MESSAGE DE PÂQUES – Monseigneur André Guèye invite à bâtir une paix sincère et durable
À l’occasion de la fête de Pâques, l’Archevêque métropolitain de Dakar, Monseigneur André Guèye, a livré un message centré sur la paix, la réconciliation et la responsabilité collective.
Dans un message empreint de spiritualité et d’engagement citoyen, Monseigneur André Guèye a placé la fête de Pâques sous le signe de la paix véritable. S’inspirant des paroles du Christ ressuscité, il a rappelé que « la paix soit avec vous » n’est ni une simple salutation ni une formule rituelle, mais « un don effectif et réel », à la fois bénédiction et mission confiée aux croyants de tous les temps.
Ainsi, l’Archevêque de Dakar a invité les fidèles à accueillir pleinement cette paix dans leur vie quotidienne. Selon lui, cette parole du Christ doit porter en elle « le réconfort, le pardon, la réconciliation, la joie, le bonheur, la vie », autrement dit « l’abondance et la plénitude des bénédictions du Seigneur ». Il a ainsi appelé à une foi vécue dans la conversion et l’ouverture à la miséricorde divine.
Au-delà de la communauté chrétienne, le message s’est élargi à l’ensemble des citoyens dans ce contexte de la célébration du 4 avril. Monseigneur André Guèye a exhorté les Sénégalais à s’engager dans la construction du pays.
Un appel à la réconciliation dans les familles et la société
Il a souligné que servir la Nation implique de poser des choix guidés par le bien commun, insistant sur la nécessité de ne pas laisser « nos ambitions et nos intérêts partisans prendre le dessus sur l’intérêt général ». Dans cette perspective, il a plaidé pour une culture de la paix au quotidien.
Il a aussi encouragé chacun à adopter « des gestes qui promeuvent la paix, des attitudes qui bâtissent la paix et des paroles qui sèment la paix », tout en appelant à une responsabilité fondée sur l’honnêteté, quel que soit le niveau de responsabilité occupé.
Le message de Pâques s’est également voulu une prière profonde pour la guérison des fractures sociales. L’Archevêque a invoqué la paix du Christ pour réparer « les relations brisées au sein [des] familles [des] communautés et de [des] groupes d’appartenance ».
Le religieux a exprimé sa compassion envers « ceux et celles qui souffrent de la violence gratuite » ainsi que pour « ces femmes qui aspirent simplement au bonheur dans leur foyer ». Dans la même veine, il a évoqué les personnes atteintes dans leur dignité, appelant à soutenir « ceux qui sont victimes de dénonciations et de calomnies portant atteinte à leur honorabilité ».
Monseigneur André Guèye a également adressé un message fort en direction des citoyens en quête de justice. Il a rappelé l’importance de répondre aux attentes de ceux « qui demandent et attendent que justice soit faite », soulignant que la paix durable ne peut se construire sans équité.
Un appel pressant au dialogue a été aussi lancé. L’homme de Dieu a invité les acteurs à privilégier « un dialogue honnête et sincère, fondé sur l’ouverture, l’écoute mutuelle et le respect », et insisté sur la nécessité de préserver les institutions et ceux qui les incarnent pour garantir la stabilité du pays.
Au-delà des frontières nationales, l’Archevêque de Dakar a étendu son message à l’échelle mondiale. Il a dénoncé les illusions d’une paix imposée par la force, rappelant que le monde souffre de « conflits meurtriers et destructeurs de guerre » et de « l’usage de la force ».
Dans ce contexte, il a élevé une prière pour que la paix véritable triomphe et appelé à dépasser les logiques de violence pour construire des relations fondées sur la justice et le respect de la dignité humaine. Pour Monseigneur André Guèye, cette paix ne peut être simplement proclamée ; elle doit être vécue, incarnée et partagée.
Enfin, il a invité chacun à accueillir la lumière de la Résurrection comme une source de renouveau personnel et collectif.
Daouda DIOUF
LESOLEIL

