AFFAIRE SAMUEL SARR / CHEIKH AMAR : ces éléments nouveaux qui blanchiraient Samuel Sarr

Depuis la tenue de l’audience dans l’affaire opposant Samuel Sarr à Cheikh Amar, une vague de critiques médiatiques s’est abattue sur l’ancien ministre d’État. Une situation qui interroge : s’agit-il d’une tentative de pression sur la justice ?

Une affaire aux allures de renversement des rôles

Selon plusieurs éléments issus de l’enquête de la gendarmerie, l’affaire pourrait relever d’une inversion des responsabilités. Les procès-verbaux (PV) évoquent des faits qui contredisent la thèse présentée contre Samuel Sarr.

Certains observateurs s’interrogent d’ailleurs sur la prise en compte de ces éléments par le parquet, notamment face à des pièces jugées déterminantes.

Un mandat clair au nom de Me Abdoulaye Wade

Les documents versés au dossier indiquent que Samuel Sarr agissait dans le cadre d’un mandat écrit délivré par Abdoulaye Wade. Sa mission consistait à recouvrer une créance de 7,9 milliards FCFA auprès de Cheikh Amar.

Les éléments de l’enquête révèlent notamment que :

Cheikh Amar reconnaissait la dette et avait sollicité un moratoire
Des traites avaient été émises comme garantie de paiement
Une somme de 2 milliards FCFA avait été remboursée
Toutes les opérations faisaient l’objet de suivis documentés et validés
Des preuves matérielles jugées solides

Au total, 9 documents scellés ont été remis aux enquêteurs par Samuel Sarr. Ces pièces incluent :

correspondances officielles
échanges de mails
traites bancaires
tableaux de suivi des paiements
décisions judiciaires

Le PV d’enquête souligne clairement que :

« le créancier dans cette affaire n’est pas Cheikh Amar »

Une créance confirmée par plusieurs sources

Des personnalités proches de Me Wade, dont Madické Niang et Omar Sarr, ont confirmé l’existence de cette créance estimée à 18 millions de dollars (7,9 milliards FCFA).

Ils attestent également que Samuel Sarr avait été officiellement mandaté pour en assurer le recouvrement.

Une procédure judiciaire déjà engagée

Une requête en hypothèque conservatoire introduite en 2019 montre que :

la créance restante était de 5,9 milliards FCFA
ce montant tenait compte des 2 milliards déjà remboursés

Le jugement n°660/19 du tribunal de commerce confirme ce point, validant le désistement partiel du créancier.

Une contre-attaque judiciaire de Samuel Sarr

Le 12 avril 2022, Samuel Sarr a déposé plainte contre Cheikh Amar pour :

tentative d’extorsion de fonds
faux et usage de faux
dénonciation calomnieuse

Il affirme que la plainte initiale pour abus de confiance serait infondée, estimant avoir agi strictement dans le cadre de son mandat.

Une défense fondée sur la traçabilité des fonds

Selon les éléments du dossier :

les 2 milliards FCFA perçus ont été utilisés selon les instructions du mandant
un tableau récapitulatif des dépenses a été validé
aucune contestation n’a été formulée par le créancier
Une affaire qui divise

Malgré ces éléments, Samuel Sarr a été inculpé pour abus de confiance. Une décision qui suscite incompréhension chez ses soutiens, au regard des conclusions de l’enquête préliminaire.

Pour ces derniers, le dossier aurait dû être classé sans suite.

Vers une jonction des procédures ?

Samuel Sarr souhaite désormais la jonction des deux procédures pour éviter des décisions contradictoires et permettre une meilleure lecture judiciaire du dossier.

AFFAIRE SAMUEL SARR / CHEIKH AMAR : ces éléments nouveaux qui blanchiraient Samuel Sarr
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