Racisme : le coup de gueule de Wilfried Zaha

Lassé des insultes racistes reçues sur les réseaux sociaux, l’attaquant ivoirien de Crystal Palace, Wilfried Zaha, a poussé un gros coup de gueule. En demandant notamment aux plateformes de lutter plus sérieusement contre ce fléau.

Des insultes immondes, des menaces, et même une photo… du Ku Klux Klan. A la mi-juillet, l’attaquant ivoirien de Crystal Palace, Wilfried Zaha, avait publié un extrait des messages qu’il peut recevoir sur les réseaux sociaux. Et si depuis, un garçon de 12 ans (oui, oui) a été arrêté par la police britannique, le joueur vedette des Eagles n’est ni soulagé, ni rassuré.

Dans une interview accordée à CNN, Zaha a poussé un coup de gueule contre le racisme en ligne, et exprimé aussi sa lassitude… « A chaque fois que je vais voir mes messages sur les réseaux sociaux, je suis effrayé car je sais que je peux y trouver n’importe quoi, déplore-t-il. Pour les footballeurs noirs, et ce n’est qu’un exemple, être sur Instagram n’est même plus drôle. Vous ne vous amusez plus… Pour tout vous dire, je n’ai même plus l’application Twitter sur mon téléphone, parce que je sais que je vais être insulté, surtout après les matchs. »

« Comment peut-on connaître le Ku Klux Klan à 12 ans? »

L’Ivoirien a aussi évoqué le cas de son « harceleur » collégien. « Comment un gamin de 12 ans peut-il penser de telles choses? Comment peut-on connaître le Ku Klux Klan à 12 ans? Cela me dépasse, poursuit l’ailier. Il faut savoir que ce garçon a envoyé des insultes racistes à trois autres joueurs de mon équipe. Ce n’est pas ok, pas du tout. Quand j’ai signalé son compte (à Instagram, ndlr), j’en ai signalé 50 autres dans la foulée, qui m’avaient tous insulté aussi. »

Or, Zaha estime que les plateformes ne luttent pas assez contre le fléau du racisme. « Que se passe-t-il quand un compte est bloqué? Eh bien la personne derrière en crée un nouveau immédiatement, et recommence, soupire-t-il. Sur Instagram, il n’y a même pas la possibilité de bloquer quelqu’un pour insultes racistes. Ce n’est pas une option. »

Et le joueur de conclure: « Trop, c’est trop. Je fais partie de ces gens qui ont subi des insultes racistes toute leur vie. Si je peux essayer de faire changer les choses, alors j’essaierai. »

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