Au-delà du terrain, la CAN 2025 et la guerre de l’image contre le Maroc
L’annonce de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations par le Maroc a créé des tensions et réveillé la rancœur de plusieurs nations, et pas seulement africaines. Cette messe du football africain, la meilleure jamais organisée a été teintée de critiques avant même qu’elle n’ait commencé et interroge, aujourd’hui, la gestion de la communication de ce tournoi.
Une grande partie de la CAN 2025 s’est jouée en ligne sur les réseaux sociaux. Elle a démontré plusieurs éléments à prendre en compte pour la politique intérieure et extérieure du pays.
Les leçons à tirer sont nombreuses et concernent plusieurs départements stratégiques du pays. Le Maroc a brillé par son organisation d’une qualité exceptionnelle. Il a livré sans conteste, la meilleure CAN de tous les temps. Le pays a tellement relevé le niveau que les critiques ont dépassé l’entendement, entre critique des hôtels les qualifiant d’auberges, de la distance entre l’hôtel et le centre d’entrainement, de la présence de moustiques (en hiver!!) ou encore de la pluie.
Des critiques invraisemblables lorsqu’on sait que les équipes ont été reçues dans des hôtels de luxe et à minima 5 étoiles ou des chaines internationales, que des stades ont été construits ou refaits à neuf pour cette CAN, quand dans les éditions précédentes, les joueurs séjournaient dans des conditions des moins confortables, devaient effectuer des kilomètres pour atteindre les centres d’entrainements, prenaient des « ice baths » dans des tonneaux en plastiques sans oser dire un mot, et aujourd’hui se permettent à critiquer tout et n’importe quoi sans logique aucune.
Le Maroc a été condamné par les réseaux bien avant le début de cette CAN, il a été ciblé et identifié comme l’homme à abattre et pour cela, la propagande de pays comme l’Algérie qui avait candidaté pour organiser cette CAN et ne l’a pas eue, a fait un travail « remarquable« .
Cette CAN a aussi dévoilé la quantité de haine dont fait l’objet le Maroc et, le racisme envers ce pays qui ne voit pas assez « noir » pour être africain pour beaucoup de Nations africaines, tout en étant trop « africain » pour être arabe pour certains citoyens des pays du Moyen-Orient.
Un pays qui dérange par son succès, un pays mal aimé car connu des élites mais pas assez des populations africaines notamment anglophones, victime de préjugés et de stéréotypes, et surtout victime d’un discours raciste. « Comment réussir quand tout un continent est contre toi ? », a résumé l’ancien entraineur Arsène Wenger.
Sur les réseaux, nombreux sont les influenceurs marocains habitués à recevoir opportunités, partenariats payés et à être avantagés par le département de la Communication, les substituant même aux journalistes dans certains événements, qui ont brillé par leur silence face au flot d’insultes et contenus agressifs contre le Maroc. Cette CAN a montré que le pari porté sur ces audiences est un faux calcul parce que finalement, ce sont les contenus authentiques et désintéressés, ceux des patriotes, qui ont percé.
La CAN ne se joue pas que sur le terrain mais c’est une machine de communication aussi. Ramener des influenceurs étrangers pour faire la promotion de la compétition et donner une belle image du Maroc pour le tourisme, c’est bien beau, mais qu’en est-il des Marocains habitués aux invitations? A l’exception des vrais amoureux du football marocain et des vrais patriotes qui ont payé de leur propre poche pour assister aux matchs, le reste attendait comme à son habitude dans un coin des invitations ou des cachets, et ceux à qui on a confié la mission à proprement dit, n’ont pas été vus, ou attendaient « Speed » pour créer du contenu autour de lui.
Dans un événement de cette envergure, la bataille devait se livrer aussi sur les réseaux pour répondre aux attaques, par des contenus, des commentaires, des réactions, mais pas par intérêt. C’est dans ce genre d’événement qu’on attend de voir du patriotisme, et cela exige un haut niveau de responsabilité et de compréhension des enjeux.
La surprise dans cette CAN des réseaux n’a pas été les personnalités marocaines du web, mais les Africains résidant au Maroc qui se sont révélés être les meilleurs ambassadeurs du Royaume qui les a accueillis. En répondant à toutes les accusations par leur propre expérience, en défendant le pays où ils étudient, travaillent, et vivent, ils ont défendu le Maroc d’une manière exceptionnelle.
Ils étaient aux devants de la scène, à poster vidéo après vidéo, pas par complaisance ou quelconque intérêt, mais pour rétablir la vérité du vrai Maroc, ce pays accueillant, généraux, souriant, amical, même familial. Ce pays qui aime les étrangers et les traite en amis.
La communication n’est pas faite uniquement de selfies et de contenu drôle, elle ne nécessite pas des moyens énormes, mais une intelligence collective, une stratégie cadrée et un suivi. Le nombre importe peu tant que la qualité des arguments est là, les réponses sont là.
Cet événement a montré que la réussite au niveau de l’organisation n’était pas tout, mais qu’il fallait instaurer également une stratégie plus poussée pour contrer les fake news, combattre la calomnie. Une stratégie médiatique et de communication pour faire taire les mauvaises langues comme celle d’un certain commentateur sportif algérien, et répondre par la grandeur des efforts fournis par le Maroc.
Le Royaume a devant lui plusieurs leviers pour soigner son image de marque suite à cet événement qui a fait tomber les masques. Le pays doit entre autres, comprendre et trouver des solutions au racisme de certaines populations africaines envers le Maroc qu’elles ne considèrent pas comme africain, les idées reçues sur un prétendu racisme ambiant au Maroc, investir les espaces numériques de façon organique, identifier et répondre aux fauteurs de troubles parmi les simples citoyens, les parties étrangères et médias étrangers qui suivent des agendas, et qui s’en sont donné à cœur joie après la défaite du Maroc pour tenter de saper tout le travail réalisé.
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