Union parlementaire africaine: A Dakar, le dialogue interparlementaire se consolide

Une centaine de députés et de sénateurs, représentant près de seize pays africains, ont assisté, le mercredi 3 juin, à l’ouverture de la 85ᵉ session du Comité exécutif de l’Union parlementaire africaine (Upa) à Dakar. À cette occasion, El Malick Ndiaye, représentant Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale du Sénégal, a invité les parlements africains à bâtir des passerelles de dialogue et d’échanges pour consolider la démocratie et l’État de droit sur le continent.

Renforcer les mécanismes de gouvernance au sein de l’Upa et consolider la coopération interparlementaire face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux du continent : tels sont les engagements des participants à la 85ᵉ session du Comité exécutif de l’Union parlementaire africaine (Upa), qui s’est ouverte le mercredi 3 juin à Dakar. Durant les deux jours de travaux (3 et 4 juin 2026), une centaine de députés et de sénateurs, représentant près de seize pays africains, entendent réfléchir à la place des institutions parlementaires africaines face à des enjeux tels que le changement climatique et la criminalité.

L’Union parlementaire africaine, née en 1976, est une organisation qui regroupe les parlements du continent dans le but de promouvoir le dialogue, la concertation et la coopération au service de l’intégration et du développement de l’Afrique. La cérémonie d’ouverture de la session, qui s’est tenue hier, mercredi 3 juin, sous la présidence d’El Malick Ndiaye, représentant Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, vise également à échanger sur les contours d’une meilleure prise en charge des priorités sécuritaires, sociales et climatiques sur le continent. « L’Union parlementaire africaine incarne précisément cet idéal de convergence et de solidarité. Dans cette perspective, elle constitue un espace privilégié de concertation, de médiation et de construction de solutions durables pour nos populations», a déclaré M. Ndiaye, avant d’ajouter : «Dans un monde marqué par des recompositions rapides, elle représente un levier essentiel pour faire entendre une voix africaine unifiée et respectée». Poursuivant son propos, il a appelé à un renforcement des mécanismes de gouvernance afin de garantir la pérennité de l’institution.

« À travers ces échanges, c’est la crédibilité et l’efficacité de la coopération parlementaire africaine que nous consolidons », a-t-il soutenu. Pour sa part, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, président du Comité exécutif de l’Upa et président du Sénat de la République démocratique du Congo, a appelé à développer, au sein des parlements, des politiques visant à promouvoir une souveraineté sanitaire africaine. « La récente résurgence de la maladie à virus Ebola nous rappelle que les systèmes de santé africains restent vulnérables et nécessitent des investissements massifs. Cette situation met en évidence la nécessité de développer une véritable souveraineté sanitaire, fondée sur la recherche scientifique, la formation du personnel et la production locale de médicaments et de vaccins », a-t-il déclaré. M. Lukonde Kyenge a aussi exhorté les parlementaires à s’engager dans des politiques renforçant la démocratie et le multipartisme en Afrique, gages de paix et de stabilité dans nos pays. « Au fil de ces décennies, l’Upa, pionnière sur le continent, s’est distinguée par son engagement à soutenir la représentation populaire et le développement durable. Ce 50ᵉ anniversaire symbolise la consolidation d’institutions solides et un nouvel élan pour l’avenir de notre organisation », a-t-il conclu.

Par Mamadou Makhfouse NGOM (textes) et Mbacké BÂ (photo)
SUDQUOTIDIEN

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