Moins de coups de sifflet, plus de temps de jeu : L’impact de l’arbitrage

Depuis le début de la compétition, les arbitres n’ont pas le coup de sifflet facile. Un arbitrage qui impacte directement le temps de jeu effectif, mais aussi l’exigence physique des matchs. C’est un style d’arbitrage que beaucoup aimeraient voir toute la saison. Moins de fautes sifflées, plus de tolérance sur les contacts… les arbitres confirment match après match qu’ils sont là pour laisser les joueurs s’exprimer dans cette Coupe du monde.
Couplez cela aux nouvelles réglementations anti-perte de temps sur les remises en jeu et les changements, et vous obtenez un temps de jeu effectif plus élevé que lors des mondiaux précédents. Lors de cette édition, le ballon est en jeu en moyenne 59, 38% de la durée des matchs, contre 56, 86% en 2022, selon la Bbc.

Moins de fautes que lors des éditions précédentes

«L’un de nos axes majeurs, c’est d’accélérer le rythme de jeu, et toutes les nouveautés réglementaires vont tendre vers cet objectif-là», nous expliquait l’arbitre français Clément Turpin avant le début de la compétition. «Toutes les nouvelles directives vont dans ce sens : jouer plus vite les remises en jeu, accélérer les sorties lors des remplacements… L’objectif est simple : rendre le football plus rythmé, plus spectaculaire et plus agréable à regarder», insistait celui qui officie au Mondial.

D’après la Bbc, lors des 40 premiers matchs de cette Coupe du monde, on décomptait 21, 7 fautes par match, soit moins qu’en 2022 (25) et 2018 (27). Moins de fautes sont sifflées qu’en Ligue des Champions cette saison par exemple, ou dans les cinq grands championnats, hormis en Bundesliga allemande.

Une évolution que les joueurs doivent prendre en compte : «Je pense que cela crée plus de fatigue forcément, confie Marvin Senaya, latéral droit d’Auxerre et international ghanéen. Il y a moins d’arrêts de jeu, plus d’intensité et beaucoup plus de courses. En plus, ça laisse clairement jouer. C’est comme ça, le football évolue, et il faut faire avec tout simplement.»
Si les joueurs sont contraints de s’adapter, ce style d’arbitrage est accueilli les bras ouverts par les supporters.

SOURCE LEQUOTIDIEN

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