Le Sénégalais, Dr Mallé FOFANA nommé Directeur exécutif adjoint du Global Green Growth Institute

Le Global Green Growth Institute (GGGI) a annoncé la nomination du Sénégalais Dr Mallé Fofana au poste de Directeur exécutif adjoint et responsable de la mise en œuvre de la croissance verte au sein de l’institution internationale. 

Dans un communiqué, l’organisation a salué le rôle déterminant joué par l’expert sénégalais dans la dynamique de croissance du GGGI.  » Nous sommes heureux d’accueillir le Dr Mallé Fofana en tant que Directeur exécutif adjoint et responsable de la direction de la mise en œuvre de la croissance verte. Rien qu’en 2025, GGGI a atteint une croissance institutionnelle proche de 20 % dans un contexte mondial marqué par de fortes incertitudes, et le Dr Fofana a joué un rôle central dans cet élan « , souligne l’institution. 

Le GGGI rappelle également que le Dr Fofana a dirigé le portefeuille mondial de l’organisation en mobilisant près de 4 milliards de dollars d’engagements d’investissements verts et en soutenant l’adoption de 81 politiques de croissance verte dans plus de 50 pays. 

Depuis la Corée du Sud, où se trouve le siège de l’organisation, Dakaractu a recueilli les premières réactions de notre compatriote, devenu l’un des rares Africains à occuper un poste aussi stratégique dans une institution internationale spécialisée dans les politiques climatiques. 

« J’accueille ce poste avec beaucoup d’humilité. Certes, il s’agit d’un poste stratégique à l’échelle mondiale, mais c’est aussi une grande fierté d’être le premier Sénégalais et l’un des premiers Africains à accéder à ce niveau de responsabilité au sein de l’organisation « , a déclaré Dr Mallé Fofana. 

Avant tout, le nouveau Directeur exécutif adjoint dit vouloir rendre grâce à Dieu pour cette nomination qu’il considère comme une reconnaissance du travail accompli. 

 » C’est important pour moi, pour ma famille, pour l’Afrique, mais aussi pour l’équipe du GGGI qui regroupe près de 90 nationalités réparties sur les cinq continents. Il existe un véritable esprit d’équipe et de coordination au sein de cette institution, ce qui nous permet d’atteindre les résultats attendus « , a-t-il confié. 

Pour lui, cette promotion repose avant tout sur  » la compétence et le mérite « . Dr Mallé Fofana rappelle que le GGGI travaille aujourd’hui avec près de 55 pays à travers plus de 300 projets dans le monde. 

 » L’année dernière, nous avons pu mobiliser près de 4 milliards de dollars pour nos pays membres. Cela reste un défi permanent. Mais, en tant que Sénégalais et Africain, l’essentiel est surtout de produire des résultats concrets « , a-t-il insisté. 

Évoquant les enjeux climatiques actuels, Dr Mallé Fofana estime que les pays africains ont besoin d’un accompagnement renforcé, aussi bien dans la planification stratégique que dans l’accès aux financements verts. 

 » Aujourd’hui, nous sommes dans une période difficile où les États ont besoin d’appui sur leurs plans économiques et sociaux, mais aussi sur le développement de programmes et l’accès aux financements climatiques. Cela nécessite des solutions innovantes et une collaboration étroite entre le secteur public, le secteur privé et la société civile « , explique-t-il. 

Le responsable du GGGI a également insisté sur la vulnérabilité particulière du continent africain face au changement climatique. 

 » L’Afrique est l’un des continents qui émet le moins de gaz à effet de serre, mais elle reste l’une des régions les plus touchées par les effets du changement climatique. Il est donc essentiel de développer des solutions axées sur l’adaptation et la résilience afin d’aider nos pays à mieux absorber ces impacts « , a-t-il souligné. 

Concernant les perspectives pour le Sénégal, Dr Mallé Fofana estime que le pays dispose d’importantes opportunités dans le domaine des financements verts. 

 » Le Sénégal peut très bien se positionner pour capter davantage de financements verts. Il faut travailler avec le gouvernement et le secteur privé afin de mettre en place les bonnes stratégies. Ce n’est pas compliqué, il faut simplement une vision à long terme « , a-t-il conclu.

Avec Dakar Actu

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