Louga : les transporteurs réguliers durcissent le ton contre les « War Gañdé »
La concurrence des transporteurs clandestins provoque une nouvelle montée de tension à Louga. Selon L’Observateur, les chauffeurs du secteur régulier réclament des mesures contre les « War Gañdé » et mettent en cause la réponse des autorités et de leurs représentants syndicaux.
À Louga, les rapports se tendent entre les transporteurs réguliers et ceux qu’ils accusent d’exercer clandestinement. L’Observateur décrit une mobilisation alimentée par le sentiment d’une concurrence déloyale et par la dégradation des revenus des chauffeurs disposant des documents exigés.
Les professionnels du secteur régulier dénoncent des véhicules qui, selon eux, transportent des passagers sans respecter les mêmes obligations administratives. Serigne Bayakh Ndiaye, président des transporteurs de Louga, affirme notamment que certains opérateurs ne disposeraient ni des agréments ni des documents nécessaires au transport interurbain.
La contestation vise également les représentants syndicaux. Des chauffeurs accusent certains responsables de protéger les conducteurs concernés ou de les intégrer dans les instances du secteur. Ils leur reprochent de solliciter les professionnels réguliers lors des élections avant de négliger leurs revendications.
Les protestataires réclament une intervention des autorités, la libéralisation du secteur et une modernisation des véhicules. Selon les responsables cités par L’Observateur, environ 350 chauffeurs seraient touchés par la concurrence d’une minorité d’opérateurs considérés comme non conformes.
Le journal rapporte aussi des propos menaçants évoquant des mesures d’intimidation contre les clandestins. Cette radicalisation du discours traduit la tension du conflit, alors que les transporteurs réguliers demandent un contrôle effectif des conditions d’exercice et une application des règles par les services compétents.

