée.
SOURCE LESOLEIL

