CAN, Tik-Tok, réseaux sociaux, influenceurs, commentateurs: l’Afrique en mondiovision (par Mamadou Kassé) 

La CAN 2026 au Maroc aura assurément mis le monde en ébullition. Pour la première fois depuis l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, une compétition sportive aura suscité autant de passions et d’énergie mettant en transes des milliers d’hommes et de femmes pris dans le tourbillon du football.

La CAN du Maroc n’est pas une simple compétition de football entre des équipes nationales, elle est le baromètre d’une Afrique entrée dans la mondialisation d’une communication sociale que seuls Internet et ses dérivés peuvent autiriser.
Epicentre de tout ce déluge d’énergies, les stades marocains continuent de révéler une Afrique arc en ciel, multiforme, multicolore, plurielle. Un continent où la pression et la passion ne dispensent pas de la joie et de la communion. Elle ne se contente pas d’être un tournoi de football ; elle marque l’avènement d’une Afrique hyper-connectée.

​La CAN du « Tout-Numérique ».

​Jamais une édition n’avait généré autant de flux sur TikTok et Instagram.
​Influenceurs et Créateurs : Pour la première fois, la CAF et le pays hôte ont intégré les influenceurs comme des vecteurs officiels (et parfois officieux) de communication. Des vlogs en immersion aux analyses tactiques sur le vif, l’information ne passe plus seulement par les journalistes accrédités, mais par le regard de milliers de fans-créateurs.
​Chaque geste technique, chaque communion dans les tribunes et même les polémiques se propagent en quelques secondes, faisant de cette CAN un événement global suivi bien au-delà des frontières du continent.

Le Maroc, vitrine de modernité.

​Le choix du Maroc comme hôte n’est pas anodin. Le pays a misé sur une infrastructure de communication de pointe (5G généralisée dans les stades, plateformes de billetterie numérique, connectivité Inwi dédiée). Cela a permis de transformer le stade en un immense studio de diffusion à ciel ouvert.

​L’Afrique Arc-en-Ciel.

​Au-delà des écrans, les stades de Rabat, Tanger, Agadir, Casablanca ou Marrakech sont devenus le théâtre d’une communion physique qui rompt l’isolement numérique et place l’Afrique au centre de la connectivité. C’est le paradoxe réussi de cette édition : le virtuel amplifie la passion, mais le réel (la fête dans les tribunes) reste le cœur battant du spectacle.
​Un Baromètre de la Mondialisation.
​Cette CAN montre que l’Afrique ne consomme plus seulement la mondialisation numérique, elle la produit. Les codes visuels, les musiques virales et les tendances sociales nés dans les stades marocains s’exportent désormais partout dans le monde.

Mamadou Kassé
Journaliste

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