Consultations nationales : le Président Bassirou Diomaye Faye défend «l’humilité républicaine »

Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a lancé une nouvelle séquence de consultations nationales placée sous le sceau de « l’humilité républicaine », à travers une série d’audiences prévues du 21 au 31 mai 2026 avec d’anciens hauts responsables de l’État.

Selon un dossier de presse publié par la Présidence de la République à l’occasion de la Journée nationale du dialogue du 28 mai, le Chef de l’État recevra d’anciens Premiers ministres, anciens ministres des Finances et anciens ministres de l’Intérieur afin d’échanger sur les défis économiques, sociaux, sécuritaires et politiques du Sénégal.

Dans ce document, la Présidence présente cette démarche comme l’expression d’une gouvernance fondée sur l’écoute et la concertation, au-delà des alternances politiques. « Le Sénégal a commencé avant nous et continuera après nous », rappelle le Président de la République dans un entretien accordé le 2 mai 2026, cité dans le dossier.

Le texte insiste particulièrement sur la nécessité de valoriser l’expérience des anciens serviteurs de l’État. « En recevant ces personnalités, le Chef de l’État ne renoue avec aucun héritage particulier. Il écoute la voix de l’État dans sa profondeur, par-delà les alternances et les sensibilités. C’est précisément cela, l’humilité républicaine », souligne la Présidence.

Le premier cycle des consultations réunira des personnalités issues de sensibilités politiques diverses. Une manière, selon le document, de privilégier « la pluralité de l’expérience nationale » plutôt que « l’uniformité des positions ».

La Présidence rappelle également que cette démarche s’inscrit dans la continuité de la doctrine du dialogue défendue par Bassirou Diomaye Diakhar Faye depuis son investiture du 2 avril 2024. « Le format change. La méthode demeure », affirme le dossier de presse, en référence au choix d’un format resserré cette année en raison de la proximité entre la Pentecôte et la Tabaski.

Le Chef de l’État a ainsi privilégié des consultations directes plutôt qu’une grande rencontre nationale, par égard pour les contraintes spirituelles et familiales liées à ces deux importantes célébrations religieuses.

S.G – LESOLEIL

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