{"id":9668,"date":"2023-04-03T10:14:55","date_gmt":"2023-04-03T10:14:55","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=9668"},"modified":"2023-04-03T10:14:56","modified_gmt":"2023-04-03T10:14:56","slug":"groupe-mythique-et-cinquantenaire-orchestra-baobab-aux-racines-dune-legende-musicale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=9668","title":{"rendered":"Groupe Mythique et Cinquantenaire :\u00a0Orchestra Baobab, aux racines d\u2019une l\u00e9gende musicale"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le Dakar du d\u00e9but des ann\u00e9es 1970 bruissait de tous les vents culturels. Et les effluves du Festival mondial des Arts n\u00e8gres de 1966, initi\u00e9 par le pr\u00e9sident-po\u00e8te L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor, \u00e9taient encore perceptibles dans l\u2019air de la capitale du S\u00e9n\u00e9gal qui venait de boucler sa premi\u00e8re d\u00e9cennie d\u2019ind\u00e9pendance. C\u2019est dans cette atmosph\u00e8re d\u2019euphorie intellectuelle et artistique que naquit l\u2019Orchestra Baobab.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Dossier r\u00e9alis\u00e9 par Modou Mamoune FAYE&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019aventure du Baobab a commenc\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019heureuse initiative et la belle id\u00e9e de deux hommes : Adrien Senghor, homme politique et neveu du premier pr\u00e9sident du S\u00e9n\u00e9gal (L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor) et son ami, l\u2019homme d\u2019affaires Ousmane Diagne. Ensemble, ils ont recrut\u00e9 les meilleurs chanteurs et instrumentistes de l\u2019\u00e9poque : le guitariste togolais Barth\u00e9l\u00e9my Atisso venu poursuivre ses \u00e9tudes de Droit \u00e0 Dakar, le clarinettiste nig\u00e9rian Peter Udo, le guitariste d\u2019origine marocaine Mohamed Latfi Benjelloun, ainsi que les S\u00e9n\u00e9galais Issa Cissokho, Abdoulaye Mboup, M\u00e9doune Diallo, Ndiouga Dieng, Charly Ndiaye, Mountaga Koit\u00e9, Thione Seck, Balla Sidib\u00e9, Rudy Gomis\u2026 qui, plus tard, vont faire de ce groupe l\u2019un des meilleurs en Afrique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au tout d\u00e9but, l\u2019orchestre jouait dans le bar-dancing Le Baobab, situ\u00e9 \u00e0 la rue Jules Ferry, qui lui a donn\u00e9 son nom. C\u2019est en 1978 que les musiciens d\u00e9cid\u00e8rent de \u00ab wolofiser \u00bb leur nom en adoptant celui de Gouy gui. \u00ab \u00c0 l\u2019\u00e9poque, nous avions d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 au Diander Night-club avec Attisso, Issa, Balla\u2026, mais sans Thione et Ndiouga rest\u00e9s \u00e0 la rue Jules Ferry \u00bb, nous confie Mountaga Koit\u00e9, qui s\u2019est pr\u00eat\u00e9 \u00e0 nos questions avec joie et empressement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans une interview accord\u00e9e \u00e0 la radio fran\u00e7aise Nova, il y a quelques ann\u00e9es, il racontait qu\u2019avant de rejoindre le groupe, Balla Sidib\u00e9 et Rudy Gomis \u00e9taient au Palladium, puis au Miami de Dakar. Du fait de ses membres exp\u00e9riment\u00e9s et provenant d\u2019horizons divers, la musique du Baobab prit d\u2019autres tournures avec l\u2019introduction de sonorit\u00e9s jazz et blues, notamment gr\u00e2ce au virtuose Attisso qui adorait \u00e9couter le guitariste fran\u00e7ais comme Django Reinhardt.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>NUITS CHAUDES DAKAROISES&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019itin\u00e9raire du groupe a \u00e9t\u00e9 jalonn\u00e9 de moments joyeux, mais aussi difficiles, faits de gal\u00e8res et de d\u00e9convenues. En 1985, l\u2019orchestre se disloqua et chaque musicien partit \u00e9voluer ailleurs, en solo ou dans d\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8res formations. \u00ab C\u2019\u00e9tait la p\u00e9riode durant laquelle nous \u00e9voluions au Ngalam, la bo\u00eete de nuit situ\u00e9e dans le quartier du Point E. Le guitariste Barth\u00e9l\u00e9my Atisso d\u00e9cida de continuer ses \u00e9tudes de Droit, Rudy Gomis travaillait au Corps de la Paix\u2026Ainsi, Charlie Ndiaye et Balla Sidib\u00e9 \u00e9taient pratiquement les seuls \u00e0 \u00eatre rest\u00e9s pour essayer de maintenir la dynamique, mais \u00e7a n\u2019avait pas tellement dur\u00e9 \u00bb, se souvient Mountaga Koit\u00e9. Avant d\u2019\u00eatre le toumbiste (sorte de percussionniste) attitr\u00e9 du groupe, il avait \u00e9volu\u00e9 au sein des Ballets africains et se produisait \u00e0 la Maison des Jeunes de Dakar. Il se souvient, comme si c\u2019\u00e9tait hier, d\u2019un disque enregistr\u00e9 au night-club Ngalam vers la fin des ann\u00e9es 1970 par un technicien du nom de Moussa Diallo. Ce produit a circul\u00e9 un peu partout dans le monde, de l\u2019Europe aux Usa et, des d\u00e9cennies plus tard, leur a permis de signer avec le label World Circuit du producteur britannique Nick Gold.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019Orchestra Baobab a \u00e9t\u00e9 l\u2019un des premiers groupes s\u00e9n\u00e9galais \u00e0 enregistrer au Golden Baobab, le studio situ\u00e9 en plein c\u0153ur de Dakar qu\u2019avait mis sur pied Francis Arfang Senghor, fils du pr\u00e9sident Senghor et f\u00e9ru de musique. Dans ses compositions tr\u00e8s avant-gardistes, on sentait d\u00e9j\u00e0 des influences jazzy, soul et afro-cubaines, m\u00e2tin\u00e9es de rythmiques s\u00e9n\u00e9galaises. Ses musiciens \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme des seigneurs qui r\u00e9gnaient en ma\u00eetres (aux c\u00f4t\u00e9s du groupe rival Number One) sur les nuits chaudes dakaroises des ann\u00e9es 1970 et 1980. Il a fallu l\u2019irruption fulgurante d\u2019un Youssou Ndour avec son mbalakh tr\u00e9pident et du Super Diamono du crooner Omar P\u00e8ne pour les \u00ab d\u00e9tr\u00f4ner \u00bb. Une g\u00e9n\u00e9ration disparaissait au profit d\u2019une nouvelle dont le succ\u00e8s co\u00efncidait avec l\u2019arriv\u00e9e du support d\u2019enregistrement des cassettes (qui rempla\u00e7a les disques vinyles) et cette nouvelle vague que les critiques appel\u00e8rent world music. Paradoxalement, c\u2019est Youssou Ndour qui contribua, bien des ann\u00e9es plus tard, \u00e0 remettre le Baobab sur la sc\u00e8ne africaine et mondiale en favorisant le contact avec le producteur Nick Gold. Ce dernier leur fit enregistrer un album qui connut un succ\u00e8s fulgurant au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 et relan\u00e7a leur carri\u00e8re gr\u00e2ce \u00e0 des tourn\u00e9es internationales.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>CHARLIE PARKER, COLTRANE, DIZZY GILLESPIE, JAMES BROWN<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019histoire du Baobab \u00e9pouse parfois les contours d\u2019une saga familiale. Quand Mountaga Koit\u00e9 int\u00e9gra le groupe, il y trouva son cousin Issa Cissokho (leurs mamans sont des s\u0153urs de m\u00eame p\u00e8re et m\u00eame m\u00e8re, comme on dit chez nous) qui y officiait comme saxophoniste. Leur famille a toujours \u00e9t\u00e9 berc\u00e9e par la musique, comme le raconte Thierno Koit\u00e9 (fr\u00e8re de Mountaga) qui a fait les beaux jours du Number One, l\u2019autre grand orchestre dakarois des ann\u00e9es 1970 et 1980 que d\u2019aucuns consid\u00e9raient comme le rival du Baobab. \u00ab J\u2019ai \u00e9t\u00e9 influenc\u00e9 par mon grand fr\u00e8re Di\u00e9go Koit\u00e9 qui jouait au Super Star avec Dexter Johnson et qui s\u2019est plus tard \u00e9tabli \u00e0 Marseille \u00bb, se souvient-il. Il faut dire que les fr\u00e8res Koit\u00e9 avaient de qui tenir car leur oncle, Mamadou Sakho, \u00e9tait un as de la musique qui jouait presque tous les instruments : piano, clarinette, saxo, fl\u00fbte\u2026 Il a influenc\u00e9 Di\u00e9go qui, \u00e0 son tour, a d\u00e9teint sur leur cousin Issa Cissokho. \u00ab Nous avons commenc\u00e9 la musique avec le Rio Orchestra qui se produisait au club des Trois Cocotiers, dans le quartier dakarois de Fass et j\u2019\u00e9tais le plus jeune saxophoniste du S\u00e9n\u00e9gal \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u00bb, se rappelle Thierno. Dans la maison, toute la fratrie \u00e9tait piqu\u00e9e par le virus de la musique. D\u00e8s les premi\u00e8res heures de la matin\u00e9e, le foyer vibrait au son de Charlie Parker, John Coltrane, Dizzy Gillespie, James Brown\u2026, dont les titres passaient en boucle sur le lecteur de disques vinyles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Toute cette kyrielle de compositions \u00e9clectiques les a beaucoup influenc\u00e9s, eux et leurs copains de la m\u00eame g\u00e9n\u00e9ration, et forg\u00e9 leurs connaissances musicales. M\u00eame si on les comparait au Number One, l\u2019autre g\u00e9ant de la musique s\u00e9n\u00e9galaise de l\u2019\u00e9poque, les membres du Baobab estiment qu\u2019il n\u2019y avait pas de comp\u00e9tition entre les deux groupes. \u00ab Apr\u00e8s les soir\u00e9es dans nos bo\u00eetes respectives, nous nous retrouvions dans un bar-restaurant et \u00e9changions des id\u00e9es et des exp\u00e9riences. Nous nous chambrions beaucoup et rigolions entre amis. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, nous ne gagnions pas beaucoup d\u2019argent, mais \u00e9tions heureux de jouer de la musique \u00bb, se souvient Mountaga Koit\u00e9 avec nostalgie. Aujourd\u2019hui, la nouvelle formation du Baobab est sous la houlette du chef d\u2019orchestre Thierno Koit\u00e9. Parmi ses musiciens, on y trouve le guitariste Yakhya Fall, un ancien du Number One, qui fait partie du groupe depuis plus de 15 ans, mais aussi de nouveaux venus tels que Malick Sy \u00e0 la basse, Ren\u00e9 Bolero \u00e0 la guitare solo, le percussionniste Moussa Cissokho qui vivait \u00e0 Paris et qui a jou\u00e9 avec Mory Kant\u00e9 et les Tour\u00e9 Kunda. \u00ab Nous avons comme manager Badou B\u00e8ye, un vrai battant, et notre dynamique tour-manager Omar Sow. Le prochain album est fin pr\u00eat et il ne reste que l\u2019enregistrement qui se fera bient\u00f4t \u00bb, se r\u00e9jouit Mountaga Koit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans ce produit, le public d\u00e9couvrira la touche de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration. Qu\u2019en est-il de l\u2019avenir de l\u2019orchestre ? Selon lui, seul Dieu sait ce qu\u2019il adviendra du Baobab dans les ann\u00e9es \u00e0 venir, mais il estime que les a\u00een\u00e9s ont bien marqu\u00e9 leur temps. \u00ab La nouvelle g\u00e9n\u00e9ration est en train de tenir haut le flambeau afin qu\u2019il ne s\u2019\u00e9teigne jamais \u00bb, explique-t-il. L\u2019Orchestra Baobab est devenu un patrimoine pour le S\u00e9n\u00e9gal et pour l\u2019Afrique, \u00e0 l\u2019instar d\u2019autres groupes mythiques comme le Bembeya Jazz de Guin\u00e9e et l\u2019Orchestra Aragon de Cuba. Comme l\u2019arbre duquel il tire son nom, il a ses racines profond\u00e9ment ancr\u00e9es dans les entrailles du continent et offre ses feuilles et fruits \u00e0 tous ceux qui veulent\u2026 s\u2019abreuver \u00e0 la bonne source musicale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">MOUNTAGA KOIT\u00c9, BATTEUR, TIMBALISTE ET TOUMBISTE<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u00ab En cinq d\u00e9cennies, nous avons fait plus de dix fois le tour du monde \u00bb&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>En 1974, Mountaga Koit\u00e9 avait rejoint le Baobab en m\u00eame temps que le chanteur Thione Ballago Seck. On les appelait les benjamins du groupe. Pr\u00e8s de 50 ans plus tard, ce batteur, joueur de timbales et de toumbas revient sur son cheminement dans l\u2019orchestre mythique qui a fa\u00e7onn\u00e9 une bonne partie de l\u2019histoire de la musique s\u00e9n\u00e9galaise.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mountaga Koit\u00e9 conserve toujours cette bonhomie qui fait de lui l\u2019un des musiciens les plus sympathiques de l\u2019Orchestra Baobab. En discutant avec ce monstre sacr\u00e9, on sent sa joie de vivre communicative et sa soif de transmettre tout ce patrimoine musical, ces souvenirs et cette grande exp\u00e9rience glan\u00e9e au fil des cinq d\u00e9cennies pass\u00e9es au sein du groupe mythique dakarois qu\u2019il a int\u00e9gr\u00e9 en 1974, en m\u00eame temps que son \u00ab jumeau \u00bb, le regrett\u00e9 crooner Thione Ballago Seck, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 2021. \u00ab \u00c0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 je rejoignais le groupe, mon grand fr\u00e8re Issa Cissokho en \u00e9tait le chef d\u2019orchestre \u00bb, nous raconte-t-il. Ce fut un coup du destin, un heureux hasard comme la vie nous en r\u00e9serve parfois. Le joueur de toumba du groupe devait partir en France et il fallait lui trouver un rempla\u00e7ant. \u00ab Issa m\u2019a fait la proposition et je n\u2019ai pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 rejoindre l\u2019orchestre qui \u00e9voluait au bar dancing le Baobab situ\u00e9 \u00e0 la rue Jules Ferry. Thione et moi, on nous appelait les benjamins de l\u2019orchestre \u00bb, se souvient Mountaga Koit\u00e9.<br>Il avait, d\u00e8s le jeune \u00e2ge, opt\u00e9 pour la musique et eut la formidable opportunit\u00e9 de tomber sur un grand groupe qui avait en son sein de talentueux musiciens tels que Barth\u00e9l\u00e9my Atisso \u00e0 la guitare solo, Charlie Ndiaye \u00e0 la basse, Mohamed Latfi Ben Geloune \u00e0 la guitare rythmique, les chanteurs Abdoulaye Mboup, Ndiouga Dieng, M\u00e9doune Diallo, Balla Sidib\u00e9 et Thione Seck. \u00ab L\u2019orchestre avait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 par Adrien Senghor, neveu du pr\u00e9sident L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor, et l\u2019homme d\u2019affaires Ousmane Diagne \u00bb, rappelle-t-il.<br>En 1978, le Baobab effectue sa premi\u00e8re tourn\u00e9e en France qui a dur\u00e9 sept mois. Au cours de cette p\u00e9r\u00e9grination, il enregistre deux disques 33 tours vinyles : \u00ab On verra \u00e7a \u00bb et \u00ab Le Baobab \u00e0 Paris \u00bb. Des productions qui, tr\u00e8s rapidement, l\u2019ont fait conna\u00eetre en France, en Europe et un peu partout dans le monde. \u00ab C\u2019est apr\u00e8s notre retour de France que nous avons commenc\u00e9 \u00e0 nous produire au Diander Night-Club. Depuis cette premi\u00e8re tourn\u00e9e, en cinq d\u00e9cennies d\u2019existence, nous avons fait plus de dix fois le tour du monde et jou\u00e9 aux \u00c9tats-Unis, au Mexique, au Japon, en Finlande, en Angleterre, en Australie et dans tant d\u2019autres pays. Nous avons marqu\u00e9 de notre empreinte toutes les grandes salles et lieux de spectacles \u00e0 travers la plan\u00e8te \u00bb, poursuit Mountaga Koit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u00ab PIRATE CHOICE \u00bb&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Par un heureux concours de circonstances, en 2000, le producteur britannique Nick Gold, patron du label World Circuit, les contacte par l\u2019interm\u00e9diaire de Youssou Ndour. Il avait d\u00e9couvert le groupe en \u00e9coutant \u00ab Pirate choice \u00bb, un album compos\u00e9 de morceaux enregistr\u00e9s entre 1978 et 1982 \u00e0 Dakar et\u2026 \u00ab pirat\u00e9s \u00bb un peu partout en Europe et aux Usa. \u00ab C\u2019est \u00e0 partir de cette date que les membres du groupe se sont r\u00e9unis \u00e0 nouveau et ont recommenc\u00e9 \u00e0 faire des tourn\u00e9es internationales. Ce fut un succ\u00e8s fulgurant et nous avons v\u00e9cu de beaux moments ensemble, apr\u00e8s toutes ces ann\u00e9es de s\u00e9paration. Le Baobab c\u2019est comme une famille \u00bb, raconte Mountaga Koit\u00e9. Le g\u00e9nie de l\u2019orchestre, c\u2019est d\u2019avoir r\u00e9ussi \u00e0 cr\u00e9er sa propre sonorit\u00e9 reconnaissable entre mille. Durant sa longue carri\u00e8re, le Baobab a jou\u00e9 avec des groupes mythiques tels que l\u2019Orchestra Aragon, des musiciens iconiques comme Manu Dibango, Ibrahim Ferrer de Buena Vista Social Club, le c\u00e9l\u00e8bre guitariste Carlos Santana\u2026 \u00ab Lors d\u2019une tourn\u00e9e, ce dernier n\u2019avait pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 quitter sa loge pour venir nous f\u00e9liciter et offrir un collier \u00e0 notre guitariste Atisso. C\u2019\u00e9tait une soir\u00e9e \u00e9mouvante pour nous \u00bb, se rappelle-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Modou Mamoune FAYE&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">CHARLY NDIAYE, BASSISTE<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u00ab Les jeunes ont apport\u00e9 un nouveau souffle \u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le grand bassiste Charly Ndiaye fait partie des premiers membres du Baobab. Cet homme, discret et professionnel jusqu\u2019au bout des ongles, n\u2019accorde presque jamais d\u2019interview. Malgr\u00e9 le poids de l\u2019\u00e2ge et une retraite bien m\u00e9rit\u00e9e, il a accept\u00e9 de nous raconter ses d\u00e9buts dans ce groupe mythique qui a r\u00e9cemment f\u00eat\u00e9 ses 50 ans.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab J\u2019ai rejoint le Baobab dans les ann\u00e9es 1970. Ceux qui ont form\u00e9 l\u2019orchestre, au nombre de trois, \u00e9taient des amis qui jouaient presque tous au Miami, du nom du groupe et de la fameuse bo\u00eete de nuit d\u2019Ibra Kass\u00e9 \u00bb, se souvient le bassiste Charly Ndiaye. Plus tard, ces musiciens ont quitt\u00e9 pour former le Baobab, en 1970, alors que lui, int\u00e9grait le Miami. \u00ab J\u2019allais les voir jouer durant mes soirs de repos et, un jour, le joueur de toumba, mon ami Moussa Kane, a dit au bassiste Sidate Ly : tu sais Grand, mon ami Charles est aussi bassiste \u00bb. \u00c0 l\u2019\u00e9poque, Sidate, qui \u00e9tait d\u2019une famille religieuse, avait atteint un \u00e2ge o\u00f9 il voulait arr\u00eater la musique. \u00ab Il a demand\u00e9 \u00e0 mon ami si j\u2019\u00e9tais vraiment s\u00e9rieux pour int\u00e9grer le Baobab \u00bb, poursuit Charly Ndiaye. C\u2019est ainsi qu\u2019il a commenc\u00e9 \u00e0 remplacer Sidate Ly de temps \u00e0 autre avant d\u2019int\u00e9grer finalement l\u2019Orchestra Baobab. \u00ab J\u2019\u00e9tais tr\u00e8s motiv\u00e9 car ils \u00e9taient tous des amis et je n\u2019avais pas de probl\u00e8me d\u2019int\u00e9gration. Cela s\u2019est fait le plus simplement du monde \u00bb, se souvient-il.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En \u00e9voquant son parcours au sein du doyen des groupes s\u00e9n\u00e9galais, de beaux souvenirs remontent et d\u00e9filent dans sa t\u00eate, comme ces grands bals de fin d\u2019ann\u00e9e qu\u2019ils animaient. Ou ces sorties de promotion de certains corps comme la police ou la gendarmerie. Il se rappelle aussi les grandes tourn\u00e9es \u00e0 travers le monde durant lesquelles les musiciens \u00e9taient toujours ensemble, jouant de la belle musique et mordant la vie \u00e0 pleines dents. \u00ab Il y a, h\u00e9las, des souvenirs moins heureux comme la perte successive de tous ces amis partis \u00e0 jamais \u00bb, regrette-t-il. Mais, selon lui, avec la pers\u00e9v\u00e9rance de ceux qui sont encore l\u00e0, le talent et le s\u00e9rieux des jeunes qui les ont rejoints (Papino le fils de Mountaga, Alpha l\u2019enfant de Ndiouga, Assane Mboup, le bassiste Malick Sy\u2026), ils ont r\u00e9ussi \u00e0 maintenir la dynamique du groupe.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>TRANSITION<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est avec tout ce beau monde que les 50 ans du Baobab ont \u00e9t\u00e9 organis\u00e9s le 10 mars dernier. Une belle f\u00eate et, en m\u00eame temps, des retrouvailles qui devraient avoir lieu depuis longtemps. \u00ab Nos chers disparus auraient bien voulu assister \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9nement, mais Dieu en a d\u00e9cid\u00e9 autrement \u00bb, semble-t-il se r\u00e9signer. En fait, le concert de Sorano marquait plut\u00f4t les 53 ans (l\u2019organisation a \u00e9t\u00e9 diff\u00e9r\u00e9e \u00e0 cause de la pand\u00e9mie de Covid-19), et Charly et ses amis ont tenu \u00e0 marquer la date afin de montrer aux nouveaux venus et \u00e0 tous les S\u00e9n\u00e9galais la pers\u00e9v\u00e9rance et la grandeur de l\u2019Orchestra Baobab.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Selon lui, les jeunes qui ont r\u00e9cemment int\u00e9gr\u00e9 le groupe ont apport\u00e9 un nouveau souffle. Certains d\u2019entre eux c\u00f4toyaient d\u00e9j\u00e0 l\u2019orchestre au sein duquel \u00e9voluaient leurs papas. \u00ab Les anciens les ont bien pris en main et la transition est en train de se faire sans soucis \u00bb, se r\u00e9jouit Charly Ndiaye. Actuellement, apr\u00e8s de longues ann\u00e9es de bons et loyaux services, il profite de sa famille dans le calme de sa maison, ne joue presque plus de la basse \u00e0 cause du poids de l\u2019\u00e2ge et d\u2019une vision d\u00e9ficiente, mais observe toujours de tr\u00e8s pr\u00e8s l\u2019\u00e9volution du Baobab o\u00f9 il a pass\u00e9 les plus beaux moments de sa vie. Le futur, il l\u2019appr\u00e9hende avec espoir et optimisme. \u00ab Les jeunes musiciens travaillent avec beaucoup d\u2019engagement et de s\u00e9rieux afin de perp\u00e9tuer le legs des anciens \u00bb, nous confie-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Modou M. FAYE&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">THIERNO KOIT\u00c9, SAXOPHONISTE ET CHEF D\u2019ORCHESTRE<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u00ab Le Baobab est comme une grande famille \u00bb&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s des p\u00e9r\u00e9grinations musicales durant lesquelles il a accumul\u00e9 du talent et de l\u2019exp\u00e9rience, le saxophoniste Thierno Koit\u00e9 a rejoint le Baobab en 2000. Depuis cette date, il n\u2019a pas quitt\u00e9 la formation o\u00f9 \u00e9voluaient d\u00e9j\u00e0, depuis des d\u00e9cennies, son fr\u00e8re Mountaga et son cousin Issa Cissokho. \u00ab Mon premier groupe fut Las Ondas de Rufisque o\u00f9 chantait Ouza Diallo, puis le Rio Band avec Blain Mbaye, l\u2019oncle de Mbaye Di\u00e8ye Faye (percussionniste de Youssou Ndour) \u00bb, se rappelle-t-il. Quelques ann\u00e9es plus tard, il rejoint le Miami d\u2019Ibra Kass\u00e9 en compagnie des chanteurs Pape Seck et Maguette Ndiaye et d\u2019autres grands musiciens de l\u2019\u00e9poque. Il a \u00e9galement jou\u00e9 au Khalam 2 aux c\u00f4t\u00e9s de Henry Guillabert, Prosper Niang, Brams Koundoul, etc., ainsi qu\u2019au Sahel en 1974 avec Cheikh Tidiane Tall, Idrissa Diop, Seydina Insa Wade, Mbaye Fall, nous raconte-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019un de ses passages les plus remarqu\u00e9s fut celui au mythique orchestre Number One o\u00f9 il a c\u00f4toy\u00e9 le guitariste Yakhya Fall, les chanteurs Pape Seck, Doudou Sow, le trompettiste Ali Penda Ndoye et tant d\u2019autres musiciens tels que Malick Hanne, Badou Diallo, Moustapha Ndiaye, Maman\u00e9 Fall, Papa Demba Diop, Mar Seck, Maguette Ndiaye, Pape Djiby Ba\u2026 \u00ab Apr\u00e8s cette p\u00e9riode, je suis parti \u00e0 Berlin le 17 mai 1978, puis \u00e0 Marseille entre 1979 et 1981, avant de revenir \u00e0 Dakar pour former le Teranga Express avec Idy Diop, Vieux Mac Faye, Sell\u00e9 Thiam, Cheikh Faye, Makhou L\u00e9bougui et Pape Dieng dit Diengos \u00bb, explique Thierno Koit\u00e9. Il int\u00e9gra le Super Etoile de Youssou Ndour de 1985 \u00e0 2000, apr\u00e8s des prestations dans un groupe de vari\u00e9t\u00e9s \u00e0 l\u2019h\u00f4tel M\u00e9ridien de Dakar.<br>Aujourd\u2019hui, il se dit heureux d\u2019\u00e9voluer au sein du Baobab qu\u2019il consid\u00e8re comme une grande famille. Le groupe a r\u00e9cemment f\u00eat\u00e9 son cinquantenaire qui, selon lui, symbolise la long\u00e9vit\u00e9, mais \u00e9galement la constance d\u2019un orchestre qui fait d\u00e9sormais partie du patrimoine musical du S\u00e9n\u00e9gal. \u00ab Je souhaite que la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration constitu\u00e9e de Papino Koit\u00e9, Alpha Dieng et les autres, qui sont tous des fils du Baobab, continue de contribuer \u00e0 faire rayonner le flambeau allum\u00e9 par les anciens \u00bb, confie-t-il. Dans quelques mois, l\u2019orchestre sortira un nouvel album. Une maquette est d\u00e9j\u00e0 pr\u00eate \u00e0 \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e, mais pour \u00e9viter que cela co\u00efncide avec la tourn\u00e9e de juin 2023, le projet sera laiss\u00e9 en stand-by jusqu\u2019\u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e. Le saxophoniste de l\u2019Orchestra Baobab est tout heureux de rappeler que la derni\u00e8re tourn\u00e9e europ\u00e9enne a fait partout sold-out (guichets ferm\u00e9s). Pour lui, cela est suffisamment convaincant quant \u00e0 l\u2019avenir prometteur du groupe dont la notori\u00e9t\u00e9 l\u00e9gendaire est en train d\u2019\u00eatre perp\u00e9tu\u00e9e par la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Modou M. FAYE&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">IN MEMORIAM<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Ces illustres disparus qui ont marqu\u00e9 le groupe<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis 1975, date de la mort accidentelle du chanteur Abdoulaye Mboup qui avait \u00e9mu tout le S\u00e9n\u00e9gal, le Baobab a perdu sept autres de ses musiciens : Ndiouga Dieng en 2016, M\u00e9doune Diallo en 2018, Issa Cissokho en 2019, Balla Sidib\u00e9 en 2020, Thione Seck et Barth\u00e9l\u00e9my Atisso en 2021, Rudy Gomis en 2022. Les d\u00e9funts \u00e9taient de grands musiciens qui ont \u00e9crit les plus belles pages de l\u2019histoire du groupe. Ces morts successives ont failli entra\u00eener la disparition de l\u2019orchestre, mais les membres fondateurs encore vivants (Mountaga Koit\u00e9, Charly Ndiaye, Mohamed Latfi Benjelloun), en v\u00e9ritables gardiens du temple, tiennent \u00e0 conserver intact l\u2019h\u00e9ritage musical.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quand on lui demande d\u2019\u00e9voquer la m\u00e9moire de ses compagnons disparus, Mountaga Koit\u00e9 est tout \u00e9mu. \u00ab Nous leur rendons hommage et prions pour le repos de leur \u00e2me. Ils constituent une grosse perte, pas seulement pour le groupe, mais pour le S\u00e9n\u00e9gal qu\u2019ils ont repr\u00e9sent\u00e9 sur des sc\u00e8nes prestigieuses un peu partout \u00e0 travers la plan\u00e8te \u00bb, r\u00e9pond-il. Le bassiste Charly Ndiaye est tout aussi marqu\u00e9 par les nombreux d\u00e9c\u00e8s qui ont \u00e9branl\u00e9 l\u2019orchestre ces derni\u00e8res ann\u00e9es, mais il demeure convaincu qu\u2019avec l\u2019apport des jeunes musiciens, l\u2019\u00e2me du Baobab va demeurer \u00e9ternelle. Dans une interview, le guitariste Yakhya Fall, ancien membre du Number One qui a int\u00e9gr\u00e9 le groupe, disait ceci : \u00ab Le Baobab est \u00e9ternel car quand vous coupez une racine, elle repousse. Quand vous coupez une branche, elle repousse \u00bb. Belle m\u00e9taphore !<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Modou M. FAYE&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lesoleil.sn\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/IMG-20230331-WA0165.jpg\" alt=\"\" width=\"1301\" height=\"1600\">MUTATION<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>50 ans et une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de musiciens<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019Orchestra Baobab se porte \u00e0 merveille, selon le percussionniste Mountaga Koit\u00e9, qui \u00e9volue au sein du groupe depuis 1974. De jeunes musiciens, parmi lesquels des enfants des membres fondateurs, sont en train de prendre la rel\u00e8ve. \u00ab Alpha, le fils de Ndiouga Dieng, mon fils Papino, Assane Mboup et tous ces nouveaux venus ont apport\u00e9 beaucoup de fra\u00eecheur aux compostions, avec une touche originale. Ils ont du talent et de la volont\u00e9 \u00e0 revendre \u00bb, explique-t-il. Le 10 mars dernier sur la sc\u00e8ne du Th\u00e9\u00e2tre national Daniel Sorano de Dakar, lors de la c\u00e9l\u00e9bration des 50 ans du groupe, ces jeunes ont d\u00e9montr\u00e9 que le flambeau allum\u00e9 par les anciens est entre de bonnes mains. Ce soir-l\u00e0, le Baobab avait jou\u00e9 des morceaux compos\u00e9s par les nouveaux musiciens. \u00ab Le groupe a \u00e9galement dans ses tiroirs des in\u00e9dits qui n\u2019ont pas encore \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9s et qui figureront dans l\u2019album \u00e0 para\u00eetre prochainement \u00bb, r\u00e9v\u00e8le-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En juin, juillet et ao\u00fbt 2022, le Baobab avait effectu\u00e9 une grande tourn\u00e9e internationale en Grande-Bretagne, Hollande, Suisse\u2026 durant laquelle la prestation de cette nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de musiciens a s\u00e9duit le public qui a dans\u00e9 et applaudi \u00e0 tout rompre. \u00ab Comme on dit, 50 ans \u00e7a se f\u00eate et il est dommage que nos a\u00een\u00e9s disparus n\u2019aient pas v\u00e9cu assez longtemps pour y assister, car ils \u00e9taient tous d\u2019accord pour le projet. Mais l\u2019homme propose et Dieu dispose \u00bb, l\u00e2che Mountaga Koit\u00e9. Selon lui, au tout d\u00e9but de leur carri\u00e8re, il n\u2019\u00e9tait pas \u00e9vident d\u2019exister pendant un demi-si\u00e8cle, surtout avec tout ce que les musiciens ont endur\u00e9. \u00ab Dieu merci, nous avons abattu un travail consid\u00e9rable et parcouru un long chemin \u00bb, se r\u00e9jouit-il. La f\u00eate du cinquantenaire fut belle, surtout avec la prestation d\u2019autres musiciens qui ont r\u00e9pondu \u00e0 l\u2019appel : Isma\u00ebl L\u00f4, Idy Diop, Omar P\u00e8ne, Baaba Maal, Vieux Mac Faye et tant d\u2019autres. \u00ab Sans oublier tous ceux qui, comme El Hadj Ndiaye patron de la cha\u00eene 2STv, nous ont pr\u00eat\u00e9 main forte afin que l\u2019\u00e9v\u00e9nement soit une r\u00e9ussite \u00bb, tient-il \u00e0 dire. Lors du lancement de l\u2019\u00e9v\u00e9nement, Thierno Koit\u00e9, saxophoniste et chef d\u2019orchestre, disait ceci : \u00ab Nous avons tenu \u00e0 organiser cet anniversaire en souvenir des disparus. Ils voulaient le faire de leur vivant, mais malheureusement ils ne sont plus l\u00e0 \u00bb, regrette-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Modou M. FAYE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">LESOLEIL<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Dakar du d\u00e9but des ann\u00e9es 1970 bruissait de tous les vents culturels. Et les effluves du Festival mondial des<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":9669,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[21],"tags":[],"class_list":["post-9668","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-societe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9668","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=9668"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9668\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9670,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/9668\/revisions\/9670"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/9669"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=9668"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=9668"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=9668"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}