Diourbel : les «Jakarta» et le commerce éloignent les garçons de l’école

Le gouverneur de la région de Diourbel, Ibrahima FALL, a tiré la sonnette d’alarme lundi face à la baisse préoccupante des effectifs masculins dans le système éducatif. Lors d’une réunion consacrée à la préparation des examens scolaires, il a constaté que les filles sont désormais plus nombreuses que les garçons dans les classes d’examen de l’académie de Diourbel.

«J’ai constaté que les filles commencent à être plus nombreuses que les garçons dans les classes d’examen. Il est nécessaire de maintenir les garçons dans le système éducatif. Si l’on n’y prend garde, la percée des filles risque de se faire à leur détriment», a averti l’autorité administrative.

Selon le gouverneur, ce décrochage scolaire s’explique en grande partie par l’attrait précoce des activités génératrices de revenus. Dans cette région à forte vocation commerciale, de nombreux jeunes garçons abandonnent les études pour se tourner vers le commerce informel ou le transport à moto, notamment à bord des «Jakarta». Face à cette situation, Ibrahima FALL a appelé à la mise en place de mécanismes susceptibles d’encourager les jeunes à poursuivre leur scolarité.

La rencontre a également permis de mettre en lumière un autre défi récurrent : l’absence de documents d’état civil chez de nombreux candidats aux examens. Des responsables d’établissements ont signalé que plusieurs élèves se présentent aux épreuves sans disposer des pièces administratives requises.

Pour prévenir cette situation, le gouverneur a recommandé aux enseignants et aux directeurs d’école de veiller, dès les premières années du cycle élémentaire, à ce que chaque élève soit en possession de son acte d’état civil.

Liboire SAGNA

WALFADJRI

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