Deux collectionneurs américains de pin’s récrivent 30 ans des Jeux olympiques
Diamniadio (APS) – Collectionneurs de pin’s ou épinglettes olympiques depuis 1996, les Américains Daniel Presberger et Brad Frank ont participé à 16 et 14 olympiades respectivement. Ils poursuivent leur quête passionnée à Dakar, à l’occasion des Jeux olympiques de la jeunesse (2026).
Dans les allées du Centre des expositions de Diamniadio, un des cœurs battants des JOJ 2026, de épinglettes, accrochées aux cordes des badges ou des accréditations, racontent de grands pans de l’histoire des Jeux olympiques.
Le Centre des expositions de Diamniadio (DEX), un complexe d’envergure entièrement reconfiguré pour les JOJ 2026, accueillent les épreuves de gymnastique artistique, d’escrime, de tennis de table, de judo, de taekwondo et de wushu taolu.
Les couloirs et halls constamment animés de ce bâtiment transformé en un temple des sports traduisent la fièvre des compétitions qui se poursuivent dans la salle de judo faisant face à celle dédiée aux rencontres de tennis de table.
Le fracas d’un judoka projeté sur un tatami ou le rebond d’une balle sur une table de tennis vient de temps en temps rappeler l’intensité des épreuves disputées, le tout dans une odeur de café fraîchement préparé qui vient chatouiller les narines en ce début de semaine.
À l’entrée du hall principal, une dame tient une buvette. Quelques visiteurs s’y arrêtent pour prendre une pause, le temps d’un café ou d’une petite discussion, l’opportunité de faire un break pour s’aérer l’esprit.
Les indications affichées sur les murs guident les visiteurs d’une salle à l’autre. Au-dessus des entrées, des pictogrammes représentent les différentes disciplines, suspendus bien en vue, pour compléter la signalétique et faciliter l’orientation du public.
Aux environs de midi, deux hommes âgés, vêtus de tenues particulières, font irruption dans le hall, saluent chaleureusement les passants, dont certains s’arrêtent à leur rencontre.
Les téléphones sortent, les selfies s’enchaînent. Des sourires sont échangés, les discussions entamées se prolongeant en débats nourris. Il n’a pas fallu longtemps pour que Daniel Presberger et Brad Frank deviennent le centre de l’attention de tout ce monde.
Ils poursuivent leur tour du jour vers la sortie menant au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD), s’arrêtent un moment pour continuer à échanger sous le soleil.
Sur un présentoir, Daniel Presberger, originaire de Los Angeles, en Californie, fait défiler ses souvenirs des 16 olympiades auxquelles il a participé.
Ses pin’s ont traversé frontières et continents pour raconter une aventure humaine nourrie par les rencontres qu’il a faites à travers le monde et suivant différentes olympiades.
Il profite de chaque olympiade pour retrouver d’autres passionnés, échanger des épinglettes et nouer de nouvelles amitiés. Il dit assister aux Jeux olympiques pour “rencontrer de nouvelles personnes”.
Entre ses doigts, les pin’s se succèdent, portant les couleurs et symboles de différents pays et éditions des Jeux olympiques.
Certains sont ensuite échangés, d’autres occupent une place particulière dans sa collection personnelle. Les plus précieux, confie-t-il, restent à la maison.
Une épinglette en particulier attire l’attention, un souvenir des Jeux olympiques d’Atlanta de 1996, représentant un plongeur avec le logo de l’événement. Trente ans après, le petit objet conserve la mémoire d’une certaine époque et témoigne d’une passion bien entretenue.
Brad Frank, son compère, poursuit la même quête passionnée avec ses propres trésors. Collectionneur depuis 1996, il a assisté à 14 éditions différentes des Jeux olympiques.
Son regard parcourt les épinglettes qu’il a réunies au fil de ses déplacements : Saint-Vincent-et-les-Grenadines, Allemagne, Sotchi, en Russie, États-Unis ou encore Londres.
Chaque pin’s porte la trace d’une rencontre, d’une ville ou d’un événement sportif. Certains viennent de compétitions internationales, d’autres rappellent les Jeux organisés aux quatre coins du monde.
Pour Brad Frank, l’essentiel ne réside pas dans la rareté des pièces. “Je le fais pour rencontrer des gens, me faire des amis et voir les compétitions”, explique-t-il au sujet de son travail de collection.
Il ne désigne d’ailleurs aucun pin’s comme son préféré, estimant que chaque édition apporte son lot de découvertes.
Et les Jeux olympiques de Dakar dans tout cela ? Brad Frank marque un temps d’arrêt, puis fouille dans ses affaires. Il en ressort deux nouvelles épinglettes portant les inscriptions “Dakar 2026” et “OMEGA”, du nom du chronométreur officiel des Jeux.
De couleur rouge, l’une de ces épinglettes représente le pistolet électronique de départ, un gadget emblématique des compétitions d’athlétisme.
Ces petits objets viennent ainsi inscrire Dakar dans l’histoire olympique mondiale, faite de symboles, de souvenirs et de passion sportive.
Dans quelques années, ces pin’s pourront rejoindre d’autres pièces conservées par les collectionneurs. Ils rappelleront peut-être les premiers Jeux olympiques de la jeunesse organisés sur le continent africain, les visages croisés à Diamniadio et les échanges qui donnent sens à cette pratique de la collection.
C’est dire que derrière le métal, les couleurs et les logos, il y a davantage qu’une collection. Il y a le plaisir de donner, de recevoir et de découvrir l’autre.
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