{"id":79767,"date":"2026-10-16T10:04:15","date_gmt":"2026-10-16T10:04:15","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=79767"},"modified":"2026-10-16T10:04:17","modified_gmt":"2026-10-16T10:04:17","slug":"crise-de-la-presse-au-senegal-adama-sow-interpelle-le-premier-ministre-sur-les-enfants-prives-decole","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=79767","title":{"rendered":"Crise de la presse au S\u00e9n\u00e9gal : Adama Sow interpelle le Premier ministre sur les enfants priv\u00e9s d\u2019\u00e9cole"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce vendredi 16 octobre, vous recevrez les repr\u00e9sentants des organisations professionnelles de la presse s\u00e9n\u00e9galaise. Ils viendront vous parler de la crise des m\u00e9dias, de leurs difficult\u00e9s \u00e9conomiques, de leurs dettes, de la fiscalit\u00e9, du Fonds d&rsquo;appui \u00e0 la presse, des conventions publicitaires et de l&rsquo;avenir d&rsquo;un secteur aujourd&rsquo;hui au bord de l&rsquo;effondrement. Ils auront raison de le faire. Ces questions sont essentielles.<br>Mais permettez-moi, Monsieur le Premier ministre, de vous demander, avant que ne commencent les discussions techniques, avant les expos\u00e9s des organisations patronales, avant les chiffres et les propositions de sortie de crise, de penser \u00e0 ceux qui ne seront pas autour de votre table.<br>Pensez \u00e0 ces enfants qui, cette ann\u00e9e, ont regard\u00e9 leurs camarades reprendre le chemin de l&rsquo;\u00e9cole sans pouvoir les accompagner. Non parce qu&rsquo;ils \u00e9taient malades. Non parce qu&rsquo;ils avaient \u00e9chou\u00e9. Non parce que leurs parents ne croyaient pas \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation.<br>Mais simplement parce que leurs p\u00e8res et leurs m\u00e8res, journalistes, techniciens, cameramen, monteurs, animateurs, secr\u00e9taires, chauffeurs ou agents administratifs dans des entreprises de presse, n&rsquo;avaient plus les moyens de payer leur scolarit\u00e9, leurs fournitures, leurs uniformes ou leur transport.<br>Des parents qui travaillent pourtant. Des parents qui se l\u00e8vent chaque matin pour accomplir leur devoir professionnel. Des parents qui continuent, parfois depuis plusieurs mois, \u00e0 servir leurs entreprises sans recevoir leur salaire.<br>Quelle terrible injustice que celle d&rsquo;un homme qui travaille et qui ne peut plus nourrir sa famille ! Quelle douleur plus profonde, pour un p\u00e8re ou une m\u00e8re, que de devoir expliquer \u00e0 son enfant qu&rsquo;il ne pourra pas aller \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole parce que son salaire n&rsquo;est pas arriv\u00e9 !**<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Monsieur le Premier ministre,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je voudrais que vous imaginiez un instant cette sc\u00e8ne. Un matin de rentr\u00e9e scolaire, dans une maison de la banlieue dakaroise ou d&rsquo;une ville de l&rsquo;int\u00e9rieur du pays, un enfant se r\u00e9veille plus t\u00f4t que d&rsquo;habitude. Il a pr\u00e9par\u00e9 son ancien cartable. Il esp\u00e8re retrouver ses camarades, son ma\u00eetre, sa classe. Il demande \u00e0 son p\u00e8re si tout est pr\u00eat.<br>Le p\u00e8re d\u00e9tourne le regard. Il promet que ce sera pour la semaine prochaine. Peut-\u00eatre lundi. Peut-\u00eatre lorsque le salaire arrivera. Mais le salaire n&rsquo;arrive pas.<br>Les jours passent. Les autres enfants avancent dans leurs le\u00e7ons. Le sien reste \u00e0 la maison. Et chaque matin devient une nouvelle blessure.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette sc\u00e8ne, que j&rsquo;\u00e9voque ici pour donner un visage \u00e0 une souffrance bien r\u00e9elle, r\u00e9sume mieux que tous les tableaux financiers le drame humain qui se joue aujourd&rsquo;hui dans une partie de la presse priv\u00e9e s\u00e9n\u00e9galaise. Car il ne s&rsquo;agit plus seulement d&rsquo;entreprises en difficult\u00e9.<br>Il s&rsquo;agit de familles qui s&rsquo;effondrent en silence. Il s&rsquo;agit de dignit\u00e9s bless\u00e9es. Il s&rsquo;agit d&rsquo;enfances auxquelles on fait payer une crise dont elles ne portent aucune responsabilit\u00e9. Il y a des journalistes qui ont pass\u00e9 vingt ou trente ans \u00e0 raconter les souffrances des autres et qui, aujourd&rsquo;hui, n&rsquo;osent plus raconter les leurs.<br>Des hommes et des femmes qui ont couvert les inondations, les crises sociales, les campagnes \u00e9lectorales, les catastrophes, les \u00e9pid\u00e9mies, les drames de nos compatriotes. Ils ont donn\u00e9 la parole aux sans-voix, d\u00e9nonc\u00e9 des injustices, accompagn\u00e9 les grandes heures de notre vie d\u00e9mocratique.<br>Aujourd&rsquo;hui, certains d&rsquo;entre eux ne savent plus comment payer leur loyer. D&rsquo;autres repoussent une consultation m\u00e9dicale, renoncent \u00e0 acheter des m\u00e9dicaments ou s&rsquo;endettent pour assurer le repas familial.<br>Certains ont \u00e9puis\u00e9 leurs \u00e9conomies. D&rsquo;autres ont \u00e9puis\u00e9 leur cr\u00e9dit aupr\u00e8s de leurs proches. Et beaucoup ont fini par \u00e9puiser jusqu&rsquo;\u00e0 leur capacit\u00e9 de demander de l&rsquo;aide. Car la pauvret\u00e9 est douloureuse. Mais la pauvret\u00e9 de celui qui travaille, qui poss\u00e8de un m\u00e9tier, une exp\u00e9rience, une qualification et qui ne re\u00e7oit plus la r\u00e9mun\u00e9ration de son travail porte une humiliation particuli\u00e8re.<br>C&rsquo;est une pr\u00e9carit\u00e9 qui ne d\u00e9truit pas seulement le pouvoir d&rsquo;achat. Elle attaque l&rsquo;estime de soi. Elle fragilise les couples, bouleverse les familles et installe dans les maisons une angoisse que les enfants finissent toujours par ressentir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Monsieur le Premier ministre,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En juin dernier, dans une lettre ouverte adress\u00e9e au ministre de la Communication, Bacary Sarr, j&rsquo;alertais d\u00e9j\u00e0 sur la d\u00e9gradation dramatique de notre paysage m\u00e9diatique. J&rsquo;\u00e9voquais les entreprises asphyxi\u00e9es, les salaires impay\u00e9s, les licenciements, la disparition progressive de comp\u00e9tences pr\u00e9cieuses et cette fracture grandissante entre l&rsquo;\u00c9tat et une partie de la presse priv\u00e9e.<br>Quatre mois plus tard, la question n&rsquo;est plus seulement de savoir comment sauver les entreprises de presse. Elle est devenue beaucoup plus urgente, beaucoup plus humaine :<br>Combien de temps encore allons-nous demander \u00e0 des travailleurs de vivre sans salaire ? Combien de familles devront basculer dans la d\u00e9tresse avant que cette crise soit reconnue pour ce qu&rsquo;elle est aussi : une urgence sociale ? Nous ne pouvons pas nous habituer \u00e0 cette situation.<br>Nous ne pouvons pas consid\u00e9rer comme normal qu&rsquo;un journaliste pr\u00e9sente le journal de vingt heures en ayant pass\u00e9 la journ\u00e9e \u00e0 chercher de quoi nourrir ses enfants. Nous ne pouvons pas accepter qu&rsquo;un technicien assure la diffusion d&rsquo;une \u00e9mission pendant que sa famille attend, \u00e0 la maison, un argent qui ne viendra peut-\u00eatre pas.<br>Nous ne pouvons pas nous r\u00e9signer \u00e0 voir des professionnels exp\u00e9riment\u00e9s quitter leur m\u00e9tier, non par d\u00e9samour du journalisme, mais parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont plus les moyens de continuer \u00e0 l&rsquo;exercer. Et nous ne pouvons surtout pas admettre que des enfants soient priv\u00e9s d&rsquo;\u00e9cole parce que leurs parents, pourtant employ\u00e9s, sont priv\u00e9s de salaire.<br>Une soci\u00e9t\u00e9 peut traverser des difficult\u00e9s \u00e9conomiques. Mais elle ne devrait jamais s&rsquo;habituer \u00e0 la souffrance de ceux qui travaillent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Monsieur le Premier ministre,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je sais que l&rsquo;\u00c9tat n&rsquo;a pas vocation \u00e0 payer les salaires des entreprises priv\u00e9es. Je sais aussi que toutes les difficult\u00e9s de la presse ne sont pas imputables aux pouvoirs publics. Il existe, dans notre secteur, des faiblesses structurelles anciennes, des mod\u00e8les \u00e9conomiques d\u00e9pass\u00e9s, des insuffisances de gestion et parfois des pratiques patronales qui m\u00e9ritent d&rsquo;\u00eatre questionn\u00e9es avec la plus grande fermet\u00e9.<br>Les employeurs ont des responsabilit\u00e9s. Ils doivent les assumer. La presse doit se r\u00e9former, se professionnaliser, moderniser ses entreprises, renforcer sa transparence et respecter ses obligations sociales et fiscales. Personne ne devrait r\u00e9clamer l&rsquo;impunit\u00e9 au nom de la libert\u00e9 de la presse.<br>Mais il existe une diff\u00e9rence fondamentale entre exiger la mise en conformit\u00e9 d&rsquo;un secteur et le laisser s&rsquo;effondrer avant de pr\u00e9tendre le reconstruire.<br>On ne redresse pas une entreprise en abandonnant ses travailleurs. On ne r\u00e9forme pas un secteur en laissant mourir ses comp\u00e9tences. Et on ne consolide pas une d\u00e9mocratie en fragilisant durablement ceux qui ont pour mission d&rsquo;informer les citoyens.<br>L&rsquo;\u00c9tat a une responsabilit\u00e9 particuli\u00e8re dans la pr\u00e9servation d&rsquo;un environnement \u00e9conomique, juridique et institutionnel permettant \u00e0 une presse libre, pluraliste et responsable d&rsquo;exister. Cette responsabilit\u00e9 n&rsquo;est pas une faveur accord\u00e9e aux patrons de presse. Elle rel\u00e8ve de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral.<br>Car lorsque des r\u00e9dactions ferment, ce sont des emplois qui disparaissent, mais aussi des espaces de d\u00e9bat, de contradiction et de vigilance citoyenne. Lorsqu&rsquo;un journaliste est r\u00e9duit \u00e0 l&rsquo;angoisse permanente de sa survie mat\u00e9rielle, c&rsquo;est son ind\u00e9pendance professionnelle qui devient plus difficile \u00e0 pr\u00e9server.<br>Et lorsqu&rsquo;un pays laisse se d\u00e9liter son tissu m\u00e9diatique, il ouvre davantage d&rsquo;espace aux rumeurs, aux manipulations, aux propagandes et \u00e0 la d\u00e9sinformation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Monsieur le Premier ministre,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Votre rencontre de ce vendredi ne doit donc pas \u00eatre une r\u00e9union de plus. Elle doit marquer un tournant. Il ne suffira pas d&rsquo;\u00e9couter les dol\u00e9ances, de rappeler les exigences de la r\u00e9glementation ou d&rsquo;annoncer la poursuite des concertations. Il faut des d\u00e9cisions. Des d\u00e9cisions urgentes pour les travailleurs. Des d\u00e9cisions courageuses pour les entreprises. Des d\u00e9cisions structurelles pour l&rsquo;avenir du journalisme s\u00e9n\u00e9galais.<br>Il faut examiner les m\u00e9canismes permettant d&rsquo;apurer les cr\u00e9ances publiques effectivement dues aux entreprises de presse, de desserrer les contraintes fiscales et sociales dans un cadre transparent, de rendre les dispositifs d&rsquo;appui plus efficaces et de soutenir la transformation \u00e9conomique et num\u00e9rique des m\u00e9dias. Mais surtout, il faut que la situation des salari\u00e9s devienne une priorit\u00e9 imm\u00e9diate.<br>Pourquoi ne pas envisager, avec les organisations patronales, les syndicats et les administrations comp\u00e9tentes, un dispositif exceptionnel et strictement encadr\u00e9 de traitement des arri\u00e9r\u00e9s de salaires, fond\u00e9 sur un diagnostic v\u00e9rifi\u00e9 et des engagements contraignants des employeurs ?<br>Pourquoi ne pas faire de la protection des travailleurs, du r\u00e8glement des salaires et de la pr\u00e9servation des emplois des conditions centrales de tout accompagnement public ?<br>Pourquoi ne pas engager, d\u00e8s maintenant, un travail sp\u00e9cifique sur les familles les plus durement frapp\u00e9es, notamment celles dont les enfants ont vu leur scolarit\u00e9 compromise ?<br>Car il y a urgence. L&rsquo;ann\u00e9e scolaire n&rsquo;attendra pas la fin des n\u00e9gociations. La faim n&rsquo;attendra pas les conclusions d&rsquo;une commission. Les loyers n&rsquo;attendront pas les arbitrages budg\u00e9taires. Et la dignit\u00e9 des travailleurs ne peut pas \u00eatre renvoy\u00e9e \u00e0 un calendrier administratif.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Monsieur le Premier ministre,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Je voudrais terminer cette lettre par une pens\u00e9e qui, je l&rsquo;esp\u00e8re, accompagnera votre rencontre.<br>Dans quelques ann\u00e9es, les enfants qui n&rsquo;ont pas pu reprendre l&rsquo;\u00e9cole cette ann\u00e9e ne se souviendront ni des montants du Fonds d&rsquo;appui \u00e0 la presse, ni des dispositions fiscales d\u00e9battues, ni des d\u00e9saccords entre les pouvoirs publics et les organisations professionnelles.<br>Ils se souviendront peut-\u00eatre d&rsquo;autre chose. Du silence de leur p\u00e8re au matin de la rentr\u00e9e.<br>Des yeux humides de leur m\u00e8re devant une liste de fournitures scolaires qu&rsquo;elle ne pouvait pas acheter. De cette promesse r\u00e9p\u00e9t\u00e9e, semaine apr\u00e8s semaine : \u00ab Tu retourneras bient\u00f4t \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole. \u00bb<br>Ils se souviendront de cette premi\u00e8re exp\u00e9rience de l&rsquo;injustice, lorsqu&rsquo;ils auront compris qu&rsquo;ils \u00e9taient rest\u00e9s \u00e0 la maison non parce que leurs parents refusaient de travailler, mais pr\u00e9cis\u00e9ment parce que leur travail n&rsquo;\u00e9tait plus r\u00e9mun\u00e9r\u00e9.<br>Et il serait terrible que ces enfants grandissent avec le sentiment que leur pays a regard\u00e9 leur d\u00e9tresse sans rien faire. Je ne vous \u00e9cris pas pour demander une faveur \u00e0 la presse.<br>Je vous \u00e9cris pour rappeler qu&rsquo;au-del\u00e0 des divergences politiques, des querelles professionnelles et des difficult\u00e9s \u00e9conomiques, il existe une exigence sup\u00e9rieure : celle de ne pas laisser des femmes, des hommes et leurs enfants sombrer dans l&rsquo;indiff\u00e9rence.<br>La presse s\u00e9n\u00e9galaise a besoin de r\u00e9formes. Elle a besoin d&rsquo;assainissement. Elle a besoin d&rsquo;un nouveau mod\u00e8le \u00e9conomique. Mais ses travailleurs ont d&rsquo;abord besoin de retrouver leur salaire, leur dignit\u00e9 et la possibilit\u00e9 de regarder leurs enfants dans les yeux sans avoir \u00e0 leur demander, une fois encore, de patienter.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Monsieur le Premier ministre,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vendredi, lorsque vous serez assis face aux repr\u00e9sentants des m\u00e9dias, souvenez-vous qu&rsquo;il y aura, symboliquement, d&rsquo;autres personnes autour de cette table. Des journalistes qui n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 pay\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des m\u00e8res qui ne savent plus comment tenir leur maison. Des p\u00e8res qui cachent leur d\u00e9tresse derri\u00e8re le silence. Et des enfants qui attendent toujours de retourner \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole.<br>Ils ne prendront pas la parole. Mais c&rsquo;est peut-\u00eatre leur silence que vous devriez entendre le plus.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Car au fond, Monsieur le Premier ministre, la v\u00e9ritable urgence n&rsquo;est pas seulement de sauver la presse s\u00e9n\u00e9galaise. C&rsquo;est aussi de sauver de la d\u00e9tresse celles et ceux qui la font vivre.<br>Et de faire en sorte qu&rsquo;aucun enfant ne soit priv\u00e9 de son avenir parce que son p\u00e8re ou sa m\u00e8re a choisi le m\u00e9tier d&rsquo;informer.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec mes respectueuses salutations.<br>Adama SOW<br>Journaliste, communicant et citoyen<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce vendredi 16 octobre, vous recevrez les repr\u00e9sentants des organisations professionnelles de la presse s\u00e9n\u00e9galaise. 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