3eme édition de la marche vers paques : Abbé Laurent Preira exhorte les jeunes à se tourner vers Dieu
Le mois de Carême est un temps de ferveur. L’Eglise invite ses fidèles à l’amour, la solidarité, la prière et le jeûne. Dans cette invite, il est organisé dans chaque diocèse des récollections pour mieux vivre la parole de Dieu. Le 22 février dernier, les lycéens et collégiens ont eu leur moment de grâce. Occasion saisie par Abbé Jean Laurent Preira, Vicaire à la Cathédrale de Saint-Louis, par ailleurs Directeur diocésain des Œuvres catholiques, d’exhorter les jeunes à se tourner vers Dieu. Enseignements…
Nous sommes invités dans le temps du carême à nous convertir, c’est à dire à nous tourner vers Dieu. Nous l’avons chanté le vendredi au chemin de croix « changez vos cœurs, croyez à la bonne nouvelle » si nous devons nous convertir, c’est bien parce qu’il faut se détourner de quelque chose, si nous devons changez nos cœurs, c’est parce qu’il y a problème en nous-même. Ce problème, on peut en l’occurrence le nommer : c’est le péché. « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est méchant : qui peut le connaitre ? » scandait Jérémie dans l’Ancien Testament (Jérémie 17,9).
Voilà une des raisons pour lesquelles, la liturgie de ce dimanche nous invite à commencer notre combat spirituel par une réflexion sur le péché, le mal et la tentation. Le péché est un acte volontaire et conscient. Il est le résultat d’une action libre de l’homme envers Dieu et son prochain. Le mal n’est pas de notre ressort, mais le péché oui. Le mal est représenté par le serpent et le péché résulte de la conduite d’Adam.
Dans le Catéchisme de l’Église Catholique (CEC), le mal n’est pas une substance ou une création de Dieu, mais une privation ou un manque de bien qui devrait être présent. Il se manifeste de deux manières : le mal moral (péché) découlant du libre arbitre humain, et le mal physique (souffrance, calamité). Le Mal désigne aussi une personne, Satan : celui qui divise et qui sème le trouble.
Par conséquent, pour ne pas laisser ses enfants dans le péché, l’Église demande toujours aux catéchumènes ou aux parents qui sollicitent le baptême de leurs enfants, de rejeter le péché qui conduit au mal et de nous en remettre à la miséricorde de Dieu pour accéder à la plénitude de la vie.
Par ailleurs, Satan essaie toujours de nous détourner de notre vocation de fils et de filles de Dieu appelés à la sainteté. Il sait que nous devons ressembler à Dieu en tout, être saint comme Dieu l’est. C’est ainsi qu’il cherche par de multiples manières à nous distraire en utilisant la tentation pour nous empêcher de parvenir à la sainteté véritable. Mais gloire soit rendu à Dieu, par son Fils Jésus-Christ, qui nous montre l’exemple et en même temps nous révèle le secret qui nous permet de ne pas succomber aux multiples tentations du diable.
Chers frères et sœurs, chers enfants, vous savez, le malin utilise toujours nos moments de faiblesse pour nous soumettre à la tentation, qu’est-ce que cela signifie ? Cela veut dire que le diable rode comme un lion qui rugissant, cherchant qui il pourra dévorer. (1Pierre 5 :8), parce que c’est un adversaire du fils et de la fille de Dieu. La Bible nous intime l’ordre de lui opposer une « résistance par la foi ; » en restant sobre et vigilant.
En clair, être humble et obéissant nous permets d’échapper au piège du malin. Le diable ne peut rien contre une personne humble et obéissante. Tout au long de ce Carême nous devons travailler en nous ces deux vertus : l’humilité et l’obéissance.
L’humilité parce que « Dieu résiste aux orgueilleux et aux humbles il accorde sa grâce » (Jacques 4 : 6), et l’obéissance, car « Jésus-Christ a appris, bien qu’il fût Fils de Dieu, l’obéissance par les choses qu’il a souffertes. » Hébreux 5, 8. Autrement dit, nous devons travailler à obéir aux commandements de Dieu dans l’humilité et l’obéissance. Car, « il est écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu » (Mt 4,7)
Changez vos cœurs, croyez à la bonne nouvelle.
REALISEE PAR YVES TENDENG

