Incursions violentes dans les écoles du Plateau: ce que risquent les élèves fautifs
Face aux incursions violentes d’élèves dans plusieurs établissements de Dakar-Plateau, le ministère de l’Éducation nationale hausse le ton. Dans un communiqué daté du 25 février 2026, le ministre annonce des poursuites judiciaires et des sanctions administratives pouvant aller jusqu’à l’exclusion définitive.
Depuis quelques jours, des groupes d’élèves issus de certains collèges relevant de l’Inspection de l’éducation et de la formation (Ief) de Dakar-Plateau investissent des établissements scolaires pour déloger leurs camarades, sous prétexte de soutenir la grève des étudiants. Dans un communiqué, le ministère de l’Éducation nationale, à travers la Direction de la formation et de la communication (Dfc), évoque des actes marqués par des « jets de pierres et des intrusions répétées dans des collèges tels qu’Abdoulaye Maturin Diop, Ahmet Sy Malick, Blaise Diagne, Thierno Birahim Mbacké, Awa Balla Mbacké ou encore Ousmane Diop Coumba Pathé ».
Il dénonce une situation qu’il qualifie d’« inacceptable», soulignant que ces actes ne se limitent pas seulement à perturber les enseignements-apprentissages, mais ils occasionnent également « de sérieux dégâts sur les infrastructures scolaires, régulièrement prises pour cible ». Le ministère prévient que « tout élève pris en flagrant délit de destruction d’infrastructures scolaires ou de perturbation des enseignements sera immédiatement traduit devant la justice ». À ces poursuites judiciaires, dit-il, « s’ajouteront des sanctions administratives pouvant aller jusqu’à l’exclusion définitive de l’établissement ou la radiation sur les listes de candidats aux examens pour les concernés ».
Selon le ministère, « toutes les dispositions nécessaires seront prises, en rapport avec les autorités administratives et les Forces de défense et de sécurité (Fds), pour sécuriser les établissements et garantir la continuité des enseignements-apprentissages par tous les moyens légaux requis ». Le communiqué précise que « les parents seront mis face à leurs responsabilités ». Au-delà de ces mesures coercitives, le ministère lance un appel à la mobilisation de toute la communauté à faire preuve d’« une vigilance accrue ».
D. DIOUF

