{"id":77436,"date":"2026-08-19T11:23:40","date_gmt":"2026-08-19T11:23:40","guid":{"rendered":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=77436"},"modified":"2026-08-19T11:23:41","modified_gmt":"2026-08-19T11:23:41","slug":"a-dakar-la-mosquee-mousse-diop-perpetue-la-tradition-de-la-zawiya-el-hadj-malick-sy-en-renovation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dekkbi.com\/?p=77436","title":{"rendered":"A Dakar, la mosqu\u00e9e Mouss\u00e9 Diop perp\u00e9tue la tradition de la zawiya El Hadj Malick Sy en r\u00e9novation"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dakar, (APS) \u2013 Les lieux changent, mais les habitudes restent les m\u00eames. La mosqu\u00e9e de la rue Mouss\u00e9 Diop, ex Blanchot, \u00e0 Dakar, a pris le relais de la zawiya El Hadj Malick Sy, du nom de son fondateur, El Hadji Malick Sy (1855-1922), l\u2019un des plus c\u00e9l\u00e8bres propagateurs de la Tariqa Tijaniyya, une voie soufie orthodoxe qu\u2019il contribua largement \u00e0 diffuser au S\u00e9n\u00e9gal et en Afrique noire.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le temps de la r\u00e9novation de cette zawiya (ou zaou\u00efa), terme arabe signifiant \u00e9difice religieux musulman servant de centre spirituel, d\u2019accueil et d\u2019enseignement pour une confr\u00e9rie soufie, les s\u00e9ances de pri\u00e8res et autres zikr, se perp\u00e9tuent dans la ferveur, \u00e0 la mosqu\u00e9e de la rue Mouss\u00e9 Diop, \u00e0 quelques jours de la comm\u00e9moration du Mawlid, qui marque l\u2019anniversaire de la naissance du proph\u00e8te de l\u2019islam.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vendredi, 17 heures. Le centre-ville de Dakar retrouve son animation habituelle, rythm\u00e9e par les concerts de klaxons, les appels des marchands et le va-et-vient incessant des pi\u00e9tons. \u00c0 l\u2019intersection des avenues Lamine Gu\u00e8ye, Amadou Assane Ndoye et Carnot, la zawiya El Hadji Malick Sy, implant\u00e9 en 1905, est actuellement en pleine reconstruction.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Derri\u00e8re une cl\u00f4ture de zinc vert, des colonnes de b\u00e9ton \u00e9mergent d\u00e9j\u00e0. Des codes QR placard\u00e9s ici et l\u00e0, rappellent aux fid\u00e8les qu\u2019ils peuvent contribuer au financement des travaux. Quelques ouvriers s\u2019activent sur le chantier.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis le d\u00e9but de cette reconstruction, les activit\u00e9s religieuses de la zawiya ont \u00e9t\u00e9 provisoirement transf\u00e9r\u00e9es \u00e0 la mosqu\u00e9e de la rue Mouss\u00e9 Diop, \u00e0 quelques pas de l\u00e0, non loin de l\u2019Institut fran\u00e7ais.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019\u00e9difice, aux murs ocre et \u00e0 l\u2019architecture coloniale, accueille d\u00e9sormais les cinq pri\u00e8res quotidiennes ainsi que la wazifa (une pri\u00e8re et une liturgie quotidienne propre \u00e0 certaines confr\u00e9ries soufies de l\u2019islam, comme la Tijaniyya) et la Hadaratoul Jumah (grand rassemblement religieux et spirituel tr\u00e8s ancr\u00e9 dans la tradition de la confr\u00e9rie Tijane au S\u00e9n\u00e9gal).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, les ventilateurs tournent \u00e0 plein r\u00e9gime. Les murs et les piliers sont recouverts de carreaux aux motifs bigarr\u00e9s, tandis que le plafond est orn\u00e9 de formes g\u00e9om\u00e9triques. Quelques fid\u00e8les sont d\u00e9j\u00e0 install\u00e9s, chapelets \u00e0 la main. Certains m\u00e9ditent, d\u2019autres psalmodient des pri\u00e8res \u00e0 voix basse.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 l\u2019entr\u00e9e, des \u00e9tag\u00e8res en bois accueillent chaussures et sachets plastiques. Au milieu de la mosqu\u00e9e, des caisses en bois portant l\u2019inscription \u201cCAISSE MOSQU\u00c9E\u201d sont dispos\u00e9es pour recevoir les contributions financi\u00e8res librement consenties.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un homme v\u00eatu de blanc proc\u00e8de aux derniers r\u00e9glages avant le d\u00e9but de la Hadaratoul Jumah, le zikr collectif du vendredi. Il teste les micros, ajuste les \u00e9quipements.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Ferveur, recueillement et psalmodies<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les fid\u00e8les continuent d\u2019affluer, effectuent deux unit\u00e9s de pri\u00e8re avant de prendre place sur les tapis. Un membre du comit\u00e9 d\u2019organisation, badge autour du cou, circule avec un petit sachet en tissu blanc et recueille les oboles des fid\u00e8les.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vers 18 heures 20, la mosqu\u00e9e refuse du monde, plus d\u2019une heure apr\u00e8s la fin de la pri\u00e8re d\u2019Al Asr, commun\u00e9ment appel\u00e9e Takusan en wolof. Un long tissu blanc est \u00e9tal\u00e9 au sol. Les fid\u00e8les prennent place tout autour. L\u2019imam Cheikh Ahmed Tidiane Diop s\u2019installe \u00e0 son tour et ouvre la s\u00e9ance par des pri\u00e8res liminaires, puis formule quelques recommandations et consignes. Et la Hadaratoul Jumah peut commencer.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La r\u00e9citation de la sourate d\u2019ouverture du Coran, la \u201cFatiha\u201d, marque le d\u00e9but de la s\u00e9ance, suivie de la r\u00e9p\u00e9tition effr\u00e9n\u00e9e du d\u00e9but de la profession de foi, \u201cL\u00e2 il\u00e2ha illa Llah\u201d. Progressivement, les voix r\u00e9sonnent dans les parois de la mosqu\u00e9e. Les corps suivent le rythme des r\u00e9citations dans un mouvement d\u2019ensemble qui fait penser aux derviches. Certains fid\u00e8les, les yeux ferm\u00e9s, sont comme transport\u00e9s vers des contr\u00e9es c\u00e9lestes lointaines, d\u2019autres accompagnent les formules r\u00e9cit\u00e9es en ch\u0153ur de gestes mesur\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s une vingtaine de minutes, le ton baisse. Le nom de Dieu \u2013 \u201cAllah, Allah\u201d&nbsp;&nbsp;\u2013 est d\u00e9clam\u00e9 de plus belle. R\u00e9guli\u00e8rement, l\u2019imam l\u00e8ve son chapelet pour indiquer l\u2019approche de la fin d\u2019une s\u00e9quence. Puis, la s\u00e9ance s\u2019ach\u00e8ve par la r\u00e9citation de la \u201cFatiha\u201d, des pri\u00e8res de l\u2019imam et les salutations entre fid\u00e8les. Dehors, la nuit commence \u00e0 tomber. Le muezzin appelle \u00e0 la Salat al-Maghrib, la pri\u00e8re du coucher du soleil (ou Timis en wolof).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s l\u2019avoir dirig\u00e9, l\u2019imam se retire quelques instants, pendant que le tissu blanc est \u00e0 nouveau \u00e9tal\u00e9. Les lumi\u00e8res sont \u00e9teintes. Une poign\u00e9e de fid\u00e8les se retirent, mais bon nombre d\u2019entre eux demeurent dans la mosqu\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le zikr reprend, dans une atmosph\u00e8re plus recueillie, jusqu\u2019\u00e0 la pri\u00e8re du soir (Isha ou gu\u00e9w\u00e9 en wolof), dirig\u00e9e par l\u2019imam Diop.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s la pri\u00e8re vient la \u201cBurda\u201d, la r\u00e9citation du c\u00e9l\u00e8bre po\u00e8me pan\u00e9gyrique soufi du XIIe si\u00e8cle en l\u2019honneur du proph\u00e8te Mouhamed (PSL) de l\u2019Egyptien Al-Boussiri.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La \u201cBurda\u201d est une tradition spirituelle majeure au S\u00e9n\u00e9gal \u00e0 laquelle les fid\u00e8les s\u2019adonnent tous les soirs durant les dix derniers jours pr\u00e9c\u00e9dant le Mawlid ou Gamou.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce soir-l\u00e0, \u00e0 la mosqu\u00e9e de la rue Mouss\u00e9 Diop, les jeunes arrivent progressivement. Certains r\u00e9citent les vers de m\u00e9moire. D\u2019autres suivent le texte sur leur t\u00e9l\u00e9phone ou sur des documents imprim\u00e9s. La r\u00e9citation se poursuit jusqu\u2019\u00e0 22 heures.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Un lieu de m\u00e9moire et de symboles<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour l\u2019imam Diop, cette succession d\u2019activit\u00e9s permet de comprendre le v\u00e9ritable r\u00f4le d\u2019une zawiya. \u201cUne zawiya est \u00e0 la fois un lieu de culte et un lieu d\u2019\u00e9ducation. Les fid\u00e8les s\u2019y rassemblent pour pratiquer leur religion, mais aussi pour se former aux valeurs et sciences islamiques, afin qu\u2019ils puissent devenir des mod\u00e8les en soci\u00e9t\u00e9\u201d, fait-il savoir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019enseignement porte notamment sur le Coran, la Sunna, la jurisprudence islamique et la langue arabe. S\u2019y ajoutent les pratiques de la Tar\u00eeqa tidjane, notamment les wazifa du matin et du soir, la Hadaratoul Jumah et la r\u00e9citation de la \u201cBurda\u201d durant la p\u00e9riode du Mawlid.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u201cLe r\u00f4le principal de la zawiya est de parfaire l\u2019individus afin qu\u2019elle puisse mieux pratiquer sa religion, servir la soci\u00e9t\u00e9 et mieux vivre avec les autres cr\u00e9atures d\u2019Allah\u201d, r\u00e9sume l\u2019imam.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au fil de son histoire, l\u2019\u00e9rection de la zawiya El Hadj Malick Sy a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 plusieurs grandes figures de la Tidjaniya au S\u00e9n\u00e9gal.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">El Hadji Malick Sy en est le fondateur. Thierno Seydou Nourou Tall (1862-1980) compte \u00e9galement parmi les figures li\u00e9es \u00e0 son rayonnement. Mais pour l\u2019imam Diop, El Hadji Abdoul Aziz Sy Dabakh (1904-1997) occupe une place particuli\u00e8re dans la m\u00e9moire du lieu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u201cIl y d\u00e9livrait beaucoup de sermons et de messages sur la situation nationale. C\u2019est dans ce lieu qu\u2019il regroupait les gens pour promouvoir le vivre-ensemble\u201d, rappelle l\u2019imam Diop.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il \u00e9voque \u00e9galement Serigne Babacar Sy (1885-1957), le premier khalife de la confr\u00e9rie Tidjane du S\u00e9n\u00e9gal, qui r\u00e9unissait ses mouqaddams (repr\u00e9sentants) et ses disciples \u00e0 la zawiya, lorsque le pays ou le monde traversait des p\u00e9riodes difficiles pour proposer des solutions et formuler des recommandations aux fid\u00e8les.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La zawiya a ainsi progressivement d\u00e9pass\u00e9 le seul cadre du culte pour devenir, selon l\u2019imam, un espace de rassemblement o\u00f9 se retrouvent des fid\u00e8les de diff\u00e9rentes sensibilit\u00e9s de l\u2019islam s\u00e9n\u00e9galais.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u201cC\u2019est un lieu symbolique pour tout le monde. Chaque fois qu\u2019il y a eu des \u00e9chauffour\u00e9es dans le pays, on s\u2019est souvenu de la voix d\u2019El Hadji Abdoul Aziz Sy Dabakh appelant au calme, \u00e0 l\u2019unit\u00e9 et au vivre-ensemble\u201d, souligne-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u2019une simple case en 1905, elle est devenue une baraque en bois en 1909, puis un b\u00e2timent en dur \u00e0 partir de 1927, d\u2019apr\u00e8s les recherches effectu\u00e9es par l\u2019APS.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>El Hadj Malick et la communaut\u00e9 l\u00e9boue<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le grand \u00e9difice construit en 1975 sous l\u2019impulsion du milliardaire El Hadji Djily Mbaye a aujourd\u2019hui laiss\u00e9 place au chantier de reconstruction.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019imam Cheikh Ahmed Tidiane Diop rappelle toutefois que des activit\u00e9s de la mosqu\u00e9e de la rue Mouss\u00e9 Diop en r\u00e9fection il y a quelques ann\u00e9es ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9localis\u00e9es \u00e0 la zawiya.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u201cLorsque la mosqu\u00e9e de la rue Mouss\u00e9 Diop \u00e9tait en travaux, la pri\u00e8re du vendredi avait \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 la zawiya. C\u2019est donc une relation ancienne entre les deux lieux\u201d, rel\u00e8ve-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour l\u2019imam, la d\u00e9localisation de la zawiya de la rue Mouss\u00e9 Diop n\u2019est pas un fait in\u00e9dit. \u201cCe n\u2019est pas la premi\u00e8re fois que les activit\u00e9s de la wawiya sont d\u00e9localis\u00e9es ici. En 1975, lors des travaux de r\u00e9novation entrepris par feu El Hadji Djily Mbaye (1927-1991), elles avaient d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9es \u00e0 la mosqu\u00e9e Blanchot\u201d, explique-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Selon l\u2019imam, cela symbolise les liens historiques entre la zawiya et la communaut\u00e9 l\u00e9boue de Dakar.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u201cC\u2019est une relation mystique et symbolique. La communaut\u00e9 l\u00e9boue a contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019implantation la zawiya d\u2019El Hadji Malick Sy \u00e0 Dakar, au c\u0153ur de l\u2019espace territorial de cette communaut\u00e9\u201d, rappelle-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La compl\u00e9mentarit\u00e9 entre les deux lieux se traduit \u00e9galement dans l\u2019organisation du culte. Les cinq pri\u00e8res quotidiennes se d\u00e9roulent habituellement \u00e0 la zawiya, tandis que la mosqu\u00e9e de la rue Mouss\u00e9 Diop accueille la pri\u00e8re hebdomadaire du vendredi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce lieu de pri\u00e8res occupe elle-m\u00eame une place ancienne dans l\u2019histoire religieuse de Dakar. Ses transformations successives, notamment au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, en ont fait l\u2019un des \u00e9difices majeurs du paysage religieux et architectural du Plateau.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La reconstruction actuelle de la zawiya El Hadj Malick Sy s\u2019inscrit dans une nouvelle \u00e9tape de l\u2019histoire de cet \u00e9difice religieux \u00e0 l\u2019architecture m\u00ealant influences inspir\u00e9es des \u00e9difices chr\u00e9tiens et d\u00e9tails nord-africains. Au fil des ans, la zawiya a connu plusieurs m\u00e9tamorphoses.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Des fid\u00e8les aux anges<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans l\u2019assistance, Abdourahmane Diallo, la vingtaine, v\u00eatu d\u2019une djellaba blanche, ne cache pas sa satisfaction.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u201cJe fr\u00e9quente la zawiya depuis mon enfance et je participe \u00e0 ses activit\u00e9s. Je suis venu prendre part \u00e0 la Burda. Je rentre avec une immense joie\u201d, souffle-t-il, le visage \u00e9blouissant. \u201cC\u2019est mon devoir d\u2019assister \u00e0 cette premi\u00e8re nuit qui co\u00efncide avec un vendredi. C\u2019est un moment de pri\u00e8re et de louange au Proph\u00e8te Mouhammad (PSL)\u201d, poursuit-il. Il compte revenir r\u00e9guli\u00e8rement jusqu\u2019au Gamou pr\u00e9vu la nuit du 25 au 26 ao\u00fbt.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 la sortie, Youssou r\u00e9cup\u00e8re ses chaussures rang\u00e9es dans un sachet plastique. Cet agent administratif travaillant au Plateau habite loin de Dakar-centre, mais dit ne presque jamais manquer les enseignements \u00e0 la zawiya.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u201cJe ne rate presque jamais les enseignements et les activit\u00e9s de la zawiya, m\u00eame si j\u2019habite dans la banlieue. Mon \u00e9ducation spirituelle s\u2019est faite dans cette zawiya. C\u2019est pour cela que je rencontre moins de difficult\u00e9s dans la vie, car j\u2019essaie toujours d\u2019appliquer ce que j\u2019apprends ici\u201d, confie-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 quelques centaines de m\u00e8tres de l\u00e0, le chantier de r\u00e9novation de la zawiya se poursuit dans le silence de la nuit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sa reconstruction, entam\u00e9e officiellement le 6 avril 2026, ouvre ainsi une nouvelle page de l\u2019histoire d\u2019un lieu de culte dont l\u2019\u00e9rection remonte au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En attendant que le nouvel \u00e9difice religieux retrouve sa superbe, la mosqu\u00e9e de la rue Mouss\u00e9 Diop assure la continuit\u00e9 des activit\u00e9s. Pour les fid\u00e8les, le lieu change, mais les rituels restent inchang\u00e9s : pri\u00e8res, apprentissages, r\u00e9citations liturgiques et fraternit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">BAB\/ABB\/BK &#8211; Par Bakary Badji<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dakar, (APS) \u2013 Les lieux changent, mais les habitudes restent les m\u00eames. La mosqu\u00e9e de la rue Mouss\u00e9 Diop, ex<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":77437,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[26],"tags":[],"class_list":["post-77436","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-fait-divers"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/77436","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=77436"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/77436\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":77438,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/77436\/revisions\/77438"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/77437"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=77436"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=77436"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/dekkbi.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=77436"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}