La ligue démocratique (Ld) se démarque de la proposition de loi portant interprétation de la loi d’amnistie : «La justice ne s’accommode d’aucune sélectivité»

La Ligue démocratique (Ld) marque, à son tour, son désaccord sur la proposition de loi portant interprétation de la loi d’amnistie de 2024 du député du groupe de la majorité parlementaire Pastef, Amadou Ba. Dans un communiqué rendu public hier, lundi 24 mars, le Secrétariat permanent (Sep) de la Ld déclare que «la loi d’amnistie ne peut être partiellement abrogée pour servir des desseins politiques, et réécrire l’Histoire à la convenance des puissants du jour».

La Ligue démocratique (Ld) s’invite dans le débat autour de la proposition de loi portant interprétation de la loi d’amnistie de 2024 du député du groupe de la majorité parlementaire Pastef, Amadou Ba. Dans un communiqué intitulé «ni oubli, ni demi – vérité : contre l’abrogation sélective de la loi d’amnistie», rendu public hier, lundi 24 mars 2025, le Secrétariat permanent (Sep) de la Ld rappelle à l’endroit du nouveau régime que «la vérité ne se fragmente pas, et que la justice ne s’accommode d’aucune sélectivité». Mieux, Nicolas Ndiaye, Secrétaire général de la Ld et ses camarades soulignent que «loin d’être un instrument à géométrie variable, la loi d’amnistie ne peut être partiellement abrogée pour servir des desseins politiques, et réécrire l’Histoire à la convenance des puissants du jour».

Ainsi, rappelant que «dès son introduction à l’Assemblée nationale, le 06 mars 2024, la Ld s’est dressée contre cette loi d’amnistie, dénonçant un subterfuge destiné à enterrer la vérité et à soustraire les responsables à leurs devoirs devant la nation», le Sep de la Ld de réaffirmer : «Aujourd’hui comme hier, notre position demeure inébranlable : l’État de droit exige cohérence et impartialité. S’il faut lever l’amnistie, qu’elle le soit dans son intégralité, afin que toute la lumière soit faite sur les événements tragiques qui ont marqué notre nation. À défaut, ce ne serait qu’une parodie de justice et une insulte à la mémoire des victimes».

Nando Cabral GOMIS
SUDQUOTIDIEN

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