LUTTE: Passation de service

La transition à la tête de la lutte sénégalaise s’est opérée dans la sérénité. À l’issue de la passation de service avec Malick Ngom du Comité national de gestion (Cng) de la lutte, le nouveau président de la Fédération sénégalaise de lutte (Fsl), Bira Sène, démarre son mandat avec une situation financière jugée saine, marquée par un actif disponible de plus de 22 millions de FCfa et une créance de 17 millions de FCfa en attente auprès du ministère des Sports.

La cérémonie s’est déroulée, hier, dans le bureau du président sortant, en présence de l’inspecteur des Affaires financières et administratives, Lazard Sarr, et du directeur des Activités physiques et sportives (Daps), Gilbert Mbengue. À cette occasion, Malick Ngom a présenté les documents administratifs et financiers retraçant ses quinze mois de gestion à la tête du Comité national de gestion de la lutte, une période marquée par une phase de transition institutionnelle dans la gouvernance de la lutte.

Sur le plan financier, M. Ngom a indiqué qu’à son arrivée, le Cng disposait d’un montant global de 22.700.000 de FCfa. À l’issue de son mandat, la situation globale s’élève désormais à 39.105.000 de FCfa, un montant qui inclut une créance de 17 millions de FCfa que le ministère de tutelle doit encore à la Fédération, au titre de dépenses engagées antérieurement.

De son côté, Bira Sène a confirmé ces chiffres tout en apportant des précisions sur la répartition réelle des fonds. En termes clairs, la nouvelle équipe dirigeante démarre sa mission avec un actif immédiatement disponible de plus de 22 millions de FCfa, en plus d’un avoir de 17 millions en attente de remboursement par l’État. Une situation jugée saine par les deux parties, traduisant une gestion jugée responsable et transparente.

Au-delà des chiffres, cette passation marque également la fin officielle de l’ère du Cng et l’entrée en fonction pleine et entière de la Fédération sénégalaise de lutte. Bira Sène a salué le travail accompli par son prédécesseur et affiché sa volonté de poursuivre les activités sans rupture. L’ancien président du Comité régional de gestion (Crg) de Kaolack a annoncé des réformes à venir, notamment sur le plan réglementaire et organisationnel. Cette transition apaisée ouvre ainsi une nouvelle page pour la lutte sénégalaise, avec l’ambition affichée d’assainir la discipline, de renforcer la gouvernance et de préparer les échéances futures, notamment dans la perspective des grandes compétitions internationales à venir.

Après quinze mois à la tête du Cng, Malick Ngom a officiellement transmis les charges à Bira Sène, récemment élu président de la Fédération. Dans son intervention, le président sortant a présenté cette cérémonie comme une « tradition républicaine » marquant la continuité du service public. Il a précisé que l’inventaire du matériel et la situation financière ont été examinés, soulignant que les équipements remis sont quasiment identiques à ceux reçus à sa prise de fonction, à l’exception de nouvelles acquisitions. Ngom salue la continuité, Sène annonce des réformes Le président du Cng a également exprimé sa gratitude aux autorités étatiques pour la confiance accordée durant la période de transition, tout en mettant en avant les avancées réalisées, notamment sur le plan international et dans la perspective des Jeux olympiques de la jeunesse « Dakar 2026 ».

M. Ngom a, par ailleurs, réaffirmé son attachement à la lutte, annonçant qu’il continuera à servir la discipline en tant qu’arbitre international. De son côté, Bira Sène a rendu hommage au travail accompli par son prédécesseur, qu’il considère comme un partenaire et un frère. Le nouveau président de la Fsl a salué la fin de l’ère du Cng et annoncé un « changement de paradigme » dans la gouvernance de la lutte. Il a insisté sur la nécessité d’assainir le milieu à travers la relecture et l’application stricte des textes, tout en garantissant la continuité des programmes en cours. Parmi les premières mesures annoncées figurent la convocation prochaine du Comité directeur et l’organisation d’une assemblée générale extraordinaire pour l’adoption des règlements généraux.

Sène a également indiqué que tous les acteurs de la lutte (lutteurs, encadreurs, promoteurs et marabouts) devront désormais être licenciés, afin de mieux structurer le secteur et d’améliorer la gestion des statistiques. Objectif affiché : instaurer de nouveaux comportements et permettre à la lutte sénégalaise de rayonner davantage, au plan national comme international.

Abdoulaye DEMBÉLÉ
LESOLEIL

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *