Au Burkina Faso, les administrations sont sommées d’utiliser le terme « camarade » pour s’adresser aux citoyens
Le capitaine Ibrahim Traoré, qui s’est autoproclamé président jusqu’en juillet 2029 sans élections et se dit à la tête d’une « révolution progressiste et populaire », avait changé, mi-janvier, les noms de plusieurs ministères.
Dans la « révolution progressiste et populaire » décrétée par la junte au pouvoir au Burkina Faso, il y a le « camarade président » Ibrahim Traoré. Et il y a désormais tous les autres. Lundi 1er juin, le premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, a envoyé une directive aux membres du gouvernement et aux présidents d’institutions leur enjoignant d’utiliser systématiquement la formule « camarade »quand ils s’adressent à un compatriote. « Dans un esprit d’harmonisation des pratiques déjà en cours au sein de l’administration publique, je vous invite à consacrer l’usage du terme “camarade”, que ce soit dans les correspondances administratives, les prises de parole et les discours, leur écrit-il, ajoutant : Il importe de veiller à ce que notre langage officiel reflète l’esprit d’égalité, de fraternité combattante et de solidarité active entre les dirigeants et le peuple. »
Le Monde Afrique

