ARP : le SAMES et le SUTSAS contestent les nouvelles nominations et interpellent le ministre

La jonction des luttes SAMES-SUTSAS de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP) a exprimé des réserves sur certaines nominations récentes au sein de l’institution, malgré avoir salué la désignation de la nouvelle Directrice générale, Dr Aïssatou SOUGOU.

Dans une lettre ouverte publiée ce jeudi 19 mars, les syndicats critiquent notamment les choix opérés à la tête de la Direction de l’Homologation et de la Sérialisation (DIHS) et de la Direction de l’Inspection pharmaceutique, de la Surveillance du marché et des vigilances (DISV).

S’agissant de la DIHS, la nomination est jugée « particulièrement critiquée ». Les syndicats affirment que le responsable désigné est « cité dans des soupçons graves de trafic de médicaments et d’autorisations de mise sur le marché », qualifiant cette décision de « triple erreur (éthique, stratégique et managériale) ».

Concernant la DISV, la jonction des luttes conteste également le profil de Serigne Omar SARR, estimant qu’il « n’est pas un pharmacien inspecteur assermenté » et « ne remplit pas les critères » requis pour le poste. Elle rappelle que cette fonction exige notamment un master en inspection, une expertise réglementaire internationale, un leadership affirmé ainsi qu’une expérience avérée dans le domaine.

Face à cette situation, les syndicats exhortent le Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique à « revoir d’urgence ces nominations », afin de préserver « la stabilité, la crédibilité et la transparence de l’ARP ». Ils mettent en garde contre les risques de discrédit et de démoralisation du personnel si les exigences de compétence et d’intégrité ne sont pas respectées.

Les organisations appellent également à l’ouverture d’un dialogue avec les parties prenantes pour garantir la santé des populations, tout en réclamant la révision des décisions récentes.

Elles précisent ne reconnaître « aucune note antidatée ou survenant après le 18 mars 2026 », date de départ du directeur général sortant. Selon elles, « de telles pratiques entretiennent une insécurité administrative inacceptable » et contribuent à fragiliser davantage une institution déjà jugée affaiblie par une gestion défaillante.

Babacar NGOM

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