Coupe du monde 2026: le Brésil fait craquer le Japon dans les dernières secondes et file en 8es
Loin d’être brillant, le Brésil a su renverser le scénario de son 16e de finale contre le Japon lundi 29 juin à Houston. Après une première mi-temps ratée et avoir été menés 1-0, les hommes de Carlo Ancelotti ont tout changé pour arracher leur billet pour les huitièmes de finale dans les toutes dernières secondes du match.
Par :Yohann Le Coz – SOURCE RFI
Le Japon a joué avec ses armes. Une équipe disciplinée tactiquement, généreuse dans l’effort et capable de jouer vite vers l’avant après la récupération du ballon. Des ingrédients qui ont bien failli suffire contre un Brésil bien timide… mais un Brésil quand même. La Seleção a su trouver les ressources pour renverser une situation bien mal embarquée.
Pourtant, ce sont bien les Brésiliens qui avaient la main sur le match pendant les 15 premières minutes. Mais après avoir laissé passer la tempête, en comptant notamment sur leur gardien Zion Suzuki, les Samurai Blue ont fait ressortir les lacunes brésiliennes. Particulièrement sur le plan physique, avec un Lucas Paqueta diminué et sorti blessé à la mi-temps, un Casemiro important collectivement, mais dont les 34 ans se font ressentir (il est sorti sur blessure lui aussi en fin de match), comme pour Danilo, 34 ans également. Ces deux derniers ont reçu des cartons jaunes en première période pour des grosses fautes commises alors qu’ils étaient pris de vitesse.
C’est d’ailleurs après une perte de balle de Paqueta au milieu de terrain que le Japon a ouvert le score. Kaishu Sano s’est emparé d’une mauvaise passe, a franchi les 40 mètres qui le séparaient de la surface adverse et, pas attaqué, a fini par aligner Alisson d’une frappe croisée à ras de terre (29e).
Une mi-temps pour tout changer
Rentrés au vestiaire à la pause la queue entre les jambes, les Brésiliens sont revenus gonflés à bloc en seconde période. La sortie de Paqueta, remplacé par Endrick, a eu le mérite d’ajouter un attaquant à l’équipe et de faire reculer Ryan d’un cran, lui qui avait été bien discret sur le front offensif dans les 45 premières minutes. D’emblée, le changement tactique, comme d’état d’esprit, s’est fait ressentir.
Juste après la reprise, Bruno Guimarães a claqué une tête puissante, forçant Suzuki à la parade. Quelques minutes plus tard, Tomiyasu a sorti miraculeusement une autre tête, de Casemiro cette fois, en détournant le ballon avec son visage sur sa ligne de but (54e). De miracle, il n’y en a pas eu, quand Casemiro a claqué une nouvelle tête sur un excellent centre de Gabriel (56e). La défense japonaise a fini par craquer et on sentait bien que le vent avait clairement tourné.
Ce n’est pas Vinicius qui allait prouver le contraire en trouvant le poteau deux minutes plus tard, après une chevauchée solitaire exceptionnelle. Même s’il a finalement fallu attendre le temps additionnel pour que le match bascule. Trouvé entre deux défenseurs au cœur de la surface par Guimarães, Gabriel Martinelli a enroulé une frappe que Suzuki, encore une fois bien présent, n’a pu qu’effleurer (90e+6).
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Le but de la victoire et de la qualification pour le Brésil, dont la joie et le soulagement n’effaceront pas le souvenir des lacunes observées, qui risquent de rejaillir en 8e de finale, contre la Côte d’Ivoire ou la Norvège. Les Japonais, eux, voient encore une fois un match à élimination directe leur échapper en Coupe du monde. Dans leur histoire, ils n’en ont jamais remporté aucun.

