Guy Marius Sagna : « On ne dirige pas une révolution sans état-major révolutionnaire »

Dans une réflexion sur l’encadrement des fonds politiques, spéciaux, secrets et sociaux, le député Guy Marius Sagna estime que le débat dépasse le seul cadre juridique et renvoie à un choix politique fondamental. Évoquant les obstacles judiciaires susceptibles de contrarier les engagements électoraux de PASTEF, il en tire une leçon sur les défis de la transformation de l’État : rompre avec les instruments hérités de la colonisation, tout en se dotant d’un état-major politique capable de conduire et de coordonner le projet de rupture.

« Faut-il oui ou non encadrer les fonds politiques, spéciaux, secrets, sociaux : ce n’est pas une question juridique mais une question politique. Chaque fois que la justice sera appelée à la rescousse pour empêcher le respect d’un engagement électoral, ce sera une victoire politique de PASTEF. Cela nous apprend aussi une leçon importante de ces deux dernières années et pour la suite : ‎ »On ne dirige pas une révolution avec des outils et instruments coloniaux. » On ne dirige pas non plus une révolution sans état-major révolutionnaire ». 

Guy Marius Sagna

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