{"id":77611,"date":"2026-08-21T15:25:35","date_gmt":"2026-08-21T15:25:35","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=77611"},"modified":"2026-08-21T15:25:36","modified_gmt":"2026-08-21T15:25:36","slug":"cybersecurite-elhadji-ndiaga-gueye-soutient-lalerte-del-malick-ndiaye-sur-le-facteur-humain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=77611","title":{"rendered":"Cybers\u00e9curit\u00e9 : Elhadji Ndiaga Gueye soutient l\u2019alerte d\u2019El. Malick Ndiaye sur le facteur humain"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le projet de loi n\u00b025\/2026 relatif \u00e0 la protection des infrastructures d\u2019information critiques et \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 num\u00e9rique : Pourquoi je partage l\u2019avis pertinent du d\u00e9put\u00e9 El. Malick Ndiaye sur le facteur humain<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cybers\u00e9curit\u00e9 de l\u2019administration : le facteur humain, angle mort de la protection des infrastructures informatiques de l\u2019administration publique<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lors des d\u00e9bats \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e nationale sur le projet de loi relatif \u00e0 la protection des infrastructures informatiques de l&rsquo;administration publique, l\u2019honorable d\u00e9put\u00e9 et 1er Vice-pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e nationale a mis le doigt sur ce que les sp\u00e9cialistes appellent depuis longtemps le \u00ab maillon faible \u00bb de toute politique de cybers\u00e9curit\u00e9 : l&rsquo;agent public lui-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Selon lui, la loi ne peut se limiter \u00e0 des dispositifs techniques ; elle doit s&rsquo;accompagner d&rsquo;un effort massif de formation des fonctionnaires, r\u00e9guli\u00e8rement pr\u00e9sent\u00e9s comme le principal point d&rsquo;entr\u00e9e des cyberattaquants, ainsi que d&rsquo;un encadrement strict de l&rsquo;usage professionnel des t\u00e9l\u00e9phones portables. Les faits, en Afrique de l&rsquo;Ouest comme au S\u00e9n\u00e9gal, donnent largement raison \u00e0 cette analyse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le clic qui ouvre toutes les portes<br><\/strong><br>L&rsquo;hame\u00e7onnage (phishing) reste, de tr\u00e8s loin, la m\u00e9thode d&rsquo;intrusion la plus utilis\u00e9e contre les administrations publiques. Il ne n\u00e9cessite ni faille technique sophistiqu\u00e9e ni moyens co\u00fbteux : un simple courriel imitant un fournisseur, une hi\u00e9rarchie ou un partenaire institutionnel suffit \u00e0 inciter un agent \u00e0 cliquer sur un lien pi\u00e9g\u00e9 ou \u00e0 ouvrir une pi\u00e8ce jointe infect\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le S\u00e9n\u00e9gal en a fait l&rsquo;exp\u00e9rience \u00e0 plusieurs reprises r\u00e9cemment. Entre octobre 2025 et mai 2026, trois institutions publiques majeures ont \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9es par des cyberattaques en moins de six mois : les services des imp\u00f4ts, la direction en charge des cartes nationales d&rsquo;identit\u00e9, puis le Tr\u00e9sor public, dont les syst\u00e8mes ont \u00e9t\u00e9 compromis avec, selon les pirates revendiquant l&rsquo;op\u00e9ration, pr\u00e8s de 70 gigaoctets de donn\u00e9es sensibles exfiltr\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le secteur strat\u00e9gique de l&rsquo;\u00e9nergie n&rsquo;a pas non plus \u00e9t\u00e9 \u00e9pargn\u00e9 : en d\u00e9cembre 2025, une tentative de fraude visant une compagnie p\u00e9troli\u00e8re bas\u00e9e au S\u00e9n\u00e9gal a permis \u00e0 des cybercriminels de s&rsquo;infiltrer dans la messagerie de l&rsquo;entreprise et de se faire passer pour des dirigeants afin d&rsquo;ordonner un virement frauduleux de 7,9 millions de dollars. L&rsquo;op\u00e9ration, d\u00e9jou\u00e9e gr\u00e2ce \u00e0 une coordination avec Interpol, illustre un sch\u00e9ma d&rsquo;attaque devenu classique : la compromission d&rsquo;une bo\u00eete mail par hame\u00e7onnage, puis son exploitation pour manipuler des agents habilit\u00e9s \u00e0 effectuer des paiements.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces cas ne sont pas isol\u00e9s. Selon les donn\u00e9es pr\u00e9sent\u00e9es par Kaspersky lors de la rencontre \u00ab KNext Dakar \u00bb, plus de 92,6 millions de cybermenaces ont \u00e9t\u00e9 recens\u00e9es en Afrique de l&rsquo;Ouest en 2025, un volume qui confirme, selon l&rsquo;\u00e9diteur, une pression cyber devenue durable dans la r\u00e9gion. Le message port\u00e9 par ces chiffres est constant : la cybers\u00e9curit\u00e9 doit \u00eatre pens\u00e9e comme un pilier strat\u00e9gique \u00e0 part enti\u00e8re, ce qui suppose d&rsquo;investir dans les comp\u00e9tences locales et de diffuser une v\u00e9ritable culture de vigilance num\u00e9rique, pr\u00e9cis\u00e9ment ce que r\u00e9clame l\u2019honorable d\u00e9put\u00e9 El. Malick Ndiaye.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le constat vaut pour toute la sous-r\u00e9gion. Au Togo, l&rsquo;agence nationale de cybers\u00e9curit\u00e9 a trait\u00e9 plus de 333 000 incidents entre 2021 et 2024, avec une progression continue des cas li\u00e9s au phishing et \u00e0 l&rsquo;ing\u00e9nierie sociale. En C\u00f4te d&rsquo;Ivoire, sur 27 millions de tentatives d&rsquo;attaques d\u00e9tect\u00e9es en 2024, les recommandations des experts en cybers\u00e9curit\u00e9 insistent explicitement sur la formation des \u00e9quipes face aux manipulations psychologiques, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des mesures purement techniques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un rapport consacr\u00e9 aux cyberattaques les plus d\u00e9vastatrices sur le continent rappelle qu&rsquo;un simple clic sur un courriel pi\u00e9g\u00e9 a suffi, dans un cas cit\u00e9, \u00e0 exposer les donn\u00e9es de milliers de clients d&rsquo;une entreprise, revendues sur le dark web en moins de 24 heures \u2014 la preuve qu&rsquo;un agent non form\u00e9 peut, en quelques secondes, annuler les investissements consentis dans les meilleurs pare-feux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Le t\u00e9l\u00e9phone portable, nouvelle porte d\u00e9rob\u00e9e<br><\/strong><br>Le second point soulev\u00e9 par l\u2019honorable d\u00e9put\u00e9, la responsabilisation sur l&rsquo;usage des t\u00e9l\u00e9phones portables, r\u00e9pond \u00e0 une \u00e9volution de fond des pratiques administratives. Les agents publics consultent de plus en plus leurs courriels (personnels ou professionnels), et parfois des plateformes strat\u00e9giques, directement depuis leur smartphone personnel ou de service.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un terminal mobile perdu, vol\u00e9 ou simplement laiss\u00e9 sans code de verrouillage devient alors une cl\u00e9 d&rsquo;acc\u00e8s direct \u00e0 des syst\u00e8mes sensibles, sans qu&rsquo;il soit n\u00e9cessaire de percer la moindre d\u00e9fense informatique du r\u00e9seau administratif.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 ce risque de perte ou de vol s&rsquo;ajoute l&rsquo;usage des t\u00e9l\u00e9phones portables, parfois laiss\u00e9 \u00e0 la port\u00e9e de nos adorables \u00ab clique-sur-tous \u00bb enfants, cherchant leurs jeux pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces risques sont d&rsquo;autant plus concrets que des pays ont vu se multiplier les vagues de fraude ciblant sp\u00e9cifiquement les usages mobiles : au Maroc, une campagne d&rsquo;hame\u00e7onnage a vis\u00e9 les applications bancaires sur t\u00e9l\u00e9phone ; \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle du continent, les rapports d&rsquo;Interpol soulignent que les cybercriminels recourent de plus en plus aux plateformes de messagerie instantan\u00e9e et \u00e0 l&rsquo;ing\u00e9nierie sociale mobile pour pi\u00e9ger leurs cibles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un t\u00e9l\u00e9phone portable non s\u00e9curis\u00e9, sans chiffrement, sans verrouillage biom\u00e9trique, sans proc\u00e9dure de blocage \u00e0 distance en cas de perte, expose non seulement les donn\u00e9es qu&rsquo;il contient, mais potentiellement l&rsquo;ensemble des syst\u00e8mes auxquels son propri\u00e9taire a acc\u00e8s via ses identifiants enregistr\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Ce que sugg\u00e8rent ces exemples<br><\/strong><br>Ces cas convergent tous vers la m\u00eame conclusion : la loi sur la protection des infrastructures informatiques, aussi robuste soit-elle sur le plan technique, ne produira ses effets que si elle s&rsquo;accompagne de deux mesures que le texte devrait, selon plusieurs observateurs, davantage d\u00e9tailler :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Des programmes de formation continue et obligatoire des agents publics \u00e0 la reconnaissance des tentatives d&rsquo;hame\u00e7onnage, incluant des simulations d&rsquo;attaques, une pratique d\u00e9j\u00e0 recommand\u00e9e par les acteurs de la cybers\u00e9curit\u00e9 op\u00e9rant dans d&rsquo;autres pays ;<br>Une politique claire de s\u00e9curisation des terminaux mobiles de tout agent de l&rsquo;administration publique : verrouillage syst\u00e9matique, authentification \u00e0 plusieurs facteurs pour l&rsquo;acc\u00e8s aux plateformes administratives, mise \u00e0 disposition de t\u00e9l\u00e9phones d\u00e9di\u00e9s, proc\u00e9dures de signalement imm\u00e9diat et de blocage \u00e0 distance en cas de perte ou de vol.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 l&rsquo;heure o\u00f9 le S\u00e9n\u00e9gal acc\u00e9l\u00e8re la num\u00e9risation de ses services publics et o\u00f9 son secteur p\u00e9trolier attire une attention accrue de groupes cybercriminels, selon plusieurs analystes cit\u00e9s dans la presse r\u00e9gionale, l&rsquo;argument de l\u2019honorable d\u00e9put\u00e9 El. Malick Ndiaye d\u00e9passe la simple prudence parlementaire : il pointe vers ce que la plupart des grandes cyberattaques survenues ces derniers mois dans le pays ont en commun : non pas une faille technique insurmontable, mais une porte ouverte par un clic ou par un t\u00e9l\u00e9phone mal prot\u00e9g\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elhadji Ndiaga GUEYE,<br>&#8211; Analyste-Programmeur<br>&#8211; Sp\u00e9cialiste en IT.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le projet de loi n\u00b025\/2026 relatif \u00e0 la protection des infrastructures d\u2019information critiques et \u00e0 la s\u00e9curit\u00e9 num\u00e9rique : Pourquoi<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":77612,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-77611","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-politics"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/77611","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=77611"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/77611\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":77613,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/77611\/revisions\/77613"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/77612"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=77611"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=77611"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=77611"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}