Conflit gazier: Touba Oil et la SAR s’affrontent devant la justice pour un milliard FCFA
Le différend entre Touba Oil et la Société africaine de raffinage prend une tournure judiciaire. Au cœur du litige : un projet de terminal gazier offshore, des accusations d’occupation illégale de terrain et une demande de dommages et intérêts estimée à un milliard de francs CFA.e bras de fer entre la société Touba Oil et la Société africaine de raffinage (SAR) s’intensifie autour d’un projet stratégique lié à l’approvisionnement en gaz butane. L’affaire, désormais portée devant les tribunaux, oppose les deux entreprises sur des questions foncières, techniques et commerciales.
Dirigée par Djiby Sèye, Touba Oil réclame un milliard de francs CFA de dommages et intérêts à la SAR, pilotée par Mamadou Habib Diop. L’entreprise accuse la raffinerie d’avoir volontairement entravé l’avancement de son projet gazier à travers des actes d’obstruction, de menaces et de chantage.
Le litige concerne la construction d’un terminal gazier offshore destiné à alimenter Touba Oil en gaz butane grâce à des pipelines terrestres. Ces installations doivent traverser une zone située à proximité des infrastructures de la SAR.
Selon Touba Oil, les travaux avaient déjà démarré lorsque la SAR a exigé leur arrêt immédiat, soutenant que le terrain concerné relèverait exclusivement de son domaine foncier.
La société pétrolière affirme pourtant disposer de toutes les autorisations administratives nécessaires pour exécuter le projet, notamment celles délivrées par les services des Eaux et Forêts. Touba Oil estime également que la SAR chercherait à reprendre le contrôle du projet après avoir eu accès à certaines données techniques sensibles.
En réponse, la Société africaine de raffinage a introduit une contre-plainte pour occupation illégale de terrain. Son conseiller juridique, Moustapha Ndiaye, accuse Touba Oil d’avoir percé une ouverture dans le mur de clôture de la raffinerie afin d’installer des supports destinés aux pipelines sur une parcelle appartenant à la SAR.
Face à ces accusations croisées, le tribunal a décidé de joindre les deux procédures dans un même dossier judiciaire. L’affaire a été renvoyée au 9 juin prochain pour les plaidoiries.
D’après L’Observateur, ce dossier pourrait avoir des répercussions importantes sur le secteur gazier sénégalais, dans un contexte où les investissements énergétiques occupent une place stratégique dans l’économie nationale.
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